John Lennon que j’ai eu le malheur de ne jamais connaître m’affirma une nuit de rêverie indistincte : « Vous, vous avez Versailles, les châteaux de la Loire et la Romanée Conti. Nous, on a la pop ». C’est peut-être pour cette raison, le verbe anglais et la langue pop, que Marie-Flore a choisi d’avancer dans un format – expression malhabile mais juste – qui n’aurait pas été le sien si elle n’avait absorbé en son temps son contingent d’influences brit’ au rang desquelles figure Nick Drake.
Pour le vulgum, Genesis restera la bête atroce aux mains d’un Phil Collins imperator, peu scrupuleux de la geste artistique. Personne ne songerait à remettre en question cette vérité partielle et pourtant relativement injuste. Peu s’en souviennent mais durant les seventies, Genesis incarna aussi – et surtout – le fleuron de la scène progressive anglaise. Peut-être même le plus beau. Par son sens inné de la mélodie, sa poésie délicate et sa vision profondément ancrée d’une musique à la fois immédiate et inventive.