Interviews & reportages de Shebam


  • Lafayette n’engendre pas mélancolie

    par Adehoum Arbane le 13.09.2016 Sur un malentendu, on pourrait bien s’entendre avec Lafayette. Entendre par là que cette mélancolie française dont il a fait un single et qui s’apprête à rejoindre son premier album, n’est pas ce sentiment nauséabond rappelant les heures sombres de l’histoârrrrrre. La France rance, rime pauvre parce que facile, a peu de chose à voir avec la chanson de ce discret auteur-compositeur, élégant et poli – à l’image de sa musique – appelé aux plus hautes fonctions, à un destin français selon les coups de canon de la pop aujourd’hui en vigueur. 
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  • Useless Minds, l’esprit du rock était là

    par Adehoum Arbane le 20.10.2015 Ce soir, La Boule Noire a des airs de Cavern liverpuldienne. La foule qui est venue encourager Useless Minds – jeune formation de l’est Parisien –, lors de cette 17ème saison du Fallenfest, se compose d’un bataillon de fans, garçons, filles, toute une jeunesse prête à en découdre. Alors que les groupes se passent le relais, branchant leurs instruments, la pression monte d’un cran. Jusqu’à littéralement exploser lorsque débute le set. L’assistance s’enflamme. Et pour cause. Malgré quelques scories dues à l’inexpérience relative du groupe, les chansons sont là, les refrains aussi. 
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  • À vif, électrique : l’interview d’Aline

    par Adehoum Arbane le 19.10.2015 Entre Aline et moi, on peut le dire, c’est du sérieux. Notre relation dure depuis maintenant 3 ans. Je pense même présenter Aline à mes parents, avant les noces en grandes pompes, du genre Doc Martens richelieu bordeaux comme vous le verrez plus bas. Lorsque ma photographe et moi arrivons au Dunkerque, ce n’est pas la sous-préfecture du Nord qui nous appelle de ses vieux mais bien ce bar tout alangui sur une avenue Trudaine aussi passante que la bande. 
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  • Magma, dans le feu de la discussion

    par Adehoum Arbane le 12.01.2015 Vendredi 21 novembre. 18 heures. La nuit s’est depuis longtemps installée, bien confortablement. D’un pas décidé bien que relativement stressé par la tâche qui m’attend, je me dirige vers le Triton, petite salle indépendante en plein cœur des Lilas qui reçoit depuis maintenant quatorze ans le meilleur de la scène jazz et des musiques actuelles, dites aussi progressives. Dans la discrète rue du coq français qui abrite le club un homme marche devant moi, tête enfoncée, un sac de provisions dans la main. 
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  • Humble Avi

    par Adehoum Arbane le 01.12.2014 Une large ceinture de bitume, parcourue par un flot continu de voitures lancées à pleine vitesse, sépare de façon physique Paris des Lilas. Pas besoin de m’aventurer plus loin en terre inconnue, mon périple pédestre s’arrête tout net dans le confort standardisé d’un hôtel pour cadres en voyage d’affaires longeant le périphérique. D’ordinaire, je rencontre les artistes chez eux – enfin à leur label – ou parfois même, quand la confiance s’est installée, dans le calme vacarme d’un rade de quartier où quelques piliers refont le monde sur le tremplin légèrement humidifié du zinc duquel s’envolent les verres. 
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  • Alister, Schnock & rock en stock #1

    par Adehoum Arbane le 08.09.2014 « C’est au sujet d’Alister. Aussi dois-je soigner mes mots, mettre ma prose sous surveillance » pensai-je alors que je quittais l’antre de l’artiste-magnat de la presse-et grand ordonnateur de la pensée Schnock. L’air confiné du métro était aussi moite qu’à l’extérieur, tout juste était-il strié par les clignotements diffus de la lumière artificielle. Pendant cette heure de transport, bringuebalé mollement par le chauffeur de la ligne 10, je me repassais le film de cette entrevue longue comme un David Lean, riche comme un tir de répliques entre Blier et Ventura. 
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  • Alister, Schnock & rock en stock #2

    par Adehoum Arbane le 08.09.2014 Suite de l'interview-fleuve et Schnock d'Alister où il sera question des non influences majeures, des pépites exhumées des entrailles de l'Internet et bien plus encore... Si d'aventure vous avez l'audace d'aller jusqu'au bout. Et surtout de cliquer juste en dessous, là, sur "Lire". 
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  • Jolie rencontre avec De La Jolie Musique

    par Adehoum Arbane le 26.05.2014 Comme toujours, je suis en avance. 30 minutes pour être exact. Je prends mon mal en patience dans la douceur qu’exhale déjà mars, bien que la nuit soit tombée. Je suis devant le 44 de la rue Letellier. Comme le nom du commissaire incarné par Belmondo dans Peur sur la ville. J’en frissonne. Bientôt 20 heures. Un coup de fil à Laura, l’attachée de presse d’Erwann Corré, grand leader timide du collectif pop De La Jolie Musique. Elle me donne le signal tant attendu
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  • Metronomy, opération zénith 2

    par Adehoum Arbane le 05.05.2014 Abstraction faite de l’ennuyeuse première partie, du ballet incessant des pisseurs de bière, du plafond du Zénith faisant immédiatement songer à la base secrète du SPECTRE dans On ne vit que deux fois ; abstraction faite donc de ces quelques points de détail, Metronomy a délivré une performance de haute tenue. Et pas seulement pour les costumes de scène qu’arboraient les musiciens. Ce soir-là, le groupe tout de blanc vêtu nous a donné l’impression de rencontrer Saint Pierre au Paradis 
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  • Jimmy Hunt, chasseur de sons

    par Adehoum Arbane le 17.02.2014 Serions-nous passé en 2013 à côté d’un chef-d’œuvre ? Le seul peut-être ? Jimmy Hunt. Un chasseur. De sons. D’inspirations et au-delà. Originaire de Montréal, ce jeune singer-songwriter discret n’en demeure pas moins une personnalité singulière. Par son approche méticuleuse de la musique, sa voix, si différente - faite de feulements et de lueurs boréales -, par ses textes enfin à la fois précieux et cinglants. Auteur d’un premier album éponyme, on le retrouve après l’avoir longtemps cherché avec un deuxième opus abouti
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  • Interview dans la PEAU

    par Adehoum Arbane le 09.12.2013 Et si nous tenions notre Sufjan Stevens à nous ? Une figure musicale contemporaine qui aurait fait de ce dernier mot l’alpha et l’oméga de son écriture musicale. Prétention mise à part. Ce Sufjan-là s’appelle en réalité Perrine Faillet aka PEAU. Nom de scène à la fois lapidaire et incarné. Archipel, son deuxième opus, a discrètement atterri dans les bacs cet été, objet physique volant – planant même – encore mal identifié tant la richesse de l’ouvrage ne lasse pas de se révéler. 
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  • Marie-Flore, questions à la Dozen

    par Adehoum Arbane le 26.11.2013

    John Lennon que j’ai eu le malheur de ne jamais connaître m’affirma une nuit de rêverie indistincte : « Vous, vous avez Versailles, les châteaux de la Loire et la Romanée Conti. Nous, on a la pop ». C’est peut-être pour cette raison, le verbe anglais et la langue pop, que Marie-Flore a choisi d’avancer dans un format – expression malhabile mais juste – qui n’aurait pas été le sien si elle n’avait absorbé en son temps son contingent d’influences brit’ au rang desquelles figure Nick Drake. 


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  • The Besnard Lakes à la Flèche d’or

    par Adehoum Arbane le 25.06.2013 Ne mâchons pas nos mots. Les Besnard Lakes sont l’un des plus grands orchestres rock du moment. Détail primordial à ce stade : ils se trouvent être également l’une des toutes meilleures formations live. En ce mercredi 29 mai pluvieux – hésitant entre bain de soleil et toussotements de pluie - ils étaient venus présenter Until In Excess, Imperceptible UFO qui n’est certes pas leur album le plus significatif mais qui patiemment ajoute une pierre à l’édifice d’une œuvre à la fois mouvante et cohérente.
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  • Aline, premier baiser à l’Alhambra

    par Adehoum Arbane le 18.06.2013 Qu’on se le dise. Aline propose la musique – chantée en français – la plus excitante qui soit. Et ce dans un paysage hexagonal en pleine mue et qui fut longtemps freiné dans ses ardeurs créatives par les mammouths de la variété. Devenue enfin alternative, cette dernière s’est plongée corps et âme dans un véritable bain de jouvence pop. Le premier album des anciens Young Michelin ressuscités en Aline – acte salutaire s’il en est – ne se contente pas de loucher vers le passé – préférons le terme d’Histoire – mais se focalise sur ces trois minutes et quelques qui balisent les contours de la chanson pop depuis les quatre de Liverpool.
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  • Discussions with Stagecoach

    par Adehoum Arbane le 30.05.2013 Here, you can find the english version of Stagecoach's interview. Hope you'll enjoy it in the Shakespeare'tongue !
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  • Rencontre avec Stagecoach

    par Adehoum Arbane le 30.05.2013 Le saviez-vous ? Mais Stagecoach n’est autre que le titre anglais du célèbre film de John Huston, La chevauchée fantastique. Échappés d’une époque rêvée – d’aucuns diront un âge d’or – ces longs métrages avaient le don de proposer à l’œil neuf du spectateur action et émotion en cinémascope. De fusionner pour le meilleur, jamais le pire, intrigue haletante et noblesse des sentiments. Qu’on les apprécie dans le confort d’un salon feutré, à la télé, ou dans l’obscurité d’une salle de cinéma. Ce n’est peut-être pas pour cette raison – quoique, car elle semble si évidente – que Stagecoach, le groupe, a choisi en guise de patronyme cette illustre référence. Leur premier effort, Say Hi To The Band, condense tout ce que le pop raconte depuis maintenant quatre décennies avec comme ultime mise à jour tous les attributs de la modernité. S
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  • Un cramé nommé Daisy

    par Adehoum Arbane le 30.04.2013 Oui. Je dois le dire. Même l’avouer. J’ai trompé Caroline, mon dictaphone. Et de la plus haïssable des manières. J’ai trompé mon dictaphone avec Facebook, et plus précisément le module de chat en ligne. Snobisme 2.0 oblige. C’est dur, c’est lâche, c’est inélégant mais c’est ainsi. Mon petit appareil à qui je parlais comme l’agent Dale Cooper dans Twin Peaks doit s’y résoudre. Qu’il se rassure, l’infidélité n’a pas été vaine. J’ai ainsi passé plus d’heure en « compagnie » de Daisy Lambert, songwriter aussi facétieux que talentueux. Un homme d’un goût exquis, à l’humour classieux, parfois je-m’en-foutiste mais toujours courtois. Chose logique venant de celui qui trône noblement dans un superbe fauteuil en osier tout droit sorti de la péloche moite de l’Emmanuelle de Just Jaeckin. Pendant près de quatre vingt six minutes nous avons chaté à bâton rompu, avec distance - 465 km de câbles numériques – mais en cultivant une réelle intimité comme si...
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  • Rencard avec Aline

    par Adehoum Arbane le 26.02.2013 La nuit est tombée et avec elle le froid de l’hiver. Un seul bloc. Glacial. Piquant. Mon auxiliaire photographique – visage perdu dans son casque de flammèches brunes – et moi nous nous retrouvons à deux pas frigorifiés du Point Éphémère. L’édifice constitue une masse lourde, minérale et pourtant fondue dans l’obscurité. Tout juste l’œil perçoit-il quelques contours obliques et tranchants à la faveur d’un réverbère. Deux entrées théoriques s’offrent à nous et nous décidons alors de passer par la rue. Une main transie, recroquevillée, fait résonner la lourde porte de métal dont l’apparence effraie quelque peu. Elle donne l’impression d’ouvrir sur un claque, un gigantesque lieu de débauche pour clubbers affamés de nuit et d’extase. Bingo ? Non.
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  • Django Django au Trianon, live is life

    par Adehoum Arbane le 15.01.2013 Croyez-le ou non mais depuis que la critique rock constitue mon unique horizon, j’ai été amené à vivre – et ils sont trop rares – de grands, de très grands concerts. Découvrir Elvin Jones, Wayne Shorter ou encore Magma en « live » – et donc alive, vivant – modifie en profondeur votre perception de la musique qui trop souvent se limite au format du disque. La musique est ainsi un spectacle de plein air, même en vase clôt, un acte concret, spontané, une convulsion naturelle que les répétitions n’arrivent jamais vraiment à contrôler. Le passage éclair de Django Django au Trianon fut tout simplement la meilleure performance – et je pèse mes mots – à laquelle il m’ait été donnée d’assister.
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  • Chez Burgalat, label et la bête pop

    par Adehoum Arbane le 10.04.2012 Tricatel. L’enseigne, discrète, semble coincée entre deux immeubles. Très loin du côté « usine » à artistes. Ce n’est pas vraiment le genre de la maison. Maison, un joli mot définissant à merveille la petite entreprise que conduit Bertrand Burgalat dans un monde ne connaissant, hélas, que la crise. J’ai rendez-vous avec le maître des lieux.
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  • Charles-Baptiste à l’Européen, zone éros

    par Adehoum Arbane le 27.03.2012 Un récital de variété. La chose était nouvelle. Etre à l’affiche de l’Européen, une vraie salle ? Idem pour Charles-Baptiste, jeune érotomane de la chanson dite française lorgnant d’un œil goguenard sur la pop moderne à synthé, basse rondelette et grattes revêches qu’il s’emploie à traduire sur disque.
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  • Mina May vs The Pains Of Being Pure at Heart

    par Adehoum Arbane le 13.03.2012 L’hiver a pris le monde par surprise. Après des semaines d’automne indien. C’est la première pensée qui surgit alors que j’arrive devant la Maroquinerie. Bonnet enfoncé sur la tête façon producteur de Little Miss Sunshine au pays de Sundance, je dissèque au scalpel la petite foule compacte qui s’est agglutinée devant l’entrée. Les hipsters se massent non pas au sens kinésithérapique mais forment un seul et même corps en réponse au bloc de froid inflexible. A l’intérieur, tout est mouvant et indistinctement rouge sous les quelques spots cisaillant l’espace délicatement.
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  • Faites le mur, allez à Berlin

    par Adehoum Arbane le 20.12.2011 Iggy, Bowie, Lou Reed, jusqu’aux affreux U2. Tous ces artistes ont un jour convergé vers Berlin pour y puiser son incroyable énergie créative. Modeste mais sûr de mon coup, je me décidais enfin à marcher dans les pas de mes illustres prédécesseurs.







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  • Avec Metronomy, interview live on the beat

    par Adehoum Arbane le 26.07.2011 D’ordinaire, le tout un chacun côtoie les stars par l’entremise des réseaux sociaux, ces Facebook et autres Viadéo qui ont envahi notre quotidien. Véhicule artificiel de “rencontres” pour le moins virtuelles. Désincarnées donc. Sans jamais céder à cette mode un peu vaine, j’ai eu l’immense plaisir de rencontrer l’une des formations indie les plus en vue : je veux parler de Metronomy.
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  • Ian Hunter, road script

    par Adehoum Arbane le 29.06.2011 Habituellement, quand un rockeur prend la plume c’est pour écrire une chanson, voire une série de chansons qui constitueront ensuite un album, lequel album sera promis à un brillant avenir, étoile scintillant au firmament du rock. Ici, le cas s’avère différent. Inhabituel même. Chanteur leader de Mott The Hoople, mythique combo du début des années 70, Ian Hunter s’illustra dans un tout autre genre : la littérature rock.
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