
Mais où donc nous mènera cette foutue mondialisation ? Prenez le cas de Gotye (prononcez Gauthier). Pas vraiment Jean-Paul, le bonhomme. Pour tout dire, nous avons affaire à un australien né en Belgique, parlant couramment le japonais et surtout dépositaire d’une pop synthético-contemporaine chantée en anglais. Bigre ! On aurait pu croire à une blague. Belge. Non. L’homme, multi instrumentiste savant, bluffe son petit monde, hors des frontières balisées de son pays et plus globalement de la pop, avec un troisième album d’un foisonnement sans précédent.
Riche année 2011 ! Je songeais surtout à la musique et plus précisément au domaine du rock qui demeure ma seule compétence à ce jour et dont le triple A ne paraît aucunement menacé. Tout avait commencé mollement, puis l’actualité connut une accélération sans précédent. Peu de révolutions sur le plan musical, certes, mais quelque printemps arabe dans la relecture de l’idiome pop avec cette élégante riviera anglaise qui s’invita en France en longs ressacs synthétiques.
Au fond, si je suis nostalgique des années 60, ce n’est pas par conservatisme, encore moins par esprit réactionnaire encore que, par les temps qui courent, mieux vaut réagir que de se laisser enkyster par une paupérisation de la pensée plutôt mal venue. D’autant que je suis né bien après la bataille. Non. Je reste fidèle à ces années pop pour au moins deux raisons...
Iggy, Bowie, Lou Reed, jusqu’aux affreux U2. Tous ces artistes ont un jour convergé vers Berlin pour y puiser son incroyable énergie créative. Modeste mais sûr de mon coup, je me décidais enfin à marcher dans les pas de mes illustres prédécesseurs.
On entend habituellement par folk l’ensemble des musiques populaires traditionnelles. Ces chants prennent le plus souvent source dans les folklores de l’ancienne Europe, Irlande, Ecosse, Bretagne ; des confins obscurs en vérité ! Le folk n’a jamais pu se départir d’un certain mystère. Mais revenons à l’histoire. Alors que l’Angleterre se berce de traditions immémoriales, le folk vit en Amérique une salutaire incarnation. Sous la houlette des singer-songwriters, le genre prend alors des tonalités plus politiques : voici venu le temps des protest-songs.
Pour beaucoup d’amateurs de pop music, professionnels ou non, critiques ou simples fans, le seul mot Rock FM suffit à provoquer un ensemble de réactions allant, pour ne pas toutes les citer, de la poussée d’urticaire au dédain le plus complet. Le Rock FM c’est la compromission aux stations de radio où le formatage règne en maître absolu. Le Rock FM ou la version amenuisée, aseptisée d’un genre connu pour sa virilité extrême. Lui conférer de plus une dimension pop et le camouflet devient total. Et pourtant…
Pour évoquer la sortie très officielle et tant attendue de SMiLE des Beach Boys, tel qu’il fut pensé par Brian Wilson, petit génie cramé de la pop, j’aurais pu vous faire le coup de…
Loin des sinistres théories sur le club des 27, l’étoile Cubain brille aujourd’hui à nouveau de mille feux électriques. C’est une actualité relativement commerciale qui nous vaut ainsi cet élan d’optimisme. Pour célébrer dignement les 20 ans de Nevermind, incontestable classique de la formation à jeans troués de Seattle, sort un plantureux coffret nanti de titres remasterisés, de bonus tracks et autres joyeusetés du genre.
Francofolies. Un festival. Certes. Mais avant tout un mot valise qui pourrait s’appliquer à un nouveau courant musical fondé sur le principe de francophonie. Cette idée universelle qui fait battre le cœur de nombreux groupes, de Paris à Montréal. A Paris, donc, on trouve l’efficace Séverin dont L’amour triangulaire vient de sortir cette année. A Bordeaux, nous tombons sous le charme et sur le premier hit single de Pendentif dont nous avions déjà fait l’honneur d’une tribune. A Montréal, Le Couleur déboule avec son opus tricolore, Origami.




