A new disque in town


  • Daho et la psyché

    par Adehoum Arbane le 12.12.2017 Dans le célèbre conte de Charles Perrault, le Petit Poucet et ses frères sont abandonnés en forêt par des parents trop pauvres pour les nourrir. Au courant du terrible sort qui les attend, Poucet a l’intelligence de semer des cailloux qui permettront à la fratrie de retrouver son chemin. On peut reprendre cette symbolique à bon compte au sujet d’Etienne Daho qui nous revient, comme Poucet, avec un nouvel album, Blitz. Dès la première écoute, c’est peu dire que le registre psyché en bourdons de fuzz étonne quand on connaît son amour immodéré pour la belle pop solaire - le mot est certes réducteur, mais approprié ! 
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  • Kurt et Courtney pour se rencontrer

    par Adehoum Arbane le 24.10.2017 Courtney & Kurt, affiche crânement la pochette de l’album. Love & Cobain. Telle est l’image qui vient de surgir de façon fulgurante. Il fallait oser. Cependant loin du couple infernal dont les affres défrayèrent jadis la chronique, cette dernière consacre un nouveau duo, jeunes hérauts de la scène indé : Courtney Barnett et Kurt Vile. C’est une tradition du rock et de la pop, vieille comme le monde, mais qui n’en finit pas de se réinventer au fil des combinaisons. On connaissait Simon & Garfunkel, Sam & Dave, Sonny & Cher, Nancy & Lee. Plus pointus Hall & Oates, Delaney & Bonnie, Dillard & Clark...
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  • LCD, dream without a dream

    par Adehoum Arbane le 10.10.2017 V des Horrors est l’album que James Murphy – alias LCD Soundsystem – aurait dû écrire et sortir à la place de son rêve américain, joli mais trompeur. Les Horrors vivent leur ascension. Renouvèlement et audace sont leurs mamelles nourricières. Le groupe de Faris Badwan sera passé, en quelques années, de gentil combo garage goth au statut envié de formation contemporaine, rien de moins. Est-ce à dire que le leader de LCD demeure un novice dans l’art de mêler rock brut et expérimentations, que nenni. Cependant, à trajectoire quasi identique – période, nombre d’albums –, les Horreurs auront prouvé qu’un groupe aussi attendu soit-il...
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  • The Horrors, le V de la victoire

    par Adehoum Arbane le 10.10.2017 V des Horrors est l’album que James Murphy – alias LCD Soundsystem – aurait dû écrire et sortir à la place de son rêve américain, joli mais trompeur. Les Horrors vivent leur ascension. Renouvèlement et audace sont leurs mamelles nourricières. Le groupe de Faris Badwan sera passé, en quelques années, de gentil combo garage goth au statut envié de formation contemporaine, rien de moins. Est-ce à dire que le leader de LCD demeure un novice dans l’art de mêler rock brut et expérimentations, que nenni. Cependant, à trajectoire quasi identique – période, nombre d’albums –, les Horreurs auront prouvé qu’un groupe aussi attendu 
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  • Gardiens de la galaxie… pop

    par Adehoum Arbane le 03.10.2017 La bande originale n’a pas toujours eu – à tort – les honneurs de la presse. Peut-être parce que celle-ci devait durablement se diviser en deux catégories, pour paraphraser Eli Wallach dans Le bon, la brute et le truand. D’un côté, les musiques de film entièrement composées par des groupes ou des compositeurs attitrés (Pink Floyd, Ennio Morricone, John Williams, François de Roubaix pour ne citer qu’eux). De l’autres, les BO enchaînant les reprises des grands tubes de l’histoire du rock et de la pop. Concourant dans la seconde catégorie, Gardians of the Galaxy : Awsome Mix Vol. 2 s’en distingue cependant et ce, pour au moins deux... 
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  • The War On Drugs, trip rock

    par Adehoum Arbane le 26.09.2017 Décomplexé. La seule évocation de ce mot fait frémir. Et pourtant, The War On Drugs est bien l’un des rares groupes à assumer un rock décomplexé. De son temps, mais sans pour autant se laisser pervertir par les sirènes de l’esthétique. Est-ce à dire que son quatrième album, A Deeper Understanding, ne l’est pas, nous répondrons par un non franc et massif en guise de cri du cœur. De prime à bord dense, bloc de son immédiat, ce très beau disque s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. Surtout, jamais il ne cède aux tentations synthétiques bien qu’ajoutant à sa palette instrumentale claviers en tous genres. 
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  • Roger Waters, un homme en colère

    par Adehoum Arbane le 19.09.2017 On prétend souvent que le rock est mort, à raison. Trop d’argent, trop de cynisme, mais aussi et sans doute – ce qui était à craindre – une vie bien trop longue pour prétendre surprendre à nouveau. En 76, les punks sauvèrent les meubles. Dans les années 80, alors que le hip hop juvénile et crâneur débarquait, une certaine synthpop proposa – enfin – un discours neuf. Puis vinrent le grunge – Nirvana – et l’électro, qui était déjà pour cette dernière une autre histoire dans le sillon de la pop culture. Mais que reste-t-il de tout cela en 2017 ? Le rock c’était la colère, la sauvagerie, un désir d’abandon...
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  • Ariel Pink, white mishmash

    par Adehoum Arbane le 12.09.2017 Ariel Pink est le Frank Zappa des temps nouveaux. Un Brian Wilson synthétique. Un Kim Fowley produit par Quincy Jones. Ariel Pink est un derviche tourneur qui s’arrête tantôt sur l’un de ces modèles pour mieux l’explorer, le transcender. Aux yeux de ses détracteurs, c’est son fonds de commerce. Et sa corne d’abondance pour ses fans les plus ultras. Zappa, période Mothers of Invention, pour cet art si américain – voire californien – du crossover, du mishmash comme on dit en anglais. À l’image du célèbre moustachu qui mélange avec bonheur doo-wop, jazz et pop, Pink s’avère un véritable shaker à influences. 
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  • L’aventure Arcade Fire

    par Adehoum Arbane le 05.09.2017 Peu de groupes peuvent s’enorgueillir de voir leur discographie qualifiée d’aventure. L’aventure Pink Floyd, certes. Évidemment. Arcade Fire appartient depuis 2004 à cette catégorie restreinte. Pour avoir repoussé, disque après disque, les frontières étroites de sa propre histoire. Tout maintenant. Voilà bien un titre qui résonne comme une prophétie, mieux comme un second testament, un évangile. Le début de quelque chose d’autre. Cependant il semblerait que le liant n’ait pas réellement pris, le groupe n’ayant pas totalement réalisé sa mue mainstream telle que le promettait son précédent Long Player, Reflektor. 
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  • Miranda Lee Richards, variété us

    par Adehoum Arbane le 18.07.2017 Récemment sur une plateforme de téléchargement, le nouvel album de Miranda Lee Richards était présenté sous l’étiquette Dream Pop. Maladie des temps modernes qui consiste à mal nommer les choses, et donc à ajouter au malheur du monde. Car Existential Beast – cinquième album et œuvre éminemment charnelle – a si peu à voir avec les galettes abrasives auquel il est abusivement comparé. Seul peut-être On The Outside Of Heaven, avec ses synthés vaporeux, pourrait éventuellement prétendre au titre, mais il n’en est rien de la première à la dernière seconde. 
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  • Flotation Toy Warning, flottement de 13 ans

    par Adehoum Arbane le 04.07.2017 Ne dit-on pas « se faire attendre, c’est se faire désirer » ? Dans le cas de Flotation Toy Warning, le désir vire d’emblée à l’excitation priapique. Car il aura fallu patienter treize ans entre leur cultissime premier album, Bluffer's Guide To The Flight Deck, et son successeur, The Machine That Made Us. C’est peu dire que malgré les années, Paul Carter et sa bande font preuve d’une belle constance, retrouvant avec le goût de la composition ces mélodies alambiquées dont ils avaient le secret. 
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  • Peter von Poehl, Graal et grâce

    par Adehoum Arbane le 27.06.2017 Le Saint Graal, c’est la quête d’un objet mythique aux pouvoirs insoupçonnés et que l’on poursuit sans relâche, parfois sans y parvenir. On pourrait dire que Peter von Poehl a trouvé le Graal depuis maintenant onze ans et qu’il tente dès lors de l’entretenir, d’en perfectionner les lignes, de dilater de manière quasi infinie ses nombreuses facultés. Son Graal à lui c’est la pop. Il y a dans sa quête une dimension chevaleresque, et pour d’un héraut comme Peter von Poehl, le Moyen-Âge (d’or de la pop) ne serait aucunement un temps barbare – quelle idiotie de prétendre cela ! 
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  • Kevin Morby, diligente élégie

    par Adehoum Arbane le 13.06.2017 Il fut un temps, c’était alors l’âge d’or de la pop et du rock, où les groupes sortaient un album par an, parfois deux comme les Doors, le Jefferson Airplane ou encore Spirit – Creedence en sortit trois la seule année 69. Aujourd’hui, les temps ont changé où les artistes prennent souvent le temps, plus que de raison, avant de livrer une nouvelle création. Pas pour Kevin Morby qui depuis 2013 enchaîne les albums avec la régularité du métronome, sans s’étendre en palabre ou procrastination inutile. 
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  • Armanet, le cœur bien arrimé

    par Adehoum Arbane le 25.04.2017 Il y a un peu de Luis Buñuel chez Juliette Armanet. Dans ce désir, louable, de renouer avec l’âge d’or. Mais en évitant cependant la passion confite – parce que désincarnée – de la seule posture stylistique. L’âge d’or de Juliette Armanet est bien celui des sentiments. L’amour y est central, comme un arc décochant ses flèches joliment empoisonnées. Pourtant, ce sujet maint fois traité, quasi éculé, trouve ici son expression la plus aboutie. Juliette Armanet a pourtant choisi de le raconter sous son versant le moins flatteur : celui des passions défaites ou de la défaite des passions. 
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  • Fishbach, enfant terrible

    par Adehoum Arbane le 25.04.2017 Les enfants terribles chers à Cocteau ne sont pas si ingrats que cela. Fishbach, de son doux prénom Flora, en fait partie. Elle n’a pas choisi d’écrire – des chansons en l’occurrence – pour exorciser tel sentiment, bien que sa musique, sombre et rugueuse, en donne la trompeuse impression. Fishbach a restitué sur son premier album une musique proche de ce qu’elle écoutait étant petite. Et par là-même, elle a souhaité remercier ceux qui lui avaient fait découvrir cette même musique. Soit ses parents. 
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  • All If, copie non conforme

    par Adehoum Arbane le 18.04.2017 « Si à l’avenir on entend parler d’un faussaire de génie, alors nous penserons à vous » avait déclaré le jury au jeune artiste peintre en devenir, tout juste sorti de l’école. Phrase pas tout à fait imaginaire que des générations de professeurs auront dû prononcer devant le talent insolent de certains de leurs élèves. Surtout quand ces derniers dépassaient leurs maîtres comme on l’observait parfois dans les ateliers du Caravage ou de Ingres, appelés si justement écoles. Toutes ces considérations savantes s’appliquent bien évidemment à la musique, et qui plus est à la pop. 
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  • Father John Misty, batteur en brèche

    par Adehoum Arbane le 04.04.2017 Dans l’imaginaire rock, et plus précisément celui du groupe, chaque musicien occupe une place symbolique. Si le chanteur s’impose comme le leader naturel, le guitariste incarne lui le héros. Le claviériste, quand il est présent, apporte souvent la caution technique et musicale. Quant à la section rythmique, on retombe d’un cran : le bassiste par sa physionomie patibulaire est souvent le grand oublié de l’histoire, et le batteur, s’il n’est pas John Bonham ou Keith Moon, passe directement à la trappe. Dommage car il existe quelques cas historiques de batteurs ayant quitté leurs habits de frappeurs pour briller. 
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  • The Shins, a house is not a motel

    par Adehoum Arbane le 28.03.2017 Une maison de vacances où rien n’a bougé, où les souvenirs semblent avoir été coulés dans l’ambre du temps, pour l’éternité. Oui, les Shins sont notre maison de vacances à nous. Une fois retrouvée, on s’y sent bien, à son aise, comme chez soi. Mais à l’écoute du cinquième album, Heartworms, un sentiment particulier envahit l’auditeur. À peine entré, on découvre que tel meuble n’est plus à la place qu’il occupait précédemment, quand un autre aura tout bonnement été remplacé. Et la maison de reparaître sous nos yeux, mais de manière différente. 
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  • Alexia Gredy, évanescent paradis

    par Adehoum Arbane le 21.03.2017 C’est stupide, mais ce sont souvent les mauvaises images qui nous viennent à l’esprit lorsque l’on se plonge dans la pop au féminin. Françoise Hardy nous laissant un message personnel, Adjani dans son joli pull marine au fond d’une piscine ou encore les fautes de prononciations et d’accords, en vérité charmantes, de Jane Birkin. Avant de découvrir la musique d’Alexia Gredy, il convient d’abord de fermer les yeux. Puis d’ouvrir grand son cœur, enfin son esprit. On pense alors étrangement à un homme, Michel Lang qui filma ces amours adolescentes auxquelles la jeune artiste fait ici involontairement allusion. 
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  • Les marchands de Temples

    par Adehoum Arbane le 14.03.2017 On nous chante à longueur d’antenne que l’Industrie est morte, que la Moselle sombre, que la Lorraine ne vaut guère mieux. Certes, le chômage de masse est là qui en atteste. Mais soyons sérieux, comment affirmer une telle sottise alors que le dernier né de Temples est une usine à tubes ! Volcano grondait déjà, lorsque le groupe avait décidé de jeter en pâture à l’Internet tout ébaubi son monstrueux single Strange or Be Forgotten. C’était sans savoir que le reste, c’est-à-dire les onze morceaux qui le précédaient, était à l’avenant ! 
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  • La poésie, les yeux Klô

    par Adehoum Arbane le 14.02.2017 Jacques Prévert est l’un de nos poètes les plus populaires dont le langage, à la fois familier et visuel, fascine encore aujourd’hui. Nombre de ses œuvres ont été mises en chansons, c’est donc tout naturellement qu’un pont imaginaire vient se jeter entre l’auteur de Paroles et la chanteuse et compositrice Klô Pelgag. À l’écoute de son deuxième album, L’étoile Thoracique, la filiation semble évidente. La pochette, merveilleusement dessinée, onirique à souhait, constitue un premier indice menant à l’inventaire qui se trouve bien évidemment dans les treize chansons de Chloé Pelletier-Gagnon...
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  • Foxygen, la corde du pendu ?

    par Adehoum Arbane le 31.01.2017 Le progressisme n’en est pas à une imposture près. Alors qu’il claironne à qui veut bien l’entendre – et le croire – que du passé il faut faire table rase, il ne tolère – pour ne pas dire révère – rien tant que l’esprit vintage. La musique pop semble traverser la même crise identitaire qui la voit vasouiller dans des postures schizophréniques, jadis impossibles à envisager. Non pas faire du neuf avec du vieux mais arriver faire passer le vieux pour quelque chose de neuf, de moderne, pire de révolutionnaire. 
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  • The Monkees, not too old for rock’n’roll

    par Adehoum Arbane le 17.01.2017 Les Monkees, ce phénomène médiatique avant l’heure. Les Monkees, premiers héros de la télé-réalité. Groupe né d’abord au travers d’un show qui lui fut entièrement dédié, puis, enfin sur disques.  Pour autant jamais le combo n’exista d’un point de vue purement discographique, cantonné à quelques – superbes – singles et autres albums concepts toujours reliés à des formats filmés. Et ce bien qu’il constituât la réponse américaine aux Beatles. Cinquante après leurs premiers succès, deux décennies après la précédente livraison, les Monkees reviennent avec un nouvel album. 
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  • Top 2016 : Brexit pop

    par Adehoum Arbane le 10.01.2017 Ce serait sans doute une boutade si la chose n’était entendue, réelle. L’alignement des astres en cette année 2016 a rapproché deux événements, symboliquement parlant. Le Brexit d’un côté, la vague Trump de l’autre. Un schisme entre deux pays, deux puissances, et qui ne se révèle pas seulement politique. Mais aussi musical. Dans le grand match US versus UK, il semblerait que nos amis britanniques aient dévissé, pour s’écrouler. Dans le contingent des sorties musicales pop et rock, et les meilleures, l’Angleterre accuse le coup. À la traine, au tapis même. 
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  • Top 2016 : très France, pas rance

    par Adehoum Arbane le 10.01.2017 Alors que sonne le refrain de La mélancolie française, la production hexagonale très paradoxalement ne s’est jamais aussi bien portée. Bien qu’un belge et un canadien se soient immiscés dans ce classement, le reste renvoie à la promesse du made in France, une réalité plus que flatteuse. En vérité, la tendance ne date pas d’hier et n’est pas prête de s’arrêter aux dernières heures de l’année 2016, pourtant peu avare en RIP. N’en déplaise aux pessimistes comme aux zélateurs d’un sans-frontiérisme falot, la production pop d’ici n’est pas perdu son rang
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