Shebam de Alice Cooper à Zappa


  • Band à part

    par Adehoum Arbane le 22.09.2020 Né en littérature, le mythe de l’antihéros appartient désormais au Cinéma. Et prend des formes différentes selon les genres. C’est la figure taciturne et ombrageuse du manchot incarné par Clint Eastwood dans la Trilogie du Dollar. C’est aussi le personnage de Han Solo, mercenaire et gentil voyou au début de la saga qui se mue en généralissime galactique au tout dernier acte. C’est enfin Snake Plissken dans New York 1997, œil lepénisé, magnifiquement incarné par Kurt Russell. L’antihéros existe aussi dans la mythologie rock. C’est Ray Davies des Kinks qui semble n’avoir cure des modes et du succès...
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  • Souviens-toi, Barbara…

    par Adehoum Arbane le 15.09.2020 On oublie souvent de le dire : ce qui fit la magie de Hatfield & The North et de son avatar heureux, National Health – super groupes de Canterbury –, ne tient pas tant au fameux son d’orgue fuzz, généré ici par Dave Stewart. Ni à la virtuosité sinueuse et délicate de la guitare de Phil Miller. Ou à l’agilité fracassante du batteur Pip Pyle, l’autre percussionniste de génie à ranger à côté de Robert Wyatt. Ou à la folle inventivité d’un John Greaves. Sans parler de la basse, noueuse comme un lierre grimpant, de Richard Sinclair, excellent chanteur qui plus est. Ce qui rend ces quelques disques si précieux pourrait tenir à cet art...
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  • Lemon Twigs, all the young dudes

    par Adehoum Arbane le 07.09.2020 Même en 2020, l’Amérique demeure une Nation jeune. Et ce, malgré les vieux dirigeants qui prétendent la diriger. Deux-cent quarante-quatre ans, c’est beaucoup et peu à la fois. Voilà pourquoi les américains n’ont aucun mal à revisiter leur Histoire, contrairement aux injonctions contemporaines qui n’ont de cesse de réécrire le passé, quand celui-ci n’est pas tout bonnement censuré. En témoigne le succès du western au cinéma dont les multiples incarnations peuplent nos écrans, petits et grands. Cette salutaire survivance peut être vue comme une réponse fière, tête haute...
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  • Agitation Free, jam, jam pas ?

    par Adehoum Arbane le 01.09.2020

    « We're jammin'. I want to jam it with you. We're jammin', we're jammin'. And I hope you like jammin' too » chantait-il d’une voix indolente, belle d’abandon, dans un élan étiré. La jam, ce terrible avatar des années 70, ne signifiait pas seulement confiture comme le croyait Paul Weller. À la toute fin des sixties, il était de coutume de voir des artistes jammer après un concert. Ce rituel renvoyait à un imaginaire de franche camaraderie, à la fois viril et décontracté. Puis, la jam quitta la scène pour être transposée sur disque. Hendrix en fut un des précurseurs avec Voodoo Chile (Electric Ladyland)...


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  • Neighb'rhood Childr'n, enfants terribles

    par Adehoum Arbane le 25.08.2020 « Là où Attila a passé, l’herbe ne repousse plus. » Adage antique mais qui a aujourd’hui encore valeur d’avertissement. Qu’il s’agisse de chef de guerre, d’homme d’état à la blonde houppette, l’Histoire n’est pas avare de ces figures à poigne qui bien souvent pratiquèrent la politique de la terre brûlée. La pop qui n’aura connu que des trajectoires inspirantes n’échappe cependant pas à cette funeste réalité. Un groupe issu de la scène de San Francisco témoigne de cette volonté de tout saccager en même temps qu’il explore de nouveaux territoires musicaux. Non, pas que les Neighb'rhood Childr'n, puisqu’il s’agit...
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  • Tommytruant

    par Adehoum Arbane le 28.07.2020 Arriver à un certain niveau de connaissance amène souvent le spécialiste, au contraire du profane, à considérer un art de manière fragmentée, en préférant le particulier au général. Il en bien évidemment ainsi avec la pop musique. Les Beatles qui font l’unanimité sont souvent l’objet d’une bataille critique avec ses forces en puissance, ses camps : ceux qui vont vénérer leur début où le rock juvénile, la fraîcheur des mélodies et de l’interprétation primaient quand d’autre vont défendre mordicus la période dite psychédélique – avec à l’intérieur un schisme entre les pré et les post-Sgt. Pepper’s. On ne parlera pas du feu...
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  • The Fish rising ?

    par Adehoum Arbane le 21.07.2020 Le chef-d’œuvre indépassable. La phrase claque comme l’étendard états-unien. L’expression n’est pas aussi innocente qu’elle n’y parait. Elle dit autre chose : qu’il est parfois impossible de réitérer un premier exploit, surtout quelques années après, quand l’inspiration fraîche des débuts s’est alors fanée. Country Joe & The Fish a eu l’audace – on pèsera le mot – voire même l’outrecuidance d’écrire et d’enregistrement consécutivement deux chefs-d’œuvre en cette féconde année 67 où le Summer Of Love battait son plein, avec le psychédélisme acide comme porte-voix. Geste artistique sans commune mesure et qui devait en même temps...
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  • Logan Ledger, sirènes du passé ?

    par Adehoum Arbane le 14.07.2020 Ce qui est bien, voire pratique, avec la Country, c’est qu’elle sonnera toujours de la même manière. Que l’on remonte le long fleuve du temps jusqu’au XIXème siècle, ou que l’on s’arrête avant, dans les années 1920, 1950 – avec l’apparition de la pedal steel guitar –, ou même en 1968 lorsque les Byrds gravent Sweetheart Of The Rodeo, rien n’y change. Constat identique pour le jazz, quoique le genre aura tout de même connu de nombreuses révolutions : passer du style Big Bands – ou Brass Bands –, au Bebop, Hard Bop, jazz modal et à la fusion ne fut pas une mince affaire.
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  • Faith to Faces

    par Adehoum Arbane le 07.07.2020 Nous sommes des millions à connaître par cœur les mots célèbres de maître Yoda adressés au jeune Luke au sujet de la force : « La vie l'a créée, l'a faite grandir. Son énergie nous entoure et nous relie. Nous sommes des êtres illuminés, pas une simple matière brute. » On pourrait aisément transposer le concept de Force à celui d’esprit, une forme de sensibilité cachée sous la matière brute de la musique rock. Surtout en ce début de décennie 70 qui assiste, médusé, après la séparation des Beatles, à l’explosion des Led Zep, Deep Purple et autres Black Sabbath dans un torrent de décibels. C'est aussi le temps de l'emphase...
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  • Face au cauchemar de 69, Paul Revere

    par Adehoum Arbane le 30.06.2020 L’accord majeur est parfois délaissé au profit du mineur. Qu’elle en est la raison ? Le mode mineur témoigne d’un attrait pour la mélancolie et les artistes qui l’adoptent déclenchent systématiquement – mais très paradoxalement – des torrents d’empathie. Le mode majeur quant à lui incarne la joie, une certaine candeur – pour ne pas dire naïveté – qui le cantonne dans un registre, entre niaiserie et facilité. Ainsi, des petits malins se sont attaqué à Stairway To Heaven, réenregistrant ce classique ataraxique en majeur et diffusant la vidéo de leur méfait sur Youtube. Le résultat, fort logiquement catastrophique...
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  • Pentangle, vieilles branches

    par Adehoum Arbane le 23.06.2020 Si nous devions donner un conseil de lecture à nos chères têtes blondes, pas tout à fait adolescentes, nous les pousserions une main sur l’épaule vers Jules Vernes, Roald Dahl, Tolkien bien sûr, mais aussi Chrétien de Troyes et la littérature arthurienne dont il fut le fondateur. Et comme bande-son de ces folles aventures, entre héroïsme et amour courtois, nous aurions tendance à leur associer très naturellement la musique de Pentangle. Cette formation anglaise prend source dans les circuits folk et jazz londoniens. Bert Jansch et John Renbourn ont déjà roulé leur bosse ensemble. Leurs jeux de guitare, bien que différents...
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  • KAK, tempête du désert

    par Adehoum Arbane le 16.06.2020 Avec le temps le rock s’est diversifié en scènes, chapelles et autres sous-genres. Parmi eux, le Stoner Rock appelé aussi Desert Rock. Popularisé au cours des nineties par quelques groupes bruitistes, dont des formations emblématiques comme Kyuss qui deviendra Queen Of The Stone Age, cette musique prend sa source du côté de Joshua Tree. Cette région bien connue des amateurs de pop – on ne songe pas tant à U2 mais à Gram Parsons qui succombera d’une overdose dans ses immenses solitudes – aura fait naître des hymnes hypnotiques et lourds, toujours mélodiques et empruntant à un certain psychédélisme d’antan...
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  • La Qualité Françoise !

    par Adehoum Arbane le 08.06.2020 Le made in France ou Qualité Française effectue de nos jours un formidable retour en force ! Qui d’un politique, hier en marinière, sortant son miel ; qui de jeunes startupeurs lançant fièrement leur slip sur le marché, au sens propre comme au figuré ; qui d’un sweat clamant son cocorico national de ses mailles noués et liés à son pays. S’agissant de la musique pop, il y eut bien entendu la French Touch, incarnée par quelques formations universalistes telles Daft Punk, Air, Justice ou Phœnix pour ne citer qu’elles. Mais un malentendu a toujours plané au sujet du rock français et plus globalement de la pop...
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  • Just A Girl Called Eddy ?

    par Adehoum Arbane le 02.06.2020 Des avis tranchés, sans retour possible. Ainsi va notre monde contemporain, toujours (trop) sûr de lui. Qui plus est lorsqu’il affirme ses poncifs sur les réseaux sociaux. Il n’est nullement question d’assumer fièrement une absence d’ossature intellectuelle, politique, spirituelle ou artistique. Mais les choses sont en vérité plus complexes. Il y a la vie des idées, des idéologies mêmes – pour ne pas dire des totems – qui passent et restent gravées dans le marbre de nos conventions. On ne peut s’y soustraite sans être accusé de traitrise, sans être illico presto voué aux gémonies. Ce sont des principes intangibles, inviolables.
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  • The Wall of Patrick

    par Adehoum Arbane le 26.05.2020 Malgré la déferlante punk qui s’abat d’un coup sur l’Occident – de la Perfide Albion à la grosse pomme –, The Wall des Pink Floyd et Breakfast In America de Supertramp, deux albums sous stéroïdes, constituent les deux plus gros succès de l’année 1979. Mais c’est sans doute le premier qui demeure le plus massif par son ambition démesurée, œuvre fleuve d’une époque à venir et dont la figure la plus inquiétante et pas moins fascinante ne fut pas le Président Reagan. Ni le jeune et fougueux Donald Trump. Ce n’est pas d’eux dont nous voulons vous parler. Non. Prenons le temps de nous plonger à l'intérieur de cet album...
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  • GospelbeacH, art total

    par Adehoum Arbane le 19.05.2020 « Le rock, c’est ce qui englobe tout sauf Wagner » disait Pierre Desproges. Malgré son ironie mordante – l’humoriste fustigeait en fait les décérébrés aphones bramant sur des mots qu’ils ne comprennent pas –, la phrase mérite qu’on s’y arrête un moment. Le rock est-il, tout comme la pop, une appellation générique sous laquelle on viendrait ranger différents sous-genres ou un terme idiosyncratique, vivant indépendamment d’autres genres, pour le coup, eux aussi autonomes ? Les récentes évolutions musicales, et donc culturelles, nous inciteraient à retenir la deuxième option. Et pourtant, le rock américain n'en a cure.
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  • Charles-Baptiste, l’après

    par Adehoum Arbane le 12.05.2020 Rien ne sera plus comme avant. Le confinement aura donc eu raison de l’ancien monde, laissant déjà poindre l’après, à inventer bien évidemment. C’est peu de dire que cette éventualité fascine autant qu’elle effraie. Changer de monde, c’était la promesse de nos grands oncles hippies, des Dylan, des Beatles. Leur utopie s’était fracassée contre le mur des réalités. Et les seventies avait remis tout ce petit monde à sa place, y ajoutant son lot d’horreur guerrier et de cynisme politique. Alors qu’aujourd’hui, nos sociétés sont arrivées à un niveau jamais égalé de développement et de sophistication, l’idée de tout balancer...
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  • The Secret Sisters, secret bien gardé

    par Adehoum Arbane le 05.05.2020 « Pour moi, la pire image du rock, c’est les groupes d’aujourd’hui qui s’habillent en Kooples ». Voilà ce qu’affirmait le réalisateur Bertrand Bonello dans une récente interview pour Rock&Folk. La posture, c’est le pire danger guettant le monde de la pop. Constat identique lorsque la musique fait la course à la hype, quand elle se borne à capter, non pas l’essence, mais l’air du temps sans se prélasser dans la source de l’authenticité. Ainsi, un fin observateur a dit du Band que leur musique n’était pas plus à la mode aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque. Les Secret Sisters semblent avoir...
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  • Édith Nylon, avorton ?

    par Adehoum Arbane le 28.04.2020 Les vaches sacrées sont devenues hélas inattaquables (mais devraient l’être cependant). Certaines ont acquis ce statut de haute lutte quand d’autres en ont hérité à la faveur d’un événement tragique. Accident mortel, suicide façon grand cirque rock’n’roll, overdose dans une chambre d’hôtel, ou en huis-clos, moins théâtral et plus humain. C’est le cas de Ian Curtis, qui a sans le vouloir propulsé illico son mythe dans les Olympes de la Légende pop, au-delà des qualités intrinsèques des deux disques de son groupe, Joy Division. Le totem est tel que plus personne n’a prétendu lui faire, si l’on ose dire, de l'ombre...
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  • Camel top

    par Adehoum Arbane le 21.04.2020 Une pochette d’album digne de ce nom, lorsqu’elle fait plus qu’exhiber les bobines du groupe, renseigne toujours sur son contenu. Prenons quelques exemples. Celle de In The Court Of The Crimson King, bien que dépourvu de titre – le nom du groupe n’y figure même pas –, s’annonce bel et bien comme l’évidente promesse d’un contenu musical sous la forme d’un cri. Third de Soft Machine, sous son habillage de kraft, privé ainsi de chair et d’affect, rappelle bien aux initiés comme aux profanes que le groupe, inflexible, évolue à marche forcée vers une musique (presque) entièrement instrumentale, au grand dam de Wyatt. 
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  • Rough Machine

    par Adehoum Arbane le 14.04.2020 En brocante, tomber sur un vinyle d’occasion en parfait état – pochette comme disque – ne signifie qu’une chose. L’œuvre n’a pas été beaucoup écoutée. Ainsi, on peut en déduire qu’un vinyle en très mauvais état est un authentique chef-d’œuvre. De ceux que ses propriétaires successifs ont éprouvé, voire malmené. Cette règle est le pendant de celle qui a fait de Dark Side Of The Moon le disque idéal pour tester sa chaîne HI-FI. S’agissant du troisième album de Soft Machine, ce dernier nous le rend bien. Par-delà les sillons abîmés, c’est un cri qui se libère et surgit face à nous, tel un Dick Turpin sonique. 
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  • Weller outragé, martyrisé, Weller libéré !

    par Adehoum Arbane le 07.04.2020 La biographie, surtout dans le domaine du rock où le moindre guitar hero est sanctifié, rime bien souvent avec hagiographie. Et pour cause, nombreuses sont les bios à être purement et simplement des livres de fans. Le fan, cette engeance maudite qui, avec sincérité et sans la moindre complaisance, arrivera à transformer cet exercice honnête en déferlement lacrymal à tendance énamourée, la pire au fond. Fort heureusement, certaines productions échappent à ces travers, mieux elles font l’objet d’un travail critique minutieux avec, en ligne de mire, le souci de l’analyse musicale...
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  • Incredible String Bob

    par Adehoum Arbane le 31.03.2020 Si ce couillon de Dylan avait pris le tournant du psychédélisme, qu’aurait-il donné sur disque ? Cette question cruciale restera à jamais sans réponse. Ce n’est pas tant que nous regrettons cet enchaînement magique que constituent Bringing It All Back Home/ Highway 61 Revisited/Blonde on Blonde qui est un peu l’équivalent américain de la suite Rubber Soul/Revolver/Sgt Pepper’s, mais en folk. Mais quelles raisons objectives, en dehors du simple effet de mode, l’ont conduit à faire ce virage, si l’on ose dire, rigoriste des années 67-69 ? Rappelons que le 29 juillet 1966, Dylan est victime d’un accident de moto.
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  • Courtney, débranche, débranche !

    par Adehoum Arbane le 24.03.2020 Le merchandising, ce grand merchand loup ! Bienvenue dans l’industrie des produits dérivés qui semble avoir gagné le monde feutré et respectable du rock. Et il y a de quoi trembler ! Rendez-vous compte, en plus des rééditions, des coffrets collectors, des lives pirates ou officiels, des t-shirts, des tote bags, on trouve l’unplugged, figure quasi imposée depuis Nirvana. On s’en souvient, ça passait sur MTV et la prestation était même sortie en disque. Avant eux, Bon Jovi et Clapton avaient assuré le coup, surtout Clapton avec une version à nu de Layla qui avait eu le mérite de faire...
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  • Mayall, l’abbé

    par Adehoum Arbane le 17.03.2020 Il y a deux types de psychédélisme. L’authentique, le philosophique, voire le mystique. C’est un psychédélisme de quête, de dépassement de soi, un psyché de l’introspection et parfois même de l’oubli. Le deuxième est résolument opportuniste. C’est un psychédélisme de façade ou d’apparat, peu importe. Au mieux brille-il, au pire sonne-t-il creux. C’est avant tout un psychédélisme de fonds de commerce. Difficile de situer les uns et les autres dans telle ou telle catégorie sans tomber dans le procès inquisitorial. Malgré sa pochette 100% lysergique – le lettrage, les photos superposées comme pour le Piper...
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