Shebam de Alice Cooper à Zappa


  • Incredible String Bob

    par Adehoum Arbane le 31.03.2020 Si ce couillon de Dylan avait pris le tournant du psychédélisme, qu’aurait-il donné sur disque ? Cette question cruciale restera à jamais sans réponse. Ce n’est pas tant que nous regrettons cet enchaînement magique que constituent Bringing It All Back Home/ Highway 61 Revisited/Blonde on Blonde qui est un peu l’équivalent américain de la suite Rubber Soul/Revolver/Sgt Pepper’s, mais en folk. Mais quelles raisons objectives, en dehors du simple effet de mode, l’ont conduit à faire ce virage, si l’on ose dire, rigoriste des années 67-69 ? Rappelons que le 29 juillet 1966, Dylan est victime d’un accident de moto.
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  • Courtney, débranche, débranche !

    par Adehoum Arbane le 24.03.2020 Le merchandising, ce grand merchand loup ! Bienvenue dans l’industrie des produits dérivés qui semble avoir gagné le monde feutré et respectable du rock. Et il y a de quoi trembler ! Rendez-vous compte, en plus des rééditions, des coffrets collectors, des lives pirates ou officiels, des t-shirts, des tote bags, on trouve l’unplugged, figure quasi imposée depuis Nirvana. On s’en souvient, ça passait sur MTV et la prestation était même sortie en disque. Avant eux, Bon Jovi et Clapton avaient assuré le coup, surtout Clapton avec une version à nu de Layla qui avait eu le mérite de faire...
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  • Mayall, l’abbé

    par Adehoum Arbane le 17.03.2020 Il y a deux types de psychédélisme. L’authentique, le philosophique, voire le mystique. C’est un psychédélisme de quête, de dépassement de soi, un psyché de l’introspection et parfois même de l’oubli. Le deuxième est résolument opportuniste. C’est un psychédélisme de façade ou d’apparat, peu importe. Au mieux brille-il, au pire sonne-t-il creux. C’est avant tout un psychédélisme de fonds de commerce. Difficile de situer les uns et les autres dans telle ou telle catégorie sans tomber dans le procès inquisitorial. Malgré sa pochette 100% lysergique – le lettrage, les photos superposées comme pour le Piper...
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  • Free your body !

    par Adehoum Arbane le 10.03.2020 Une main de fer dans un gant de velours. Telles sont les seventies lorsqu’elles démarrent dans un flamboiement heavy. Sous leurs capes de hippies glabres, Ian Gillian de Deep Purple et Robert Plant au sein – !!! – de Led Zep cachent de beaux diables s’époumonant alors dans les stades, nouvelle dimension de l’Entertainment conforme à leur stature. Au sens propre comme au figuré, Free s’est libéré de ces nouveaux diktats pour incarner l’exacte figure opposée : le velours sous le fer. Le quatuor a même déjoué l’idée fausse selon laquelle le rock serait viriliste. Bien qu'incarnées majoritairement...
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  • Cotten Club

    par Adehoum Arbane le 03.03.2020 On n’a de cesse de demander à la pop de se réinventer et c’est là son unique défi d’une décennie à l’autre. Chaque époque a été ainsi portée par une révolution. Les 60s assurent brillamment le relai entre l’ère brève mais intense du 45t et celle plus conceptuelle du 33t comme objet pop à part entière ; les 70s accouchent du Hard, du Glam, du Prog puis du Punk ; les années 80 inventent et popularisent la Synthpop, l’Indie Rock mais aussi le Hip-Hop ; les années 90 offrent dans un maelström déroutant Électro, Britpop et Grunge. Et les années 2000 ? C'est avant tout l'explosion d'Internet qui rend ce legs...
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  • Temptations, Black Painters

    par Adehoum Arbane le 25.02.2020 La représentation des Black Panthers au cinéma est sans appel. Éructifs, violents, grossiers – du Fuck en veux-tu en voilà – et querelleurs. De Forrest Gump à BlacKkKlansman, rien n’y fait. Certes la cause qu’ils défendirent méritait un engagement plein et entier. Mais l’histoire populaire aura retenu leur tropisme belliqueux. Qu’en dit la musique de l’époque ? La soul qui déferle alors sur les ondes au début des années 60 – et qui produira de glorieux avatars dont le funk – a toujours fait dans le velours. D’ailleurs à ses débuts, la dimension politique est inexistante. Cette dernière apparaîtra néanmoins à la toute fin de la décennie
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  • Caravan, bataille de Waterloo

    par Adehoum Arbane le 18.02.2020 Toujours nous sommes sommés de choisir notre camp. Gauche ou Droite. Progressistes ou Populistes. Blondes ou brunes. Beatles ou Stones. Immédiateté ou avant-garde. Punk ou Prog. Comme tout cela est vain. Futile. Idiot. Cette injonction va par ailleurs dans le sens de la vieille querelle qui vaut au rock progressif d’être qualifié encore à ce jour de pompier, maniéré, boursoufflé. Reproche qui n’est pas totalement infondé lorsqu’on observe certains groupes, et qui plus est dans ces dernières années où le genre commençait sa lente agonie – avant de renaître la décennie suivante sous l’impulsion de formations nouvelles.
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  • Mondial Pokett, en exclu mondiale !

    par Adehoum Arbane le 11.02.2020 Pour beaucoup de gens, y compris ceux qui les connurent de très près, les années 80 ont souvent été synonymes de hardcore. Pas le genre. Mais bien l’adjectif. Il s’agit d’un malentendu longtemps entretenu par les années Top 50 en France, MTV aux États-Unis. Si l’on choisit de faire l’impasse sur le tout-venant des tubes eighties – et encore on trouve quelques perles mainstream –, il convient de s’arrêter sur l’essence même ce que les exégètes appelèrent synthpop, fille légitime du post-punk et du krautrock, entre autres. Gilles et Dominique François ne sont pas nés du côté de Londres...
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  • Fanny ardentes et nous

    par Adehoum Arbane le 04.02.2020 On vous dit Fanny et vous pensez fort naturellement à la femme du boulanger. On mentionne Fanny Hill et vous songez tout aussi promptement au célèbre roman anglais du XVIIIème siècle mettant en scène une fille de joie repentie. À chaque fois, des portraits de femmes bien campés. Le prénom de Fanny a connu un tout autre destin, celui de l’une des premières formations rock entièrement féminines. Ce qui les rend incroyables, voire incomparables c’est l’aplomb avec lequel elles ont coché toutes les cases de la singularité et de la réussite, au sens libéral du terme, en restant plus insondables que jamais... 
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  • MGMT, un nouvel album cet après-midi ?

    par Adehoum Arbane le 28.01.2020 La fin d’une décennie est souvent l’occasion d’un bref regard en arrière, afin de juger de ce qui fut accompli et ce que l’horizon étendu nous réserve. Surtout dans le domaine de la musique et plus précisément celui de la pop. Inutile à ce propos de se compromettre dans l’exercice risqué des meilleurs groupes et disques des dix dernières années. La tâche, herculéenne, serait vaine. En revanche, on peut largement affirmer qu’un groupe né dans la décennie précédente – en 2002 puis discographiquement en 2007 – aura marqué la pop de son empreinte. Il s’agit du duo poupin de MGMT.
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  • Alex Rossi, tempus fugit

    par Adehoum Arbane le 21.01.2020

    Demain est une autre nuit n’est peut-être pas une ode aux clubbers comme on serait tenté de le croire. C’est plus une variation sur le temps qui passe (et qui reste ?) ; la nuit y est vue comme la fin de toutes choses. Son créateur, Alex Rossi, est un artiste qui navigue dans nos scopes depuis bien longtemps, un peu comme un camarade que l’on fréquente sans vraiment bien le connaître. Il sort paradoxalement ce premier album après tant d’années passées à le concevoir, le peaufiner. Du coup, ce hasard-là nous raconte une autre histoire. Celle du temps nous l’avons dit mais dans toutes...


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  • Heavy mettable

    par Adehoum Arbane le 14.01.2020 On a souvent tort de céder aux messages publicitaires. Non parce qu’ils sont mensongers mais par trop réducteurs. Ce qui prévaut pour une voiture ou de la lessive a malheureusement fonctionné pour le Heavy Métal souvent moqué, genre anciennement appelé Hard Rock dont le préfixe sera décliné à toutes les sauces – pour exemple le Hardcore, lui-même devenu une insulte snob. Contre toute attente, le Hard aura déjoué les interprétations les plus lacunaires. Non pas en raison de sa popularité ou de l’indéfectible fidélité de ses multiples fans, réunis en différentes chapelles. Le Hard Rock aura été noblement porté tel un...
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  • 2019, que du neuf !

    par Adehoum Arbane le 07.01.2020 Les tops annuels, c’est bien. Mais les tops anachroniques, c’est mieux. Mieux comme avant, au fond. Acceptons de bifurquer hors des sentiers battus des sorties de la pop contemporaine. Et laissons-nous avoir par le simple hasard. Ainsi, d’un clic à l’autre, il nous arrive chaque jour de découvrir un groupe inconnu ou, bien plus rare, l’album inconnu d’un artiste établi. Qui plus est lorsque l’on fouille dans cette malle aux trésors des sixties-seventies. La décennie 80 n’est pas en reste et réserve son lot d’heureuses surprises, cachées entre deux tubes mainstream. Sentiment de joie renforcé lorsque ces perles rares concernent des musiciens...
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  • Kanye West, OMG !

    par Adehoum Arbane le 24.12.2019 À un moment de l’Histoire où tout sentiment de religiosité esquissé, voire exacerbé, peut inquiéter. À une époque où le principe même de foi est moqué par les ricaneurs médiatiques. À l’heure où le matérialisme effréné nous éloigne du spirituel. À cet instant très précis donc, un artiste a choisi d’assumer son message. Il ne s’agit pas de n’importe quel artiste. On parle de Kanye West. Rappeur un brin falot, souvent vulgaire et comme tous ses homologues, souvent attiré par les productions clinquantes et les punchlines grossières. Et pourtant, Kanye West fait partie de ces musiciens qui se sont tournés vers la foi
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  • Supertramp, storytelling

    par Adehoum Arbane le 17.12.2019 1978, Supertramp arrive à un stade crucial de sa carrière. Achever sa mue artistique et sortir l’album de sa vie. Celui qui restera. Le disque éternel que des générations d’auditeurs pop se passeront en boucle – puis de la main à la main. Un album à tubes, un potentiel disque d’or, voire plus, soyons fou. De manière plus prosaïque et pour servir ce but, le groupe doit comme on disait en ces temps pré-metoo pénétrer le marché américain, sésame pour la célébrité. Voilà pourquoi il a décidé depuis Crisis? What Crisis? de s’installer à Los Angeles pour y enregistrer ses disques. Et pour incarner son rêve américain à lui...
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  • VdGG, quatrième album, état second

    par Adehoum Arbane le 09.12.2019

    La meilleure façon d’éprouver la solidité d’un corps, d’une matière ou d’un objet est encore de le soumettre à un crash-test. S’il y résiste alors il pourra être commercialisé. Le principe Nietzschéen, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, semble ainsi correspondre aux exigences du capitalisme industriel. Certains grands albums de la pop culture relèvent de la même approche. Parmi les groupes les plus absolutistes dans la folie, VdGG retient notre attention et plus particulièrement, s’agissant de la thèse développée ici, son quatrième opus...


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  • Arthur or the decline of The Kinks ?

    par Adehoum Arbane le 03.12.2019 On n’a pas surnommé Winston Churchill le vieux lion pour rien. Il est un peu une sorte de Victor Hugo anglais du XXème siècle tant il a habité son époque et dominé la scène politique de son pays sans partage. C’est un homme d’ambitions. Avec un "s", vous aurez noté. Voilà pourquoi on peut qualifier Arthur, le septième opus des Kinks, d’album churchillien (et pas seulement pour Mr. Churchill Says). À cette différence près et elle n’est pas mince – elle a de quoi nous tirer quelques larmes – que Arthur n’a pas dominé la scène pop de cette fin de sixties, si contrariée.
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  • Dave Mason, Macronpatible

    par Adehoum Arbane le 26.11.2019 Le macronisme n’a pas été créé, comme on aurait tort de le croire, en 2017 voire l’année précédente. Il remonte à une époque beaucoup plus lointaine, bien au-delà de la naissance dudit président auquel le terme fait référence. Cette philosophie si l’on ose dire pourrait être datée, par carbone 14, en 1977. Nous sommes alors en plein Giscardisme, le gouvernement Barre mark II succède au gouvernement Barre Mark I, comme Deep Purple huit ans auparavant. Les réformes se font au pas de charge, la France se transforme progressivement, laissant derrière elle le gaullisme ancien, devenu dès lors une valeur refuge.
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  • Nick Drake, l’au-delà

    par Adehoum Arbane le 19.11.2019 Le dépassement de soi est souvent présenté dans nos sociétés occidentales contemporaines comme une vertu cardinale. C’est le marathonien qui bat son propre record, l’alpiniste qui, bravant les pires conditions climatiques, arrive au sommet de la plus haute montagne, l’étudiant qui à force de travail décroche le sésame tant espéré du diplôme et de la première place sur le podium. Autant de clichés malgré tout véridiques, tirant leur authenticité de l’expérience de la vie. On peut dire que Nick Drake parvint à accomplir l’exploit du dépassement. Mais pas tant de lui-même, encore que. Et qui plus est dès son premier album.
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  • 10cc, seriously ?

    par Adehoum Arbane le 12.11.2019 De tous les groupes pop, 10cc est sans doute celui qui est le plus traversé par l’esprit de parodie. Il ne semble pas être le seul sur ce créneau. Déjà, durant les sixties fleurissent des groupes surfant sur la vague Beatles – Les Monkees –, ou mêlant cabaret, comique troupier et pop dans la pure tradition britannique – The Bonzo Dog Doo-Dah Band – sans même évoquer les inventions de circonstance – les Rutles, Spinal Tap. Les musiciens de 10cc ne font pas à proprement parler dans la gaudriole, ce ne sont pas les Mothers Of Invention anglais. Ils arrivent cependant à un moment de l’Histoire où tout a été quasiment écrit...
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  • Les 10 morceaux CMB

    par Adehoum Arbane le 05.11.2019 Il est de ces défis un peu stupides que l’on relève malgré tout avec une certaine jubilation. Les tops en font partie, d’autant plus quand ils explorent des aspects plus pointus et quand, cerise sur le gâteau pop, ils multiplient les contraintes absurdes. Ici, ce sont les morceaux les plus longs de l’histoire du rock (sixties) qui nous intéressent. Mais attention ! Les choses se compliquent puisque seules les créations américaines ont été prises en compte. Exit donc le prog rock anglais. Trop facile. Mieux, elles doivent entrer dans un silo d’années, de 1965 à 1968, à l’époque où les morceaux courts et nerveux avaient la faveur des groupes...
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  • La féline fait l’un sans l’autre ?

    par Adehoum Arbane le 29.10.2019 Ce ne sont pas les effets spéciaux qui font un film. Ce n’est pas la production qui fait un album. Même si cette étape est bien évidemment indispensable. Que serait Sgt. Pepper’s sans le faste de ses arrangements ? Ainsi, le songwriting est à la pop ce que le scénario est au film, une ossature indispensable, un fond qui pourrait à la rigueur vivre sans la forme. Mais l’inverse est-il vrai ? Le troisième long de La Féline procède à rebours de la sacro-sainte règle. Ici la production règne en maître. Elle domine tout, jusqu’à prendre le pas sur le fond. C'est Chronos dévorant ses enfants. Constat étonnant quand on sait...
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  • Micro Pernice ?

    par Adehoum Arbane le 22.10.2019 Socrate aurait aimé la pop, cette corne d’abondance qui nous a tous fait dire un jour : « tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » Affirmation valable que l’on soit bloqué provisoirement au temps de l’adolescence, où toutes les découvertes vous émerveillent, ou arrivé au stade quasi finale de la maturité, ce moment des plaisirs blasés. Et pourtant, après quelques décennies d’écoutes énamourées, nous avons retrouvé notre enthousiasme d’antan ! Huitième album des Pernice Brothers Spread The Feeling est à l’origine de cette gageure. Contrairement à son patronyme, Pernice n’est pas un perdreau de l’année.
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  • Stooges, No Fun ?

    par Adehoum Arbane le 15.10.2019 On écrit souvent que le premier album des Stooges sonna le glas de l’utopie hippie. Cette analyse n’est pas fausse mais a posteriori. Elle s’inscrit dans une perception historique de la pop où les meurtres de la Manson Family et celui d’Altamont furent les étapes inéluctables menant droit à la fin de l’ère psychédélique. Rien n’est moins sûr. On peut considérer la chose différemment. En 1969, le psychédélisme hippie se mue naturellement en rock progressif estudiantin et là où les sixties incarnaient spontanéité et innocence, les seventies marquent l’avènement de l’industrie musicale – n’y voyons là rien de rebutant...
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  • Sortie de L’Épée

    par Adehoum Arbane le 08.10.2019 Il ne faut pas confondre codes et références. Il fut un temps où un majordome présentait ses références à ses futurs employeurs. En regard, les codes paraissent plus artificiels, règlementaires. Dans le domaine si vaste de la pop la distinction prévaut. L’Épée en est bien évidement dotée. À l’origine de ce groupe, flambant neuf comme une lame de Tolède, Emmanuelle Seigner, Marie et Lionel Liminana et Anton Newcombe. Eux aussi ont leurs références qu’ils empruntent, tels des Tarantino rock, au passé. Le leur. Chacun peut s’enorgueillir d’avoir emmagasiné une somme de souvenirs, images...
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