Shebam de Alice Cooper à Zappa


  • Killer Generator

    par Adehoum Arbane le 14.12.2021 Il a hanté nos étés. Et ce depuis la fatidique année 1975. Il ? Spielberg et surtout son requin tueur, un grand blanc aux dimensions irréelles ; il fallait bien ça pour marquer durablement les rétines et les esprits. On ne parlera même pas de la musique grave et cisaillante de John Williams, déjà lui. Ainsi, pendant quelque temps, il sera tout bonnement impossible de tremper ne fut-ce qu’un doigt de pied dans l’eau sans songer mécaniquement au Carcharodon carcharias. La baignade comme grand frisson ultime. L’immensité bleue et opaque de l’océan où l’on ne voit jamais ce qui vient par-dessous, des profondeurs que l'on jugerait...
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  • Renaissance de l’Embryon

    par Adehoum Arbane le 07.12.2021 Un groupe pop peut-il continuer à avancer sur le chemin de la vie musicale sans l’un de ses membres fondateurs ? Les Beatles auraient-ils été les Beatles s’ils avaient poursuivi l’aventure, certes interrompues, après la mort de Lennon ? Le constat est d’autant plus implacable s’agissant de ces formations, jadis mythiques, ayant décidé de se reformer avec un ou deux remplaçants comme le prouve le cas tout récent de Deep Purple. Le seul groupe à être parvenu à réaliser ce périlleux exercice, demeure Pink Floyd qui sortit « Division Bell » sans Roger Waters. Certes, ce dernier Lp ne compte pas parmi...
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  • Sticky Fingers, le doigt dans l’engrenage ?

    par Adehoum Arbane le 30.11.2021 Nous qui sommes des enfants de la télé, nous nous souvenons tous de ce riff de guitare horloger, déroulé en une boucle entêtante, et de cette spirale sur fond d’espace laissant entrevoir un logo : The Twilight Zone. En fait, il y eut plusieurs génériques et autant d’animations, d’effets, de tableaux toujours saisissants. Pourquoi cette allusion télévisuelle ? Pourquoi évoquer l’un des symboles les plus iconiques de notre pop culture ? Pour en invoquer un autre, relativement différent dans l’univers propre qui est le sien : les Rolling Stones. Vous me direz, une spirale qui tourne et des pierres qui roulent...
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  • Lindisfarne, Fog on the Folk ?

    par Adehoum Arbane le 23.11.2021 Le terme folk – on ne sait plus s’il doit être employé au féminin ou au masculin – est devenu une tarte à la crème. Musique folk ou simple chanson de singer-songwriter, le débat semble sans fin, chacun – fans, critiques, experts de salon – fourbissant ses arguments, souvent à raison d’ailleurs. Car personne ne se trompe. Fairport ou Lindisfarne, tout cela n’est que de la musique d’auteur utilisant les codes folk (tradition, récit, instrumentarium) pour raconter leurs petites histoires personnelles. Les "folk singers" en parangons de vertu ? Et si on ajoute que loin des boursouflures prog, ces chanteurs de l’âme jouent...
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  • Dans le Generator

    par Adehoum Arbane le 16.11.2021 Le diable est dans le détail. Toujours. La pop n’y échappe guère qui s’est bien souvent perdue en querelles et débats sans fin. Un parmi tant d’autres : les premiers albums de groupes. Mais pas n’importe lesquels : les premiers albums de groupes dont la formation n’est ni stabilisée, encore moins définitive. Et pour corser la chose, arrêtons-nous au genre progressif. Dieu sait à ce propos qu’un groupe fit brillamment exception à ladite thèse : King Crimson. S’il a vu son contingent et sa dimension changer au cours des années, le Crimso aura livré un premier témoignage incroyablement saisissant...
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  • Le swinging Canterbury

    par Adehoum Arbane le 09.11.2021 Swinging London. L’expression, devenue mythique, a désormais valeur de slogan. De promesse. Entre 1966 et 1968, Londres connait un regain de vitalité, c’est un euphémisme. En cette moitié des sixties, la société anglaise est en pleine effervescence ! Mode et musique sont les porte-drapeaux de cette révolution pop, colorée, hédoniste et insouciante. Des nouveaux noms s’imposent : les Beatles et les Stones en première division, suivis par les Kinks, les Who, les Pretty Things, Small Faces et bien d’autres. Même si la conjoncture économique fait grise mise, avec son lot de dévaluations, la renaissance culturelle...
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  • Alan Hull, à cœur et à cri

    par Adehoum Arbane le 02.11.2021 Considération triviale certes, mais la pop reste un produit transformé. Entendons par là qu’une chanson ou un album est le fruit d’un processus de création – écriture, composition – et d’enregistrement dont la notion d’artisanat, de labeur même, pourrait lui ôter toute forme d’honnêteté. Or il n’en est rien. Malgré ces étapes tantôt passionnantes, tantôt fastidieuses, un disque raconte toujours une histoire, fictive ou autobiographique, voire dit, dans les profondeurs insondables de son inspiration, quelque chose de son créateur. C’est un miroir freudien où se discerne le reflet de l’inconscient. Membre fondateur du groupe de folk britannique Lindisfarne...
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  • Ian Anderson, prix noble

    par Adehoum Arbane le 26.10.2021 Le terme un brin exagéré d’aristocratie du rock a toujours fait se gausser les critiques de tout temps. Il faut dire qu’il est bien mal choisi pour incarner ces parangons de la révolte juvénile et électrique. Pourtant, il n’est pas galvaudé. Pour plusieurs raisons. Nombreux furent les groupes à guitare et autres rock stars viriles à proposer autre chose, c’est-à-dire des morceaux ou albums plus profonds, introspectifs, où la noblesse des sentiments côtoyait le faste des productions grandioses. Un leader, pour le moins assumé, fait partie de ceux-là. Derrière le personnage du clochard élimé... 
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  • Nos disques live

    par Adehoum Arbane le 19.10.2021 La remarque peut paraître incongrue, voire méchante mais vise juste : quel intérêt d’écouter un live enregistré, donc chez soi ? Un concert ne se vit-il pas en direct, au cœur de la foule ? Ainsi immergé on en ressent les moindres effets, positifs comme négatifs. Car il s’agit de fait d’une expérience éminemment risquée donc sincère, ancrée dans le réel où les erreurs techniques peuvent à tout moment survenir. Spectacle vivant dirions-nous aujourd’hui. Expression prenant tout son sens au moment précis où un Jim Morrison, encore ivre, donc ingérable, décide d’exhiber son membre à la vue du public, ce qu’il ne fera pas...  
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  • Burton Cummings Out

    par Adehoum Arbane le 12.10.2021 Trouver la fleur de la beauté sur un tas de fumier : le credo a mille interprétations. Faut-il remuer les pires choses de la vie pour exhumer la beauté sous sa forme la plus pure ? Faut-il se compromettre dans un contrat faustien pour accoucher du chef-d’œuvre ? Ou faut-il tout bêtement partir de la banalité pour toucher au sublime, à l’ineffable ? Burton Cummings s’est peut-être posé ces trois questions avant de fonder ce qui restera comme le groupe de sa vie : devinez qui ? Les Guess Who, bien sûr. Pas les Who de Londres mais les Guess Who de Winnipeg, dans le Manitoba, province de l'Ouest du Canada... 
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  • Kensington Market, marché parallèle

    par Adehoum Arbane le 05.10.2021 L’Histoire des Hommes au prisme du Progrès, a fait émerger deux catégories : les initiateurs et les suiveurs. Il ne s’agit pas de les hiérarchiser ou de témoigner d’un quelconque mépris à l’égard de l’une ou de l’autre. Juste un fait, rien de plus. Et l’égalité des chances n’y change rien. Il y a bien ceux qui ont su la saisir en profitant d’un moment, d’une opportunité. Cette considération peut être bien évidemment calqué sur le monde de la pop, toutes époques confondues. En gros, il y eu les Beatles puis tous les autres. Allons, pour éviter tout pugilat verbal, ajoutons à cette liste...
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  • Sylvia Hansel, coeur de Lou et plus encore

    par Adehoum Arbane le 27.09.2021 Les quatrièmes de couverture ont traditionnellement la fonction de résumer le roman que nous tenons entre les mains et de faire une courte présentation de leur auteur. L’espace dévolu ne permettant pas d’aller au-delà des informations d’ordre biographique, il est alors recommandé, si l’on est séduit par le titre ou le sujet, de se plonger dans la lecture du dit bouquin. Pour le cas de la romancière Sylvia Hansel, notons au préalable que « Cannonball, l’adolescence n’est pas une chanson douce » est sa troisième publication. Nous avons donc affaire à une femme de lettres chevronnée...
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  • La légende de Joni

    par Adehoum Arbane le 21.09.2021 On a souvent moqué – à juste titre il faut bien l’avouer – le narcissisme des singer-songwriters des années 70 qui ont éclos de la serre artistique de Laurel Canyon. James Taylor ou Jackson Browne ont bien souvent puisé leur inspiration dans leur vie quotidienne, narrant d’une chanson à l’autre leurs états d’âmes qui n’intéressaient qu’eux-mêmes, du moins pour leurs détracteurs. Ce phénomène de repli sur soi prend sa source dans différents événements de la décennie précédente dont l’hédonisme hippie et son corollaire, l’amour libre qui fit tant de ravages, et le meurtre ignoble de Sharon Tate qui fit mentir Maxime Le Forestier... 
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  • Joni Mitchell, Canada Cry

    par Adehoum Arbane le 14.09.2021 Dans l’une des scènes de La grande vadrouille, le squadron leader répond sèchement à son second, fort peu retors à son goût, d’un ton fleurant bon le mépris britannique : « MacIntosh, why don’t you get back to Canada ? » Comme si être canadien était l’insulte suprême. Comme si ce petit frère de l’Amérique, pas si petit d’ailleurs, n’avait pas fourni son lot d’artistes emblématiques. Parmi eux se distinguèrent groupes et singer-songwriters : les Guess Who avec leur mémorable tube American Woman, immortalisé par Kevin Spacey dans American Beauty (1999), Neil Young bien sûr...
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  • Crosby, Stills &Nash, le feu sacré

    par Adehoum Arbane le 07.09.2021 Il existe un point commun entre Magma, le groupe français de jazz rock coltranien, et CS&N. Il ne s'agit pas bien sûr de leur nationalité respective ou même de leur univers musical d’appartenance. Certes les deux formations ont fait leurs débuts la même année. Le célèbre trio sud-californien enregistre son premier album entre février et mars 1969, et le sort le 29 mai. En 1969, de retour d’un voyage quasi prophétique à Turin, Christian Vander réunit Laurent Thibault, René Garber, Francis Moze et le chanteur Zabu au sein d’un nouveau groupe, Uniweria Zekt Magma Composedra Arguezdra...
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  • Buffalo sprint field ?

    par Adehoum Arbane le 03.08.2021

    Dans son album Jules l’éclair, Mandryka narre les aventures d’un super-héros peu commun qui parvient à conquérir l’univers en achetant des pavillons. Ce que l’on pourrait appeler la stratégie des petits pas. Nombre de musiciens pop semblent rentrer dans cette catégorie mais pour l’occasion on pensera aux membres du très estimé Buffalo Springfield. Fleuron de la scène de Laurel Canyon, super groupe avant l’heure – c’est-à-dire avant la reconnaissance de ses deux plus hauts représentants –, Buffalo Springfield aura semé les petits cailloux qui l’auront fait sortir de la vaste forêt de l’anonymat...


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  • Les Byrds, l’envol

    par Adehoum Arbane le 27.07.2021 Ce peut être une provocation que de dire cela, mais les Byrds furent des esclaves. Affranchis cependant. Ils auront d’abord coupé les chaînes qui les reliaient à la musique noire, le blues, puis celles qui les rattachaient à Dylan, leur maître. Et pourtant, la musique des Byrds n’est pas profondément nouvelle, même si elle fut audacieuse. C’est le mariage d’une tradition européenne, appelée folk music et du nouveau rock tel qu’il est en train de s’esquisser en Angleterre mais aussi et surtout en Californie. Un rock qui cherche une porte de sortie – si l’on ose dire – et qui va trouver l’issue du côté de Coltrane, voire du free jazz...
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  • Mahavishnu or extra

    par Adehoum Arbane le 20.07.2021 Imaginez Alain Finkielkraut à la tête d’un compte TikTok suivi par un million d’abonnés. D’emblée mesure-t-on le caractère hautement improbable de ce curieux attelage. À l’heure où ceux qu’on appelle les boomers n’obtiennent que rarement les suffrages de la jeunesse, et la popularité qui va avec, on ne peut que soupirer. Et toiser une fois de plus vers ces glorieuses années 70. Cette époque lointaine et bénie où l’on pouvait être tout à la fois intello et populaire ! Et tout cela, comme par magie, par l’entremise du rock et plus globalement, de la pop musique. C’était Dylan hier, suivi par Simon & Garfunkel... 
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  • Portes ouvertes ?

    par Adehoum Arbane le 13.07.2021 Il y a un débat récurrent, faux par ailleurs, et qui agite le cénacle des amateurs de musiques rock, dirons-nous. Une question qui les sépare parfois, et même violement, cette opposition entre blues et pop. S’il l’on reprend les choses à leurs débuts, les sixties ont vu les premiers groupes balbutier des rudiments de rock en piquant par-ci par-là quelques plans au Chicago Blues. Puis, il s’est passé quelque chose de fondamental : ces groupes, pas tous mais beaucoup, se sont mis à écrire leur propre matériel, à composer, donc à s’éloigner des structures du blues, du moins, à les digérer au point d'inventer un son nouveau.
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  • Peter von Poehl, mémoire éternelle

    par Adehoum Arbane le 06.07.2021 Bourvil a longtemps joué les gentils, les naïfs, les maladroits puis, par désir personnel et sous l’impulsion de Melville, il enfila le costume de commissaire ombrageux dans Le cercle rouge. Lino Ventura, lui, semble avoir toujours interprété des rôles de doux-dur, du tonton flingueur, mais bienveillant, au commissaire inflexible, parfois saisi par le doute. Comme si l’acteur avait été imperméable au temps, aux modes, libre au fond. La musique, et plus particulièrement la pop, est un domaine plus fluctuant, soumis aux variations des époques qu’elle traverse...
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  • O Captain Sensible, my Captain Sensible !

    par Adehoum Arbane le 29.06.2021

    Le nom de Sergueï Malioutine ne vous dira peut-être rien et ce n’est pas en soi un problème. L’homme est entré dans l’histoire par la petite porte. Il est l’inventeur d’un objet que nous connaissons tous très bien, qui fascine même jusqu’à nos enfants. La matriochka ou poupée russe, bibelot gigogne représentant une paysanne traditionnelle. Quel rapport me direz-vous avec la pop music en général et avec Raymond Burns en particulier. Aucun en apparence, surtout lorsque l’on découvre le nom d’artiste derrière ce patronyme si patibulaire...


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  • Noir soleil de midi

    par Adehoum Arbane le 22.06.2021 À l’heure où les mythes et autres contes sont menacés de déconstruction, penchons-nous sur l’expression « la belle endormie ». Celle-ci a été reprise par nombre d’artistes peintres mais a aussi parfois servi à nommer des villes de France qui avaient tendance à végéter, à se cristalliser dans un passé révolu. Sachez que l’on pourrait en dire autant du rock et de sa production contemporaine. Détrôné pour de bon par le rap, le rock fait figure de grand cadavre à la renverse. Mais il semblerait que ce dernier bouge encore. Par frémissements, dans un ultime réflexe nerveux avant de se raidir dans une mort...
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  • Les Doors à la porte ?

    par Adehoum Arbane le 15.06.2021 Faut-il penser à rebours de toutes les doxas musicales ? Éternelle question qui continuera pour longtemps d’agiter le petit monde du rock et de la pop. D’autant qu’en bon pourfendeur du « système », on peut se placer de n’importe quel côté. Le système, est-ce les conventions établies depuis des lustres et qui irriguent la critique musicale ? Est-ce plutôt le fait de systématiquement remettre en question les totems, de crier noir quand tout le monde dit blanc ? Tradition contre snobisme, mainstream contre prescripteur de tendances ? Propos convenus ou opinons tranchées, esprit moutonnier ou posture du seul contre tous ?
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  • L’Hammill des allemands

    par Adehoum Arbane le 08.06.2021 Moins connu que Max Beckmann, Otto Dix ou George Grosz, Rudolf Schlichter est pourtant un représentant éminent de la Nouvelle Objectivité par son style tranchant et singulier. Sa Dame à l’écharpe rouge (rapide avec la lune) ne sera pas restée dans les mémoires, il n’en demeure pas moins que sa découverte relève du choc émotionnel et esthétique. La netteté du trait, le caractère saillant des couleurs, la composition à la fois hyper réaliste proche de la photographie et le décor hautement fantastique lui donnent des allures de chef-d’œuvre méconnu, voire incompris. Le propre d’une œuvre picturale...
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  • Israël Nash, Duke of the bay

    par Adehoum Arbane le 01.06.2021 Avant de mourir, dans un mouvement paradoxal du ciel vers la terre, Otis Redding a vécu le syndrome Martin Luther King. Il a eu un rêve. Il a rêvé une soul musique plus adulte, plus sérieuse et paradoxalement plus proche des canons de la pop californienne. Et pour cause, en juin 1967, Otis Redding joue au Monterey Pop Festival. Succès énorme. Ce n’est que l’une des dates d’une grande tournée californienne avec les Bar-Kays qui le voit passer au Fillmore de Bill Graham, à San Francisco. L’histoire raconte qu’ayant loué un voilier dans le port de Sausalito dans lequel il réside alors, Otis est fasciné par le mouvement incessant...
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