C'était mieux avant


  • Buffalo sprint field ?

    par Adehoum Arbane le 03.08.2021

    Dans son album Jules l’éclair, Mandryka narre les aventures d’un super-héros peu commun qui parvient à conquérir l’univers en achetant des pavillons. Ce que l’on pourrait appeler la stratégie des petits pas. Nombre de musiciens pop semblent rentrer dans cette catégorie mais pour l’occasion on pensera aux membres du très estimé Buffalo Springfield. Fleuron de la scène de Laurel Canyon, super groupe avant l’heure – c’est-à-dire avant la reconnaissance de ses deux plus hauts représentants –, Buffalo Springfield aura semé les petits cailloux qui l’auront fait sortir de la vaste forêt de l’anonymat...


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  • Les Byrds, l’envol

    par Adehoum Arbane le 27.07.2021 Ce peut être une provocation que de dire cela, mais les Byrds furent des esclaves. Affranchis cependant. Ils auront d’abord coupé les chaînes qui les reliaient à la musique noire, le blues, puis celles qui les rattachaient à Dylan, leur maître. Et pourtant, la musique des Byrds n’est pas profondément nouvelle, même si elle fut audacieuse. C’est le mariage d’une tradition européenne, appelée folk music et du nouveau rock tel qu’il est en train de s’esquisser en Angleterre mais aussi et surtout en Californie. Un rock qui cherche une porte de sortie – si l’on ose dire – et qui va trouver l’issue du côté de Coltrane, voire du free jazz...
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  • Mahavishnu or extra

    par Adehoum Arbane le 20.07.2021 Imaginez Alain Finkielkraut à la tête d’un compte TikTok suivi par un million d’abonnés. D’emblée mesure-t-on le caractère hautement improbable de ce curieux attelage. À l’heure où ceux qu’on appelle les boomers n’obtiennent que rarement les suffrages de la jeunesse, et la popularité qui va avec, on ne peut que soupirer. Et toiser une fois de plus vers ces glorieuses années 70. Cette époque lointaine et bénie où l’on pouvait être tout à la fois intello et populaire ! Et tout cela, comme par magie, par l’entremise du rock et plus globalement, de la pop musique. C’était Dylan hier, suivi par Simon & Garfunkel... 
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  • Portes ouvertes ?

    par Adehoum Arbane le 13.07.2021 Il y a un débat récurrent, faux par ailleurs, et qui agite le cénacle des amateurs de musiques rock, dirons-nous. Une question qui les sépare parfois, et même violement, cette opposition entre blues et pop. S’il l’on reprend les choses à leurs débuts, les sixties ont vu les premiers groupes balbutier des rudiments de rock en piquant par-ci par-là quelques plans au Chicago Blues. Puis, il s’est passé quelque chose de fondamental : ces groupes, pas tous mais beaucoup, se sont mis à écrire leur propre matériel, à composer, donc à s’éloigner des structures du blues, du moins, à les digérer au point d'inventer un son nouveau.
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  • O Captain Sensible, my Captain Sensible !

    par Adehoum Arbane le 29.06.2021

    Le nom de Sergueï Malioutine ne vous dira peut-être rien et ce n’est pas en soi un problème. L’homme est entré dans l’histoire par la petite porte. Il est l’inventeur d’un objet que nous connaissons tous très bien, qui fascine même jusqu’à nos enfants. La matriochka ou poupée russe, bibelot gigogne représentant une paysanne traditionnelle. Quel rapport me direz-vous avec la pop music en général et avec Raymond Burns en particulier. Aucun en apparence, surtout lorsque l’on découvre le nom d’artiste derrière ce patronyme si patibulaire...


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  • Les Doors à la porte ?

    par Adehoum Arbane le 15.06.2021 Faut-il penser à rebours de toutes les doxas musicales ? Éternelle question qui continuera pour longtemps d’agiter le petit monde du rock et de la pop. D’autant qu’en bon pourfendeur du « système », on peut se placer de n’importe quel côté. Le système, est-ce les conventions établies depuis des lustres et qui irriguent la critique musicale ? Est-ce plutôt le fait de systématiquement remettre en question les totems, de crier noir quand tout le monde dit blanc ? Tradition contre snobisme, mainstream contre prescripteur de tendances ? Propos convenus ou opinons tranchées, esprit moutonnier ou posture du seul contre tous ?
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  • L’Hammill des allemands

    par Adehoum Arbane le 08.06.2021 Moins connu que Max Beckmann, Otto Dix ou George Grosz, Rudolf Schlichter est pourtant un représentant éminent de la Nouvelle Objectivité par son style tranchant et singulier. Sa Dame à l’écharpe rouge (rapide avec la lune) ne sera pas restée dans les mémoires, il n’en demeure pas moins que sa découverte relève du choc émotionnel et esthétique. La netteté du trait, le caractère saillant des couleurs, la composition à la fois hyper réaliste proche de la photographie et le décor hautement fantastique lui donnent des allures de chef-d’œuvre méconnu, voire incompris. Le propre d’une œuvre picturale...
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  • SRC, CRS

    par Adehoum Arbane le 25.05.2021

    Les rituels du combat social sont nombreux, et nous sommes bien placés en France pour le savoir. Il ne s’agit pas, pour le coup, de ces grandes conférences censées préparer le terrain des futures réformes dites nécessaires. Ce ne sont pas non plus les oppositions qui attendent en embuscade, dans les travées du Parlement, les élus de la majorité. Encore moins ces lobbys qui œuvrent bien souvent dans le secret et le velours des allées du pouvoir. Ce sont les formations syndicales préparant les braséros. Avant les grèves, avant la manif... 

     

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  • La minute Blonde

    par Adehoum Arbane le 18.05.2021 Il existe un romantisme français (Géricault, Delacroix, Hugo, Chateaubriand), un romantisme allemand (Weber, Beethov, Schuman, Novalis) et bien évidemment un romantisme anglais. Ce dernier dépasse bien souvent les grandes figures littéraires comme Byron, Shelley (Percy et Mary), les sœurs Brontë. Aux États-Unis, la chose semble moins figée, plus incertaine. On pense bien sûr à Ralph Waldo Emerson, puis à Walt Whitman. Écrivains ou poètes reprennent à leur compte ce romantisme si européen pour le tordre, en faire autre chose. Les poètes Beat en sont la preuve. Il y a un souffle romantique dans les vers de Bob Kaufman. 
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  • The New Tweedy Brothers, nage d’or

    par Adehoum Arbane le 11.05.2021

    Les scintillantes années soixante auront été un moment dans l’histoire de la culture américaine où se seront joués quelques grandes révolutions. Parmi elles, entremêlées, la pop music et ce que l’on appellera le Nouvel Hollywood. Les deux médias se sont croisés et parfois même répondus. Au sens propre quand des groupes comme les Seeds, les Electric Flag, Strawberry Alarm Clock, Chocolate Watchband ou encore Spirit apparaissent au détour d’une scène de film. De manière figuré lorsqu’une œuvre semble étrangement résonner...


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  • Poplitiquement correct ?

    par Adehoum Arbane le 13.04.2021 De la célèbre déclaration de Lennon au sujet de la popularité des Beatles, supposée plus grande que celle de Jésus et qui valut au groupe les foudres des ligues chrétiennes américaines, aux pitreries punks, le rock se fit un malin plaisir à constamment bousculer l’establishment. Qu’on qualifie ce dernier de politiquement correct ou de conservateur, cette réalité ne date pas d’hier et domina l’Occident. C’est d’abord le puritanisme états-unien avec le fameux Code qui fit trembler le tout Hollywood. C’est encore Elvis « The Pelvis » Presley et son fameux déhanché dont les remous moraux ne cesseront de prodiguer...
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  • ELO, bad taste

    par Adehoum Arbane le 06.04.2021 Quelle est la raison, snobisme mis à part, du décrochage de la critique à l’endroit de Queen ? Sans doute son tourbillonnant appétit musical qui aura conduit le groupe dans bien des directions, trop disparates pour affirmer une cohérence. ELO aura assumé une seule voie, un unique parti-pris : le mauvais goût. Rien que le mauvais goût. Inclination envisagée de manière totale, contenu et contenant. Chez ELO, il n’est pas un centimètre carré de gomme (celle du disque), de carton qui ne soit fondamentalement et furieusement outrancier. On objectera que c’était ainsi durant les seventies, qu’après les douceurs acidulées du psychédélisme...
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  • Paul et l’enfance de l’Art

    par Adehoum Arbane le 23.03.2021 La pop, cet art juvénile par excellence. Faite par des enfants pour des enfants. Les fameux Flower Children, ceux de la vibrionnante Californie des 60s. À l’Est, c’est une autre histoire que des musiciens cérébraux entonnent. Un gang de rockeurs intellos, le Velvet Underground, fait de NYC son territoire littéraire et musical. Big Apple, c’est aussi ces quelques blocs entre Bleecker Street et MacDougal abritant la fine fleur de la folk music. Parmi ces espoirs acoustiques mais nés ailleurs, Paul Simon et Art Garfunkel. Ces deux-là étaient prédestinés à une certaine féérie. Mieux, ils allaient devenir les princes états-uniens de la pop folk...
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  • All the Falling Angels

    par Adehoum Arbane le 16.03.2021 Au diable le club des 27 ! Il n’y a jamais eu de malédiction autour d’un âge qui aurait été une sorte de triangle des Bermudes temporel pour les pop stars. De façon plus prosaïque, même si c’est enfoncer les portes de la perception toutes grandes ouvertes, il convient de rappeler à quel point le cocktail succès rapide, drogues en abondance et une certaine fragilité propre à la jeunesse des carrières, fut fatal. Brian Jones aura sans doute été l’une des premières stars de la pop à tomber au chant d’honneur, après Brian Epstein peut-être, même si ce dernier naviguait dans l'ombre des Beatles et n'aurait donc pu prétendre...
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  • MC5, kick out the gem ?

    par Adehoum Arbane le 09.03.2021 On le sait, l’adolescence est une épreuve. Et nourrit de potentiels traumas pour le moins irréversibles. Comment plaire aux filles quand on ne dépasse pas le mètre soixante-six (l’année de Revolver, pourtant), quand on n’est pas le capitaine de l’équipe de foot, ou plus modestement une baraque sculptée de muscles. Dur, dur d’être gringalet. Souvenez-vous de cette publicité pour un forfait téléphonique. Un pauvre hère dénommé Paul, ne pouvant répondre à l’invitation envoyée par deux jeunes beautés en scooter, lance, dans un cri de désespoir masquant à peine une voix de puceau mal dégrossi, cette réplique à jamais célèbre...
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  • Alan Hull, monsieur entre-deux

    par Adehoum Arbane le 02.03.2021 Ménager la chèvre et le chou. En le lisant, on constate à quel point ce célèbre proverbe relève de l’impasse. Dans tous les domaines, la chose se vérifie. Le dernier en date, au combien politique, n’échappe pas à la fatidique règle. Piocher un coup à droite, puis à gauche n’amène que déception, opposition et à la fin, rejet. En musique, la logique du consensus est la même, portant en elle les graines de la déconvenue. Rester dans sa zone de confort ou oser une sortie qui sera mal interprétée, parce qu’allant contre sa propre intégrité ? Et pourquoi ne pas se placer à égale distance des deux tendances ?
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  • L’incroyable Hull

    par Adehoum Arbane le 23.02.2021 New York n’est plus la ville qu’elle était et ce depuis le départ de son célèbre maire Rudy Giuliani. Avant d’être minée par la violence endémique, la Grosse Pomme était connue, voire reconnue, pour son esprit bohème incarné par Woody Allen et bien d’autres cinéastes, mais aussi, et sur le plan musical, par le Velvet d’un côté et Dylan de l’autre. Ça c’est pour le résumé, car Dylan est l’arbre gigantesque qui cache la forêt de folk singers écumant ce petit bloc que constituent Bleecker & MacDougall. Ce dernier donna d’ailleurs son nom à une chanson et un album de Fred Neil. Depuis, Bleecker Street est devenu... 
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  • The Beatles, the fabulous 54

    par Adehoum Arbane le 09.02.2021

    Comme pour l’Amérique et la Chine, la suprématie des Beatles est indiscutable. Ce n’est plus un élément subjectif, relevant du « j’aime/j’aime pas » mais un fait. Même l’équipe du fact checking de Libé s’est inclinée devant cette vérité : de 1962, année de sortie de leur premier single Love Me Do, à leur séparation en 1970, les Beatles ont régné en maîtres. Mieux, ils ont inventé en treize albums les canons de la pop moderne pour les décennies à venir. Deux rétrospectives bien connues des fans et des collectionneurs en attestent. Les doubles compilations The Beatles/1962-1966 et The Beatles/1967-1970...


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  • Grandaddy et Donald Slump

    par Adehoum Arbane le 02.02.2021 Au-delà du ricanement médiatique et des indignations en plastique, l’image du fameux « Jamiroquaï » pénétrant dans l’enceinte du Capitole restera à jamais dans les mémoires comme un point de bascule, un moment d’une infinie tristesse. Tristesse d’un pays que nous aimons (détester), scindé en deux camps irréconciliables. L’humeur maussade des USA, et c’est bien peu de le dire, a semble-t-il contaminé dans une pandémie d’inquiétude et d’angoisse le monde occidental, jusqu’aux plus petit recoin de la vieille Europe. Nous avons peur. Peur de nous perdre, nous et notre identité, peur d’un futur qui semble haïr le passé...
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  • Nektar, nec plus ultra allemand ?

    par Adehoum Arbane le 19.01.2021 On a parfois du mal à se représenter ce qui apparait ici, avec le temps et l’indispensable recul historique, comme une saine évidence. La place qu’occupe désormais Pink Floyd dans la Pop Culture ; par Pop Culture il faut entendre l’ensemble des domaines la définissant, cinéma, mode, BD – aux côtés des Star Wars, Indiana Jones, Marvel et DC Comics etc. Leurs quelques gros succès planétaires (Dark Side of the Moon, Wish You Were Here, The Wall) ne sont pas les seuls arguments qui tournent chez nous, critiques rock, professionnels ou amateurs. Pink Floyd incarne cette figure de proue...
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  • HP Lovecraft, Happy children ?

    par Adehoum Arbane le 12.01.2021 Il existe bien plus qu’une communauté d’intérêts entre Lovecraft l’écrivain, HP Lovecraft le groupe psychédélique et Michel Houellebecq. On ne présente plus Howard Philip Lovecraft, véritable maître de l’horreur dite cosmique (ou Cosmicisme), selon le genre qu’il inventa. H.P. Lovecraft, le groupe, emprunte au romancier son prestigieux patronyme et avec, tout un pan de son inspiration tourmentée. Les deux albums, sortis successivement en 1967 et 1968, mettent en musique certaines des plus célèbres nouvelles de l’auteur, comme The White Ship et At The Mountain of Madness. Quant à Houellebecq, on lui doit un court...
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  • À la mode, Rod ?

    par Adehoum Arbane le 05.01.2021 Pauvre joueur de mandoline à jamais tombé dans l’oubli. Car il existe bien deux Rod Stewart. Celui de Sailing et de Da Ya Think I'm Sexy, le plus connu. C’est le Rod de Atlantic Crossing, des succès planétaires mais aussi du Mainstream. Et le Rod adoré par les fans, celui des Faces, bien sûr, et de ses premiers essais en solo, entre 1969 et 1972. Non pas que cette période ne fut pas placée sous les feux croisés de la créativité et de la bonne fortune. N’oublions pas de préciser, avant d’aller plus loin, que Every Picture Tells A Story, puisqu'il s'agit de l'album du jour, fut numéro 1 des charts en Angleterre mais aussi aux États-Unis.
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  • Proggy & poppy, Oui !

    par Adehoum Arbane le 22.12.2020 La tentation de l’amalgame. Dans tous les domaines, de la pensée à la création, cette dernière sévit. Ainsi en est-il du Rock Progressif. Ces détracteurs n’aiment rien tant que mettre tous les groupes dans le même panier avec ce qu’il faut de mépris et de suffisance pour installer dans les esprits le poison d’une idée reçue. Celle d’une musique pompière, ampoulée, prétentieuse. Alors qu’il n’en est rien. S’il n’y avait ces longs développements instrumentaux, ces ruptures de rythme hardies, cette manière de faire progresser un morceau donc, le prog rock ne serait qu’un gigantesque puzzle de mélodies mémorables. Historiquement...
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  • Starship, étoile en déclin ?

    par Adehoum Arbane le 15.12.2020 La critique est aisée mais l’art est difficile. On ne se lasse pas de cette célèbre maxime du fond des temps et reprise par Beaumarchais. Cependant son actualité n’aura jamais été aussi réelle, et cruelle en défintive. Qui plus est quand on est un groupe de pop et que l’on court après le temps. Ainsi, on l’a oublié, mais le Jefferson Airplane aura bien traversé les décennies, sous différentes formes certes – Airplane, Starship mark I, II –, avec plus ou moins de succès et d’accomplissement artistique, faisant paradoxalement de ce groupe de hippies de San Francisco, l’un des plus gros vendeurs de disques aux États-Unis...
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  • Love & change

    par Adehoum Arbane le 08.12.2020 Dans son panthéon cinématographique personnel, Jean-Pierre Dionnet cite, entre autres, Mad Max, La course à la mort de l’an 2000 et Vanishing Point. Et d’ajouter : « Les compétitions de hot rods (…) sont aux sources de la mythologie américaine. Le message est simple : même après l’apocalypse, la course continue. » L’apocalyspe c’est l’explosion en plein vol de la formation d’Arthur Lee, Love, telle un bolide de l’enfer dans un chaos de pistons et un brouillard d’essence enflammé. Tout avait pourtant bien commencé. Premier groupe interracial. Patronyme universel à la limpidité publicitaire. Situation géographique idéale...
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