C'était mieux avant


  • Peter Hammill, somewhere over…

    par Adehoum Arbane le 03.07.2018 Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde… Et pourtant, la phrase de Camus trouve peut-être ici, dans un seul disque, sa limite. Comme tout le monde le sait, Over, sixième album de Peter Hammill – le Jimi Hendrix des cordes vocales –, est l’illustration musicale de sa rupture avec sa femme, Alice. Cependant, si l’on y prête plus attention, le mot semble revêtir plusieurs significations cachées, des interprétations dirons-nous. Sans doute. C’est même certain. Mais il faut quand même préciser à quel point un disque, quand il est réussi, peut faire surgir des images, des idées...
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  • Serpent Power, la transe du serpent

    par Adehoum Arbane le 26.06.2018 Le rock a toujours revêtu une dimension rimbaldienne. Un tropisme poétique que Jim Morrison préempta largement dans la symbolique avec Bob Dylan, encore qu’on pût rattacher ce dernier à la folk. Plus rares sont les poètes qui s’essayèrent à la pop. L’Histoire aura bien évidemment retenu Leonard Cohen. Celle-ci remisa honteusement dans les tiroirs de sa mémoire sélective The Serpent Power, bien plus intéressant cependant. Disons-le tout net, The Serpent Power coche toutes les cases du cahier des charges de la parfaite formation psychédélique underground. 
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  • The Glass Family, sur le carreau ?

    par Adehoum Arbane le 19.06.2018 Un adage imaginaire pourrait présenter les choses ainsi : « les albums les plus cités font souvent autorités. » Vérité ô combien criante mais qui connaît fort heureusement ses exceptions. Ainsi en va-t-il de la scène psychédélique américaine underground des années 67-69 qui s’avéra bien souvent supérieure à celle qualifiée – ne pas y voir d’ironie – de mainstream. Là où de nombreuses formations appartenant à l’establishment psyché – le Grateful Dead en tête – tentèrent de restituer sur disque le trip acide, sans trop y parvenir d’ailleurs, certaines réussirent en poussant plus en avant les frontières de l’audace. 
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  • Notes From The Undeground, excellente note

    par Adehoum Arbane le 12.06.2018 On le sait, le psychédélisme américain – garage à ses débuts – fut le fruit d’une transgression. Issues du blues le plus académique, voulant faire mieux que les Beatles sur Sgt Peppers, les jeunes formations s’émancipèrent rapidement, à juste titre d’ailleurs, d’un genre par trop ombrageux et limité. Pas les Notes From Underground. Cette stratégie leur a-t-elle couté ? Voilà un exemple typique du groupe qui émerge de la masse, grave un unique opus en 1968 pour retomber aussitôt dans l’anonymat. Signé sur Vanguard, label réputé pour sa tradition blues, le combo y côtoie les mythiques...
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  • Lake, paradis trouvé

    par Adehoum Arbane le 05.06.2018 La chance sourit aux audacieux. Et parfois aux seconds couteaux. C’est l’impression que l’auditeur ressentira à l’écoute du troisième album de Lake, improbable formation américano-allemande qui parvint, contre vents et marrées, à produire une douzaine d’albums en trente-huit ans de carrière. Ce Paradise Island sonne si bien, et pour cause, il fut enregistré en 1979 dans les studios CBS, à Hambourg. Avec tous les moyens mis à disposition, personnel, instruments. Mais on connaît la chanson, si l’on ose dire. Un groupe de « l’establishment »rock aurait pu très bien n’en tirer aucun parti, et se contenter de reproduire la même musique...
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  • Procol Harum, cru bourgeois

    par Adehoum Arbane le 29.05.2018 Le monde viticole se divise en deux catégories : les bordelais qui produisent avec une certaine classe un vin de notaire, provincial et bourgeois en diable, et le reste de la filière qui avance à grands pas vers le futur des grands crus. Ce schisme gustatif pourrait très bien se transposer à l’univers de la pop, notamment celle des sixties. Alors qu’en 1966, les Beatles emmenaient, princiers, toute une génération sur les routes de la révolution musicale, certains décidèrent de rester en quelque sorte sur le bas-côté. Ainsi, Procol Harum donna, tout au long d’une très décente carrière, dans un néo-classicisme de bon aloi..
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  • La genèse de Phil Collins

    par Adehoum Arbane le 22.05.2018

    Il y a chez les amoureux de Genesis, et de pop en général, une forme de schizophrénie latente et d'une certaine manière inévitable. D'un côté le fan du Genesis originel, celui des années 70-75 et la respectabilité arty initiée par Peter Gabriel. De l'autre, le même homme essayant de tendre une oreille attentive à la période Phil Collins du groupe, pour le coup, résolument commerciale - sans même parler de la carrière solo du célèbre batteur. Pour ne rien arranger, il faut bien dire que ce fan n'était sans doute pas né quand la Genèse sortit Trespass, Nursery Rhymes, Foxtrot, Selling England...


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  • Thin Lizzy, pop en tête de Lynott

    par Adehoum Arbane le 08.05.2018 Des groupes de hard ayant le plus flirté avec la pop, l’histoire aura retenu Queen. Horreur ! Pourtant, il en existe un pas moins important et qui aura livré en cette fin de seventies flamboyantes – et parfois, avouons-le, décadentes – une série d’albums impeccables et surtout, impeccablement écrits. Il s’agit de Thin Lizzy. Dans le maquis de leur production, extrayons leur classique – il y en a quelques-uns, rassurez-vous – Jailbreak. Constat flagrant dès la première écoute. Si la particularité citée en introduction le déclassa provisoirement du peloton de tête, il existe d’autres raisons plus profondes...
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  • Syd Barrett, white light

    par Adehoum Arbane le 01.05.2018 La culpabilité postcoloniale a généré son lot d’imbécilités dont celle-ci : en déclinant opportunément les codes du rock, le petit blanc aurait spolié l’afro-américain. Certes, sans le blues il n’y aurait pas de rock, sans Muddy Waters donc pas d’Elvis, et sans Elvis pas de Stones ni de Beatles. Les pierres qui roulent sauront d’ailleurs célébrer la mémoire des bluesmen – que Keith, Mick et Brian vénéraient – en lâchant le psychédélisme provisoire pour assumer l’unique musique pour laquelle ils étaient faits. Cependant, il serait stupide, soit, mais aussi historiquement faux de rappeler sans cesse la pop blanche à ses racines blues...
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  • Roxy Music, rock sidérant

    par Adehoum Arbane le 17.04.2018 Connaissez-vous l’histoire de Byron Ferrari ? Elle nous vient de deux journalistes du NME qui n’aimaient rien tant que malmener leur idole, Bryan Ferry, leader de Roxy Music. Une anagramme ou presque résumant parfaitement la musique que propose le groupe, ce 16 juin 1972 : extrême sensibilité sous les lignes nerveuses d’un bolide fuselé. Peu de groupes peuvent ainsi se targuer d’avoir poussé à son summum la notion d’esthétique. Le Velvet bien sûr, mais c’était une autre époque. Les années 70 furent l’objet de moult révolutions, réinventions, explorations et Roxy Music aura été de toutes ces batailles. 
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  • WCPAEB, band original

    par Adehoum Arbane le 10.04.2018 Il est toujours regrettable de découvrir la musique d’un groupe par le prisme d’un autre média que le disque, un film en l’occurrence. La sortie prochaine de Isle of Dogs de Wes Anderson a fait l’objet d’une bande-annonce où l’on a entendu, comme par magie, l’une des chansons du premier album du West Coast Pop Art Experimental Band, I Won't Hurt You. Étrangement belle, sobrement déployée sur un canevas de guitare, portée par la pulsation d’une percussion (ou d’un autre instrument), la chanson captive automatiquement. On l’imagine même presque entière, en accompagnement d’images que le traitement animé...
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  • Il Balletto di Bronzo, latin killer

    par Adehoum Arbane le 03.04.2018 Au mitant de sa vie, il est parfois logique de rechercher la transgression. Celle-ci peut prendre plusieurs formes, mais dans l’immense majorité des cas le besoin de tout remettre en question passe par un psychotrope. Plus que toute autre substance, le LSD incarne bien la mère de toutes les drogues. Mais attention, il convient d’observer quelques recommandations salvatrices, avant de débuter l’aventure. Ainsi, le novice devra être absolument accompagné dans son trip, ses guides auront pour responsabilité de créer les conditions idéales qui lui permettront de « monter »...
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  • Jefferson Airplane, rêve d’Amérique

    par Adehoum Arbane le 26.03.2018 Le régionalisme, si souvent étriqué, semble mieux convenir aux vastes géographies. D’autant qu’en France, il se résume souvent au camembert de Normandie et aux rillettes du Mans. Appliquée aux États-Unis d’Amérique, l’idée pourrait paraître moins ravageuse. Par un effet de distorsion, de grandeur extrême, le pays et ses millions de citoyens n’ont aucun mal à se réclamer d’un état, d’une ville. S’agissant du rock, la chose fut bien différente, obérant parfois malgré eux leur plan de carrière. Surtout à San Francisco, capitale du psychédélisme, de la défonce et du grand n’importe quoi. 
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  • Fairport Convention & disruption

    par Adehoum Arbane le 20.03.2018 Tout comme le blues, la folk prend sa source dans les musiques traditionnelles de la fin du dix-neuvième siècle et du début du vingtième et à ce titre, formations et interprètes se sont longtemps bornés à rejouer les classiques, soit des chansons transmises de génération en génération. Dylan fut l’un des premiers folkeux modernes à écrire, allant en cette année 1965 jusqu’à parer ses compositions des atours de l’électricité. Parmi tous les exemples qui suivirent, un groupe se détache qui, lui aussi, décida un jour de se forger son propre répertoire. Il s’agit de Fairport Convention. 
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  • Alan Stivell, celte symbole

    par Adehoum Arbane le 27.02.2018 Je hais les bretons et leur agaçante manie – réflexe imbécile, donc répandu – consistant à sortir l'étendard de leur région dans tous les festivals du pays alors, ALORS qu'ils ont raté l'unique et légitime occasion de le faire. C’était le 28 février 1972, à l’Olympia. La star des harpistes y enregistre ce qui deviendra son troisième – et meilleur ? – album devant un public chauffé à blanc, cependant respectueux d’une musique traditionnelle ancrée dans la modernité. Alan Stivell s’en était déjà expliqué qui a depuis toujours intégré à son orchestre celtique des instruments plus rock, dont la fabuleuse guitare électrique de Dan Ar Braz...
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  • Electric Music at the Gate of Dawn

    par Adehoum Arbane le 06.02.2018 Au fond tout comme la techno, le psychédélisme reste une musique fondamentalement liée à la drogue, le LSD en l’occurrence. Voilà pourquoi le revivalisme sonne faux, son psychédélisme à lui s’apparente à une expérience bio, c’est-à-dire sans la chimie qui va avec. Qui dit chimie dit alchimie. Cette remarque semble s’appliquer de même à la production made in sixties. En effet, dès 1967 le rock psyché se transforme en mode. Tout le monde y va de sa lysergie sur disque, perdant au passage le message originel. Cependant il en est qui sauront tirer du cerveau...
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  • Tractor, that’s hard folks

    par Adehoum Arbane le 30.01.2018 Il existe cette idée reçue – et assez tenace – au sujet des seventies selon laquelle il ne se serait rien passé avant le punk. Diabolisation aussi injuste qu’excessive. Car ayons un tant soit peu de mémoire. Année 1970, au lendemain du split des Flying Burrito Brothers, Gram Parsons rêve d’un country rock cosmique, entre tradition et modernité. À force de patience, de travail et d’inspiration, il finit par le toucher. De l’autre côté de l’Atlantique, Led Zeppelin "invente" dans le brouet des studios un mariage entre la douceur de la folk et la virilité du hard. Nous sommes en 1971, et un titre comme Stairway To Heaven porte haut ces nouvelles...
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  • Incredible String Band, mages et images

    par Adehoum Arbane le 23.01.2018 Le pouvoir de l’évocation ! À l’heure du marketing digital, la remarque pourrait paraître incongrue. Voire tomber à côté. Nous avons déjà oublié – et c’est somme toute normal – qu’il y eut une époque autre, avant l’avènement des chaînes de vidéos en ligne, des réseaux sociaux, des téléphones aussi intelligents qu’intrusifs, dont l’effronterie consiste à capter pour l’éternité un moment, une situation – voire le dérapage de trop. Avant cela donc, les artistes pop n’avaient pour seul média que les pochettes de leurs albums, et pour les mieux nantis – des pop star ayant passé le barrage de la confidentialité avec succès...
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  • Manassas, USA Stills alive

    par Adehoum Arbane le 16.01.2018 Il n’y a pas que dans les livres d’Histoire que l’on raconte celle de l’Amérique. On la retrouve par touches parcimonieuses dans les poèmes de Walt Whitman – les fameuses Leaves of Grass s’achevant brillamment sur le formidable O Captain, my Captain – ou dans les toiles de Hopper. Et aussi dans le troisième album de Stephen Stills, sobrement intitulé Manassas. L’entreprise s’avère ambitieuse, comme si l’ancien de Buffalo Springfield et de CS&N (complété de Young) avait voulu délivrer son Ulysse à lui. Certes, on ne la retrouve pas de manière littérale. Celle-ci s’y exprime en sous-titre, au travers d’indices...
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  • Pearls Before Swine, after Dylan

    par Adehoum Arbane le 02.01.2018 On connaît par cœur l’histoire de la conversion de Dylan à l’électricité. Et les chefs-d’œuvre qui s’en suivirent. De même, inutile de pérorer davantage sur l’accident de moto qui, en cette année 67, stoppa provisoirement sa carrière. Avec pour conséquence un retour aux sources country en même temps qu’un retour aux studios. Il aura donc suffi d’un méchant coup de destin pour que Dylan « rate » la révolution psychédélique. Ce rendez-vous, un autre groupe l’a honoré pour lui. Les Pearls Before Swine (Des Perles Aux Pourceaux !) du folkeux Tom Rapp livre un premier album qui donne un juste aperçu...
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  • Clapton is God… Of Love

    par Adehoum Arbane le 04.12.2017 Les sociétés occidentales seraient-elles aussi patriarcales qu’on le prétend ? L’Europe médiévale qui a vu les femmes jouer un rôle fondamental, contredit cette péremptoire assertion. Mais le mal est fait. Les hommes travaillent, les femmes œuvrent aux tâches familiales et domestiques. ILS s’adonnent à des loisirs à l’image de leurs mâles attributions. ELLES s’accomplissent dans le cadre chaleureux de leur foyer. Mythe ou réalité, toujours est-il que cette grille de lecture a bêtement façonné le discours contemporain. Jusqu’à la culture pop. Alors que filles et garçons autrefois vibraient de concert aux sons des Bowie...
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  • Carpenters, honneur & fratrie

    par Adehoum Arbane le 28.11.2017 Le morceau de sucre qui aide la médecine à couler. Tout le monde se souvient de ce refrain entonné tout de go par Mary Poppins à Jane et Michael, les enfants dont la fameuse nounou a la charge dans le film de Walt Disney de 1964. Ce judicieux conseil semble correspondre en tout point à l’esprit des Carpenters et de leur musique : un sirop contre les différentes toux de l’époque à laquelle celle-ci a été conçue. Avènement de la société de consommation, guerre du Vietnam, scandale du Watergate. Une chanson pour vous. Ou plutôt treize, tenez. Treize comme un défi lancé aux malheurs des temps nouveaux...
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  • Nilsson, The Big Harry

    par Adehoum Arbane le 21.11.2017 Disque mal rasé jamais rasoir. Album des matins en forme de gueule de bois et tout à la fois œuvre lumineuse. Sans le vouloir les frères Coen ont dû s’inspirer du Nilsson en peignoir, barbe folle et yeux hagards, pour concevoir le personnage de Jeffrey Lebowski. Nilsson erre ainsi sur la pochette – il est pourtant figé, photographie oblige – de façon presque hiératique, seuls son regard vide et sa robe de chambre quasi ouverte traduisent le trouble de l’artiste à l’aube des seventies. « Gotta get up, gotta get out, gotta get home before the morning comes/What if I'm late, gotta big date, gotta get home before the sun comes up...
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  • King Crimson, roi lézardé ?

    par Adehoum Arbane le 14.11.2017 Devant l’impossibilité d’égaler – ne parlons même pas de dépasser – son premier chef-d’œuvre, In The Court Of The Crimson King, Robert Fripp choisit de diviser pour mieux régner. De précéder chaque futur opus d’un chaos réfléchi, théorisé. Le grand chamboule-tout humain et musical. Ainsi en août 1970, après un deuxième album avec le line-up originel (In The Wake Of Poseidon), Fripp vire tout le monde et place ses nouveaux pions. Lizard commence à prendre forme. Car ce nouveau disque est bel et bien une tentative d’autre chose. L’impérieuse nécessité de tout renverser pour temporiser, de dévier – donc de défier... 
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  • Wings of change

    par Adehoum Arbane le 07.11.2017 Pourquoi un artiste – aussi chevronné soit-il – voit trop souvent, avec le temps, la source de son talent tarir ? Lennon et Harrison se sont ainsi perdus en solo, après deux albums réussis. Ne parlons même pas de Ringo Starr. Seul McCartney semble avoir échappé à ce coup du sort. Quelle en est la raison ? Peut-être parce qu’après la séparation des Beatles et deux albums sous son nom – dont le sublime Ram – il eut cette idée de génie de… Monter un groupe ! Bon sang mais c’est bien sûr, il fallait y penser ! Surtout à l’aune des seventies, la décennie des projets solos et de l’égo. Nous n’irons pas jusqu’à dire que les premiers Wings s’imposent...
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