A new disque in town


  • L’art de TRIOMPHE était au Baron

    par Adehoum Arbane le 12.11.2013 Le Baron. Réduit feutré pour yuppies flippés. Avant même qu’une faune au parfum fauve n’investisse les lieux comme des financiers carnassiers, j’y ai fait, je dois l’avouer, l’une des plus singulières rencontres. Un Frédéric Chopin Mitch Mitchellisé, un bassiste au visage de piéta et au corps drapé de smoking tout deux accompagnés d’un guitariste Phil Lynott dans ses habits de Beatles. Un beau diable comme je le constaterai plus tard.
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  • MGMT, mentale machine musique

    par Adehoum Arbane le 29.10.2013 Inutile de tergiverser, MGMT est l’un des groupes les plus séduisants de ces dix dernières années. Voilà pourquoi il est permis aujourd’hui de chahuter le mythe. Ou du moins de poser une véritable réflexion dégagée de toute influence. Car MGMT est déjà entré dans l’histoire, à contrario de tant de formations dispensables aussitôt écoutées aussi vite oubliées. Avant tout parce que Management appartient au cercle très fermé des groupes ayant réalisé un parfait premier album. 
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  • Ty Segall, rêve éveillé

    par Adehoum Arbane le 21.10.2013

    La chose semble relever de l’exploit. Ou bien du rêve éveillé. Ou encore de la gageure. Trouver un artiste et un album – les deux réunis – bien mieux que le trop hirsute et baba bavard Devendra Banhart. Ce n’est pas vraiment un petit nouveau. Celui-ci fait la joie de la nouvelle scène californienne depuis quelques prolifiques années. Ty Segall. C’est son nom. Ce rockeur au visage poupon n’a pas son pareil pour s’énerver sur des guitares fuzz – le nom de son nouveau projet discographique – et brouillonner des hymnes garage bouillonnant. 


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  • FUZZ, effet d'annonce ?

    par Adehoum Arbane le 15.10.2013

    La formule est entendue. L’acte de décès maintes fois signé. Le rock serait mort, allez, au moins depuis la fin des années soixante dix. Après, peut-être, le dernier sursaut du punk ou bien le suicide de Ian Curtis. Début des années 2000, on a cru à une résurrection, tout du moins un retour porté par les guitares faméliques, asséchées des limpides Strokes. Non le rock n’est pas mort, pas plus qu’il n’était parti. 


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  • Miles Kane, trois minutes d'éternité

    par Adehoum Arbane le 08.10.2013

    Si Miles Kane n’a piqué qu’un seul truc aux sixties, ce n’est pas tant la furie hendrixienne des guitares. Encore moins les orgues baveux ou même les chœurs omniprésents. Non, Miles Kane a tout bonnement recyclé une vieille formule qui fit le miel des années 64-67 en Angleterre – beaucoup – et aux États-Unis – aussi, notamment avec la vague soul –, cette règle d’airain du rock et de la pop : la chanson de moins de trois minutes.


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  • Queens of the Stone Age, deaf metal

    par Adehoum Arbane le 09.07.2013 Depuis sa création, le rock a fait plus que se réinventer. Il s’est diversifié. Touchant ainsi des publics à géométrie variable au moyen d’une segmentation qui aurait pu, telle une greffe délicate, ne jamais prendre. La fameuse politique de filières qui n’a de cesse de faire écho ces derniers temps. Ainsi en est-il du Stoner rock qui se définit comme une déclinaison naturelle du Heavy Rock. Pierre angulaire (!!!) du mouvement, les Queens of the Stone Age n’en sont pas à leur première incarnation. Déjà sous l’énigmatique appellation de Kyuss, Josh Homme, son leader, rédigeait sur le grimoire du Métal une partition bien à lui, entre space et rock et inflexions californiennes. Lorsque la formation se dissout telle une goutte de LSD sous le soleil aride du désert, le monolithique guitariste réunit de nouveaux adeptes, ses reines, et forment les Queens of the Stone Age.
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  • The Hinnies, équilibre miraculeux

    par Adehoum Arbane le 11.06.2013 l faut toujours croire aux miracles. D’autant qu’ils ne sont pas tous d’ordre biblique ou géographique ; oubliez les grandes catharsis de Lourdes. Celui dont il est question ici s’avère musical. Il tient à cette rencontre improbable que le patron de Sub Pop, Bruce Pavitt – signataire de Nirvana –, avait alors théorisé à propos du grunge : la sincérité du punk, les riffs de Black Sabbath et les lignes mélodiques des Beatles. En 1992, arrive dans les bacs Dead Four, l’unique Lp des Hinnies. Passé inaperçu à l’époque, l’album tient du véritable miracle. Il incarne l’idée même esquissée par Pavitt, cet équilibre ténu entre la violence des guitares, de rigueur en ce début de décennie 90, et l’immédiateté de la pop.
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  • Daft Punk, RAM... On ?

    par Adehoum Arbane le 04.06.2013 C’est la déclaration de Liam Gallagher qui a mis le feu aux poudres. Lassé par le phénomène Random Access Memory, du nom du dernier album de Daft Punk, l’imprudent déclarait dans la presse être capable d’écrire Get Lucky en quelques secondes. Les réseaux sociaux ripostent avec véhémence. Chacun y va de son post pour recadrer l’impétueux ex leader de Oasis. Satisfait de son petit effet, la rock star récidive en affirmant, non sans culot, pouvoir écrire l’album entier en une semaine. Quand on sait que les Daft Punk travaillent à leur projet depuis des années, on s’étrangle. Y a t-il pas dans ces propos à l’emporte-pièce une part de vérité ou s’agit-il d’un crime de lèse-majesté ?
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  • Ready To Die, la mort dans l'âme

    par Adehoum Arbane le 07.05.2013 Ready To Die serait un album acceptable, voire même exaltant s’il n’était estampillé Iggy & The Stooges. Nos corps bougeraient à la limite de l’hystérie et avec une certaine sincérité si l’opus avait été signé par je ne sais quel combo proto-punk. La sueur aurait enveloppé nos torses, distillant son parfum âcre et son poison suave si la formation avait émergé de NYC, de Brooklyn, de Manchester ou des quartiers miteux de Londres. Beaucoup de « si » qui ne valent pas un « oui » unanime à cette quatrième livraison du fameux groupe de Detroit. Même sans Ron Asheton, hélas disparu en 2009, et avec LE James Williamson qui contribua au son de Raw Power, lui apportant ces couleurs malsaines qui conviennent tant aux Stooges, le résultat déçoit.
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  • Triomphe, épais EP et dense musique

    par Adehoum Arbane le 30.04.2013 Pourquoi la chronique longue, détaillée, circonstanciée ne serait-elle réservée qu’au Lp, format roi qui, depuis les prolifiques sixties, dicte sa loi ? La chose étant dite, actée, passons aux choses sérieuses. Humm… Sous l’arc de Triomphe où sommeille le soldat inconnu s’est réveillée une force pour l’instant méconnue. Quoique. De l’architecture centenaire aux héros maintes fois célébrés, elle a conservé le nom comme une adresse préventive à celles et ceux qui découvriront le délicat objet de carton dont l’intérieur semble préserver le meilleur. TRIOMPHE. Tout un programme.
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  • Welcome to the Comedown Machine

    par Adehoum Arbane le 23.04.2013 Il faut bien l’avouer, je n’ai jamais aimé les Strokes. À qui la faute, à ces journalistes-influenceurs avides de formules chocs sur le retour du rock à guitare dont je n’avais pas vraiment constaté l’acte de décès. Et puis vint l’examen en surface de la production du quintet new-yorkais. Le son paraissait étriqué, énergique certes, mais aussi sec qu’un gin tonic de fin de soirée. Il y eut ensuite la récupération publicitaire, odieuse et fourbe. Où était la dimension indé ? Comment accepter d’associer un Acte Créateur à une marque, une société cotée en bourse ? Et je suis passé à autre chose. Le nouveau siècle, s’il avait commencé par quelques riffs des Strokes, ce nouveau siècle-là allait trouver d’autres voix.
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  • Daisy Lambert, album chic & effet choc

    par Adehoum Arbane le 15.04.2013 Avec son visage poupin et sa chevelure rouquine habitée, flammèches dorées en pagaille, Daisy Lambert se rapproche étrangement de Van Morrison. Cette ressemblance frappante n’est pas que physique, fort heureusement. Comme l’irlandais fou qui jadis troqua le garage rock époque Them contre une musique plus inspirée, entre folk et jazz sur Astral Weeks, Daisy Lambert assume sur ce premier album des ambitions démesurées. Un grand huit artistique dont on ressort sonné tant l’œuvre étonne par sa maturité. Comme Van Morrison en 1968, Daisy joue son va-tout. Audace et prise de risque maximum : de cette équation il va puiser sa force.
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  • Big Issues Printed Small, opus 3

    par Adehoum Arbane le 09.04.2013 Il n’y a rien de pire que ces musiques que l’on entend sans vraiment les écouter. Un bon disque arrive à vous attraper par le bras et à vous dire « hé, pose-toi, écoute-moi, tu ne le regretteras pas ». Ces albums-là, s’ils étaient légions il y a quarante ans, se font aujourd’hui plus rares. C’est peut-être que la masse produite a étouffé les velléités créatives de ces œuvres écrites, au sens propre du terme, avec honnêteté et intelligence. Mais les chansons qu’elles renferment ont cette faculté, mieux, ce don d’être têtues, d’insister, de mettre le pied dans la porte et quand celle-ci s’ouvre pleinement, elles entrent alors chez nous pour ne plus jamais en ressortir. Des mélodies qui habitent donc.
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  • Jacco Gardner, Batave a dream

    par Adehoum Arbane le 02.04.2013 La modernité, voilà la nouvelle obsession en vogue. Elle tente d’infiltrer tous les domaines de la création, design, architecture, théâtre, danse, cinéma et bien sûr la musique. Pour s’inscrire dans l’avenir, il faut être de son temps. En vain ? Parmi toutes les décennies passées, les sixties consituent un eldorado, un jardin d’Eden indépassable. Tout y fut inventé en matière de pop, de nombreux langages qui coexistent encore de nos jours furent imaginés, psyché, country, americana, folk, soul, funk, folk, hard, classic rock jusqu’au punk, aussi braillard qu’un nouveau-né. Et si les musiciens et songwriters d’aujourd’hui s’étaient entichés de cet héritage pour d’autres raisons et pas seulement sonores ou techniques ? La question mérite d’être posée à l’heure où Jacco Gardner, jeune hollandais de 24 printemps radieux, sort son premier album solo judicieusement appelé Cabinet of Curiosities.
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  • Motorama, pop obsidienne

    par Adehoum Arbane le 26.03.2013 La Russie cultive une réelle tradition pour les visions modernistes et tourmentées, il suffit pour s’en convaincre de relire Le nuage en pantalon de Vladimir Maïakovski, de contempler les toiles hautement symbolistes de Mikhaïl Aleksandrovitch Vroubel ou de prêter une oreille studieuse aux concertos de Rachmaninov. À travers eux, la Russie raconte une histoire autre que le totalitarisme soviétique au rêve communiste trahi, autre que les délires cyniques d’un Poutine sous testostérone. Ce roman-là souffle le chaud et le froid. Il se lit aussi dans ces 17 000 000 km2 de terres sauvages. Ainsi, au cœur du Kamtchatka, presqu’île de l’extrême orient russe, tapissée de neiges éternelles, rugit un volcan rougeoyant, le Tolbachik. Il piaille, hurle et crache ses vomissures de feu. Ce paysage dantesque, à la fois cristallisé dans la banquise et larvé de pourpre, n’a que très peu de choses à envier au deuxième album de Motorama, Calendar.
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  • The Besnard Lakes

    par Adehoum Arbane le 19.03.2013 Le petit monde de l’indie pop – à guitares revêches – est en émoi. Vingt deux ans après Loveless, My Bloody Valentine sort un nouvel opus. L’un de ces brûlots d’apparence révolutionnaire que des hipsters mal rasés commenteront jusqu’à plus soif. Une fois l’écoute achevée, on se dit que la bien-pensance, cette maladie du nouveau siècle, a fini par pénétrer les cercles jadis épargnés de la critique rock. Que raconter de cette ultime livraison ? Musique qui se singularise d’emblée par une molle apathie, bloc sonore morne, minéral duquel on a du mal à extraire la moindre émotion tangible, palpable. Comme si la paresse avait présidé à la création de l’œuvre, la troisième en vingt cinq ans de carrière (!!!)
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  • The Darkness, le côté obscur de la farce

    par Adehoum Arbane le 05.03.2013 Pourquoi le rock n’ose-t-il plus le mauvais goût ? C’est la question légitime que l’on est en droit de se poser face à un mouvement indie de plus en plus tourné sur lui-même – autocentré donc – et en quête permanente de respectabilité. Le dernier débat en date autour de Melody's Echo Chamber le démontre et de façon assez cruelle qui voue pourtant son producteur Kevin Parker – au passage le leader bricolo de Tame Impala – aux gémonies. Le rock a toujours été affaire de mauvais goût ou pour être plus précis d’outrances sonores, verbales, vestimentaires et enfin financières. On pense au glam, symbole des excès les plus scintillants ou encore au prog’ boursouflé, au hard stadium, tous ces genres qui firent la magie cokée des années 70.
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  • Julien Pras, petit bonhomme de chemin

    par Adehoum Arbane le 19.02.2013 On connaît Kerouac, l’homme, l’écrivain, le mythe. Son obsession de la route qu’il sillonnera des années durant sous drogues et dont il tirera un manifeste littéraire, bref, son plus fameux roman. Ce n’est pas tant le voyage qui nous intéresse ici mais cette vision têtue, cette démarche ressassée, cette envie, ce besoin de parcourir les mêmes foutus kilomètres dans un sens comme dans l’autre et au hasard des villes, des circonstances, lier des amitiés profondes, indéfectibles. Finalement, l’auteur réussit à créer une intimité avec son matériau, un bout de bande fumante, granuleuse, dépliée à l’infini jusqu’à l’horizon. Il en va de même de Julien Pras et de la musique. Sa musique.
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  • Foxygen, faussaires, vrais airs

    par Adehoum Arbane le 05.02.2013 On peut être faussaire sans passer pour un fossoyeur. La formule semble aller comme un gant à Foxygen, duo de Los Angeles s’étant fixé comme mission de revitaliser le bon vieux rock’n’roll des familles. Celui précisément qui contribua à faire vibrer toute une génération chevelue. Nos parents, oncles ou tantes – ce sont eux – s’adonnèrent ainsi à l’amour libre dans ce joyeux foutoir de chairs et de chants que furent les années soixante. En 2013, on rigole moins, et pas seulement pour raison de crise et de débandade politique. Là où beaucoup de groupes nouvelle génération pêchent par facilité, Foxygen aligne les atouts, voire même – n’ayons pas peur du mot – les idées.
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  • Granville, après la pluie le beau chant

    par Adehoum Arbane le 29.01.2013 Et si la météo capricieuse, le soleil paresseux et les pluies diluviennes avaient une incidence sur la musique et plus particulièrement la pop ? Vous m’objecterez que la Californie, qui ne joue pas dans la catégorie « patelin perdu », a couvé dans sa chaleur ouatée nombre de formations influentes jusqu’à inventer la Sunshine Pop ! Fichtre. Mais la mère de la pop n’est pas l’Amérique mais bien l’Angleterre monotone, un brin conservatrice – en apparence seulement – balayée par les autans et fouettée par les ondées. On comprend pourquoi sa jeunesse préféra longtemps s’exiler dans ses intérieurs austères mais feutrés pour inventer tranquillement – entre deux tasses de thé – les pop songs qui allaient contribuer à sa gloire et faire sa fortune.
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  • Best of 2012 de Shebam

    par Adehoum Arbane le 08.01.2013 Alors que dans les rédactions on s’empresse de boucler le classement des meilleurs albums rock de l’année 2012, il convient de ne pas céder à la panique, encore moins à la facilité. L’exercice est connu de tous, des rock critics – certes - mais également des fans. C’est un moment attendu qui vient clore l’année en beauté, au milieu des cascades de Champagne bon marché et des bêtisiers rabâchés. Cette année pourtant, j’ai cru bon de déroger à la règle que je m’étais édictée depuis toujours à savoir ne pas livrer un Best Of des 100 meilleurs disques mais préférer l’épure d’un « top » ramassé à 10 albums mûrement choisis, patiemment écoutés et enfin honnêtement chroniqués.
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  • Magic Trick, la chambre d'écoute

    par Adehoum Arbane le 25.12.2012 Rompant avec tous les codes de la pop contemporaine, Magic Trick – littéralement le tour de magie – et son grand architecte Tim Cohen proposent à l’auditeur un voyage inattendu. The Glad Birth Of Love a de quoi surprendre, pire, rebuter celles et ceux qui se sont accoutumés ces dernières années à la marchandisation de la musique via le support, forcément pauvre, du mp3. Les deux faces de l’album s’articulent autour de quatre morceaux variablement longs et dont la tessiture propre à chacun – un autre facteur de déperdition commerciale – achèvera de faire fuir les derniers. Reste quelques braves, vous. Contrairement aux apparences dont il convient de se méfier proverbialement, la complexité des titres n’occulte en rien une certaine lisibilité et il suffit d’une première écoute, simple mais attentive, pour se convaincre de la réussite de l’entreprise. San Franciscain d’origine, Tim Cohen a délaissé ses influences pop et la fée électricité pour explorer un acid folk des plus ambitieux.
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  • Aline, boys don't cry ?

    par Adehoum Arbane le 18.12.2012 Et j’ai crié Aline pour qu’ils reviennent. Et ils ont obtempéré. Anciennement Young Michelin, les quatre élégants garçons d’Aline s’apprêtent à publier leur tout premier album après un EP qui a frappé les esprits. Je Bois et puis Je Danse est en passe de devenir tout bonnement LE single de l’année 2012. Revenons à leur Lp, Regarde le ciel. C’est l’un des manifestes de cette nouvelle esthétique que le tout Paris appelle déjà « Variété Alternative ».
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  • Phantom Buffalo, small is beautiful

    par Adehoum Arbane le 11.12.2012 On connaissait David et Goliath, le petit poucet et l’ogre. Ces histoires partagent en définitive la même morale : le plus petit est souvent le plus malin. Et par voie de conséquence le plus fort. Il en va de même de Phantom Buffalo, outsider discret de la pop américaine. Qui avait remarqué ce quatuor du Maine – la région ne plaide pas vraiment en sa faveur – depuis sa formation au début des années 2000 ? Une discographie en pointillé dont Tadaloora demeure l’évidente figure de proue, un ascétisme médiatique érigé en système et, enfin, une page Wikipedia minimaliste. Le groupe aurait pu passer à côté de l’Histoire là où les Shins réussirent leur migration de l’indie vers la classic pop, tutoyant les cimes de la reconnaissance mondiale. Mais il faut se méfier de l’eau qui dort.
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  • Foxygen, l'avenir des stones c'est eux

    par Adehoum Arbane le 04.12.2012 Suite au passage éclair des Rolling Stones au Trabendo, célébrant devant sept cents fans chanceux le Rock et, à travers lui, ses vieilles légendes, je pérorais sur le lien étroit entre passé et présent. Il ne s’agissait pas d’un concert habituel mais d’une séance de répétition publique, une sorte de pré-test censé lancer la tournée 2012. Avec la sortie d’un ultime effort, le fort bien nommé Grrr! - une plantureuse compilation -, certains crurent bon de persifler sur l’extrême longévité de l’une des plus grandes formations de rock de tous les temps.
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