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De la graisse, du sang et des larmes. Du bitume, du cuir et les orgues de l’enfer. Voilà que déboulent les fameux Lords Of Altamont et en tout bien tout saigneurs, ils entraînent dans leur sillon motorisé toute une mythologie rock qui doit autant aux magnétiques Seeds qu’au non moins dangereux Steppenwolf.

Les deux pochettes se plaisent d’ailleurs à pasticher cette iconographie...

21-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1475 fois | Public




Héritier tranquille de l’école de Canterbury, Peter Von Poehl rédige avec Going Where The Tea Trees Are la suite aérienne de In The Land Of Grey And Pink de Caravan : mêmes couleurs feutrées étalées dans cette comptine embrumée perpétuant la tradition des chansons chorales qu’affectionnait tant dans son enfance le bassiste Richard Sinclair. Quant à la production, l’estampille seventies...

15-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 794 fois | Public




OK, les Libertines ont peut-être pompé les premières mesures de War Of Hands Of Time des méconnus Masters Apprentices dans Last Post On the Bugle. Rien de bien grave pour des «artistes» de cette pointure. Hum… À part ça ? Revenons à la version originale : intro lysergique façon Electric Prunes, rythmique galopante, voix rageuses. Cet hymne contre la guerre du Vietnam déboula sur les...

15-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1062 fois | Public




Cette formation pop de circonstance fut un peu trop vite oubliée. Pourtant, leur unique album, produit en 1968 par Michael Lloyd (West Coast Pop Art Experimental Band), contient une pépite garage punk, l'inaltérable My Girldfriend Is A Witch. Rythmique endiablée, orgue épileptique, guitares incendiaires crachant leurs sortilèges démoniaques pendant 37 miraculeuses secondes. Les...

14-12-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1160 fois | Public




Cet homme discret aime à se cacher derrière le bois de sa guitare et les tourbes noires de sa barbe sauvage. Ses deux albums, à la fois ciselés et débraillés, ont cette patine folk typiquement anglaise mais avec les claviers aqueux des meilleurs albums de Robert Wyatt (dont le barde barbu se réclame en toute logique). In Your Town possède la force des hymnes simples, frappés par...

13-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 852 fois | Public



Ce XIXe siècle avait 4 ans lorsque Benjamin Disraeli vint au monde. Le romantisme prenait son essor. William Blake noircissait les premières pages de Milton, épopée poétique et visionnaire. Beethoven composait sa Sonate pour piano n° 23 en fa mineur, opus 57. Le siècle était en marche. Thomas Jefferson devenait Président des Etats-Unis d’Amérique pour la seconde fois et Napoléon se faisait...

07-12-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1998 fois | Public




L’entomologie semble avoir inspiré le petit monde grouillant de la pop : les Scarabées, les Araignées de Mars, la Cérémonie du Voyage de la Fourmie... Originaires de l'île de Wight (un signe), les Bees virevoltent entre pop et psyché, façon sixties. Sweet Like A Champion tisse une ambiance brumeuse de petit matin d’automne où le monde s’éveille ou s’endort, c’est selon, et vous...

06-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 794 fois | Public




Gros, gros son, riffs rageurs et ravageurs, extase rock’n’rollesque, la Muzak comme se plaisait à écrire un certain génie de la chronique rock dont les circonvolutions métal continuent de prospérer comme ces chercheurs d’or musical qui arpentaient alors les montagnes babyloniennes des Holly Sixties. Bref, tout ça suinte le sexe, la cool attitude, la dope, le swinging baising London,...

06-12-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2104 fois | Public




Chuck Norris déclara un jour, suite à un laconique « Attention où vous mettez les pieds » : « Les pieds, je les mets où je veux et c’est souvent dans la gueule ». Il en fut de même pour le MC5 qui en 68, lors d’un mémorable set capté par Bruce Botnick, l’ingénieur du (mur) du son des disques Elektra, bottait le cul des kids fous furieux, en même temps qu’il bottait en touche le flower...

06-12-2006 | Envoyer | Commentaires (3) | Lu 2881 fois | Public




Rédiger parmi les plus belles pages rock commence d’abord par tomber un nom, celui qui fera tomber les filles, leurs petites culottes et tous les murs du star-system. Un nom doit sonner comme une guitare (accordée ou non d’ailleurs). En la matière, les Tokyo Sex Destruction sont un modèle du genre. Soit dit en passant, nos sympathiques destructeurs de sexe nippon sont espagnols et les...

06-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1018 fois | Public




Vander la tient, sa Grandœuvreh (en Kobaïen) ! Pièce monumentale (ici en 3 actes), Mekanïk Destruktïw Kommandöh incarne la synthèse effarante effrayante entre jazz, classique et chants païens, comme si Coltrane et Wagner avaient pactisé avec Cthulhu en personne. Cette folie destruktïw semble avoir été canalisée pour produire de nouveaux schémas musicaux que l’hexagone impie n’avait...

01-12-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1277 fois | Public

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