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Métal en fusion, crépitement de l’électricité illuminant les feux industriels, la tour de Londres et les laves mouvantes de la froide Tamise. Le Sabbat Noir déploie ses ailes de corbeau de mauvais augure, enveloppant l’espace, la matière de la nuit. Les kids adorent. Ils en tremblent. Ils rêvent de sorciers étranges, de chanteur suceur de sang et de guitariste cafardeux. On est en 1970. Le...

25-09-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2226 fois | Public




Les Dresden Dolls n’ont pas eu la bonne idée de crécher à Boston (pourtant place forte du rock depuis 30 ans) mais ils ont eu la brillante idée de réhabiliter le cabaret rock. D’où Dresde, les maquillages blafards, la mise en scène, le jeu désarticulé… Les poupées. Imaginez la rencontre en Marlène Dietrich et Brecht, Le portier de nuit version punk et vous vous ferez une idée (une...

23-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 858 fois | Public



Faut-il pleurer le destin en demi-teinte des infortunés Love ? Faut-il maudire les Doors d’avoir été propulsés sur le devant de la scène alors que le groupe d’Arthur Lee devait pour un temps tomber dans l’oubli ? L’histoire du rock est riche de ces destins ahurissants, de ces parcours chaotiques qui voient pourtant, dans les pires moments d’incertitude, émerger les plus beaux trésors....

22-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1272 fois | Public




Rien à foutre de Yoko Ono et de sa bobine livide. Rien à foutre de Lennon et de ses protest songs à la noix. Vive David Peel (& The Lower East Side), sympathique chanteur de rue qui hurla son rock touffu et braillard dans les rues de New York pendant les holly sixties. OK, il chante et joue comme un naze, il pue le hippie hirsute à 3 mètres. Mais ses productions brutes sont...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 824 fois | Public




Bon, on peut le dire maintenant  : Deep Purple a pompé It's A Beautiful Day pour composer les premières mesures du mythique Child In Time (au demeurant un morceau sublime et enragé). Malgré tout, Bombay  Calling est un formidable morceau teinté d'orientalisme, serti de violon romantique et de guitare west coast. Un merveilleux groupe de San Francisco à redécouvrir sans...

18-09-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2209 fois | Public




Bon, ça sent un peu le pompage en règle, genre clonage frankensteinesque de Black Sabbath (le nom) et Deep Purple (l’orgue omniprésent et le chanteur hurleur). Mais à y bien prêter l’oreille (décidément, que d’oreilles dans ces dernières chroniques), on trouvera chez les teutons de Lucifer’s Friend de nombreux atouts : d’abord, ils sont teutons et l’on sait à quel point la scène...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 849 fois | Public




La famille (!) progressive anglaise compta dans ses rangs moult formations. Laissons les plus connues de côté pour nous pencher sur le cas (très intéressant) de Family, le groupe du chanteur éructeur, Roger Chapman. En quelques albums variés et aboutis, la Famille proposa une alternative au folk rock de Jethro Tull, le violon en plus. The Weather’s Answer fut un joli succès mais aussi...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 802 fois | Public




La formation qui officiait sur Bare Wires de John Mayall en 68 vole ici de ses propres ailes. Mais gare à celui qui laissera traîner ses deux oreilles d'un peu trop près. Car Colosseum porte bien son nom... Et ne réunit que des colosses : le volubile Jon Hiseman à la batterie, le sobre Dave Greenslade à l’orgue, le très hendrixien Dave Clempson à la guitare, l’ambidextre Dick...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 805 fois | Public




Eric fit vibrer avec les Animals. Eric fit planer avec les New Animals. Mais, Eric fit aussi groover avec War, collectif afro qui décida de déclarer la guerre, non pas aux pointes sèches et aux cheveux cassants, mais à la soul à travers une fusion incroyable entre funk, rythm’n’blues et jazz. 2 albums avec le petit Eric, histoire de montrer que Sly & The Family Stone n’était pas la...

18-09-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1831 fois | Public



Beauté lugubre. Expressionnisme vocal. Romantisme allemand. Des forêts profondes sous sa chevelure, de l’angélisme blond au noir de jais. Une variation possible du gothisme, au sens littéral du terme, loin des longs manteaux noirs et des visages fardés. Une Marilyn sans Manson, une Marlène Dietrich pop. Et surtout, surtout, une artiste tourmentée, une icône (de papier ?) glacée. Nico fut...

15-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 2732 fois | Public

Oubliez Twiggy, il y eut la blonde et ténébreuse Christa Päffgen, plus connue sous le nom de Nico, égérie grave de Warhol et du Velvet. Mais avant de signer de sa voix spectrale les sucreries pop de Lou Reed, entre deux séances photos et un Fellini, Nico joua les chanteuses de charme en solo. Déjà, son interprétation frappe les esprits. L’ampleur et la suavité de son timbre nous montrent à quel...

14-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 838 fois | Public

L’autre facette de Ray Davies et de ses merveilleux Kinks : après le cynisme pince-sans-rire, place à la grâce douce-amère, à cette forme de légèreté solaire qui réconforte aussitôt, comme un bon thé bien chaud. Ces jours qu'il nous dépeint sont autant de petits instants précieux, miniatures joliment tournées. Quand Ray n’est plus Dickens ou WH Auden, il devient un lord Byron inspiré. Généreux et...

11-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 784 fois | Public

Avec ses cuivres funestes en forme d’oraison et sa mélodie aussi accrocheuse qu’une plume noire accrochée à la bride d'un cheval de cortège funéraire, Dead End Street dresse la chronique d’une société anglaise où la vie est une voie sans issue. On est loin des paroles mièvres des gentils Beach Boys. Ici, on parle du peuple. Il y a dans ces vers quelque chose de Dickens. Une tradition purement...

11-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 766 fois | Public

Avec Alexis Korner et Graham Bond, John Mayall représente la pierre angulaire du blues boom boom anglais, une figure emblématique trop souvent restée dans l’ombre : Peter Green et Eric Clapton accompagnèrent (et éclipsèrent) Mayall au sein des mythiques Bluesbreakers. En 1969, Mayall change de cap. Le temps d’un concert enregistré au Fillmore East, il troque l’électricité contre l’acoustique....

08-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 813 fois | Public

Ça c’était bien avant le virage rock FM du groupe, à la fin des années 70. Avant, le destin de Fleetwood Mac était encore entre les mains de Mike Fleetwood et de John McVie, les deux membres fondateurs. Mais également entre celles de Peter Green, guitariste magique, ancien soliste des Bluesbreakers et qui révérait le blues. En 1969, la formation signe avec Albatross un album et un morceau aériens...

07-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 857 fois | Public

Un monument du rock anglais des seventies dont l’origine prend source avec les Small Faces de Steve Marriott, des petites frappes mods qui enflammèrent rock, pop et psychédélisme dès 67. Ici, les guitares incendiaires de I Don’t Need No Doctor (une reprise, un tube) cèdent place au folk poignant et mystique de For Your Love (encore une reprise, mais des Yarbirds). On retrouve dans ce trio...

07-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 873 fois | Public

New York, 1967. En l’espace d’un premier album (de reprises), Vanilla Fudge dynamite le fameux tube des Supremes, You Keep Me Hangin’ On. La force (de frappe) du groupe ? Une section rythmique impressionnante, menée par Tim Bogert à la basse et Carmine Appice à la batterie. Pour créer ses climats dramatiques, la formation dévoile deux autres atouts, et pas des moindres : Mark Stein couché sur son...

06-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 749 fois | Public

En 1968, le papillon de fer plaque sur les ondes américaines les premiers accords du heavy metal. Une musique qui fusionne surtout avec les laves colorées du psychédélisme qui déferle alors sur la côte ouest des Etats-Unis. Limpidité de l’orgue, guitares canifs et voix ample au timbre vaguement théâtral imposent un style qui n’est pas sans rappeler l’acid rock baroque et tourmenté des mythiques...

06-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 765 fois | Public

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