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Gerry Goffin et Carole King prêtèrent leur plume aux plus grands (Wasn’t Born To Follow des Byrds, c’est eux !). En 1970, le couple divorce et Carole se lance alors en solo. En 71, elle signe avec Tapestry un album magique et inspiré dont So For Away sera la plus belle figure de proue. Avec son piano tout en retenue et ses accents soul, cette chanson entre dans la légende et dans les cœurs pour y...

31-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 814 fois | Public

L’acide, le trip psychédélique et ses moindres couleurs, visions kaléidoscopiques générant de multiples images dans votre cerveau... Laissons ces considérations psychotropes pour s’offrir un tube en buvard : de l’encens et du poivre. L’orgue farfisa farfise à cœur joie tandis que les percussions arabisantes entraînent l’auditeur, drogué averti, dans une sarabande exotique. Voix chaude et ...

29-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1691 fois | Public

L’Angleterre des mid-sixties a vu émerger de nombreuses formations biberonnant toutes au blues, au bourbon et recrachant le tout en guitares abrasives. Le succès de Free peut paraître plus modeste (excepté leur hit Alright Now extrait de Fire & Water en 70). Pourtant le groupe fait preuve de qualités non négligeables : un guitariste plus que compétent (Paul Kossoff), une section rythmique...

28-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1720 fois | Public




C’est l’histoire d’un ours. Moi.
Autrefois meublé accueillant, mon appartement s’était transformé en une sorte de caverne, comme celle du capitaine du même nom. Une tanière nauséabonde qui ne ressemblait en rien à la charmante masure des 3 ours de Boucle d’or. D’ailleurs je n’étais plus depuis longtemps le pendant gracile et masculin de Boucle d’or. On devinait tout juste sous ma...

28-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2083 fois | Public

Et si un sitar sonnait funky ? À cet épineux débat d’irréductibles exégètes du rock, Traffic répond par un Paper Sun métissé, épicé et relevé ou quand le psychédélisme le plus vaporeux (dixit les envolées de chœurs) se mue en soul épileptique capable de faire danser un vétéran du Vietnam unijambiste. Fraîche et juvénile, colorée et limpide : une pop ronde en bouche.



28-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 849 fois | Public

S’agit-il de l’appartement de Gainsbourg, rue de Verneuil, fourre-tout baroque où les moulures abritèrent pendant longtemps les plus folles parties fines et les plus belles partitions ? Qui peut savoir ? Jane, Melody, Serge, Dieu et ses havanes ? Toujours est-il que le 5e morceau d’Histoire de Melody Nelson propulse en tronche d’affiche tous les fantasmes rock de Serge : les miroirs, la baise, le...

27-07-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1854 fois | Public

Romance rococo d’un Rimbaud quarantenaire, décadent (pas décatie), Ah Melody est la suite logique (comme tout le reste de l’album au fond) de la Ballade de Melody Nelson. Une certaine tendresse émane des textes, sous les lustres flamboyants et les vernis qui craquent. Car le poète a bel et bien craqué pour cette figure anglaise, ingénue jusqu’au bout de la langue, qui aime le sucette et la rock....

24-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 929 fois | Public

Phrasé blasé d’un homme en blazer, murmurant ses pensées aux oreilles gramophones d’une France endormie. Histoire de Melody Nelson, l’album, le roman rock des poètes lunaires, des âmes en veine, du verbe acerbe et de la langue : chantée ou parlée, on ne sait plus très bien. Un franglais maniaque et concis, taillé comme un bijou, comme une place Vendôme, avec en arrière plan une Rolls dévergondée....

24-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1725 fois | Public

Il y a maintenant plus de 16 ans, j’achetais mon tout premier CD : les sessions enregistrées par le Jimi Hendrix Experience à la BBC, le 13 février et le 28 mars 1967. Et avec lui je commençais mon initiation musicale à travers mes Holly Sixties. Aujourd’hui, je dérogerai à la règle de cette rubrique (une chanson, un billet) pour parler plus librement du mythique gaucher de Seattle (et pas...

24-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 841 fois | Public

Les Moody Blues avaient le mellotron, Hendrix la fender stratocaster. Le wurlitzer fut la signature musicale de Supertramp. Ce groupe au succès international signa en 1974, avec Crime Of The Century, un album de pop progressive ambitieux et raffiné. Dreamer fut d'ailleurs leur tout premier tube. mélodie alerte, choeurs enjoués, 3 minutes de pop parfaite, une chanson de rêve.



23-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2091 fois | Public

Penny Lane, pop à baldaquin, rock en chandelier, vignette baroque, morceau chasse à cours, chanson élizabethaine. Les Beatles, quoi. A part cela, j’adore le look de Lennon, cheveux courts, moustache hendrixienne et lunettes rectangulaires.

 

23-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1776 fois | Public

Intro mémorable (pas très loin du riff zébré de I Had Too Much To Dream) ! En 67, les Smoke soufflent sur les ondes londoniennes des fragrances enfumées, pleine de stridence exaltée. On en oublierait presque l’ami Jack. Un autre tube qui a fait les beaux jours de la compile Nuggets, version British Empire. Pour les puristes et les exégètes, le son des Smoke se rapproche de leurs homologues...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1550 fois | Public

Ah Sgt Pepper, l’album qui sortira sans aucun single et que les teenagers des sixties écoutaient dans leur chambre, en grillant quelques bougies et quelques joints. La chanson d’ouverture représente la quintessence de l’art scarabéen : des guitares tranchantes et des cuivres gras. Cette fanfare sous acide sonne british et l’on retrouvera cette alliance magique chez les Kinks (Face to Face), les...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 842 fois | Public

En 71, Histoire de Melody Nelson fait un bide. Pourtant, le premier concept album du dandy clopant fascine encore par sa cohérence mélodique ( !), sa maîtrise formelle et son inspiration poétique. Comment imaginer que la France (pays de merde ?) soit restée blasée face au charme glacé et cintré de Monsieur Gainsbourg pas encore Gainsbarré dans les cieux ? Qu’importe, La Ballade de Melody Nelson...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 866 fois | Public

Qu’auraient été les sixties sans les Beatles ? Bon, il peut y avoir débat. Néanmoins, en 67 Sgt Pepper marque l’avènement d’une nouvelle conscience musicale. Avec son clavecin cristallin, l’omniprésence d’un sitar serpentant sous un ciel de marmelade, Lucy In The Sky with Diamonds distille une douce rêverie psychédélique portée par la voix nasillarde et droguée de Lennon. D’ailleurs, n’a-t-on pas...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 759 fois | Public

Avec leurs climats atmosphériques et leurs albums conceptuels, les Moody Blues furent les pères du rock progressif, les premiers à utiliser le mellotron, cet instrument capable de reproduire les tonalités ethérées d'un orchestre symphonique. Extrait du mythique Days Of Future Passed (avec en final le non moins mythique Night In White Satin), Tuesday Afternoon fait preuve d’un lyrisme et d’une...

22-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 798 fois | Public

Encore un exemple typiquement british du psychédélisme anglais nourri aux nursery rhymes, ces comptines blafardes que les nurses racontaient à tous les petits Brett Sinclair du royaume. Les Move viennent de Birmingham et leur pop calibrée doit autant aux Moody Blues (leur groupe frère) qu’aux Beach Boys. Sous ses tapis de mellotron, Blackberry Way déroule un classicisme délicieusement alambiqué...

22-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 938 fois | Public

Cannes, 3e jour… Sur une plage aussi dénudée que le désert d’Arizona, le Capitaine Cœur de Bœuf et son Magic Band interprétant Electricity, le morceau phare de leur tout premier LP sorti en 1967, Safe As Milk. Et ce morceau déjanté porte bien son nom. On pourrait même penser que Don Van Vliet a les 6 cordes vocales branchées sur ampli Marshall. En tout cas, son blues rugueux en forme de toux...

13-07-2006 | Envoyer | Commentaires (4) | Lu 4236 fois | Public

(Pour ma Clémentine !!!)
Marvin Gaye incarna l’image la plus suave et la plus sexy de la très prestigieuse Tamla Motown. En 1971, What’s Going On fit fondre le cœur des fans (et des femmes). Pétri de luxuriance pop, Inner City Blues confine au sublime : voix de jaguar, tintements célestes, percussions élastiques. Le raffinement fait groove, le cool plein de majesté. Marvin Gaye, le Miles...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 964 fois | Public

Nick Drake, une figure romantique du folk anglais. Comme si Gérard de Nerval s’était emparé d’une guitare acoustique pour coucher ses tourments intérieurs. Nick l'a fait et, comme le poète français, en est juste mort. Aujourd’hui, tout les « folkers » se réclament de lui. En vain. En 3 albums et quelques démos oubliées, le jeune homme secret de Tanworth-In-Arden délivra une musique ample, radieuse...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 801 fois | Public

Qui aurait cru qu’une scène underground émergerait un jour en France ? Et pourtant, il y eut de nombreux précédents : Magma, Dashiell Hedayat, Red Noise, Heldon, Mahogany Brain, Crium Delirium… Cyann & Ben propose un intéressant mix entre le Floyd des seventies et les univers languides de Robert Wyatt, le tout enrobé de voix féminine et masculine. L’ambiance pesante, planante s’affranchit...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 790 fois | Public

Oubliez Jeff Buckley et son Hallelujah mièvre et larmoyant et plongez dans l’abîme free que fut l’étonnante carrière de Tim Buckley, son père tout naturellement spirituel. Ce baladin décalé savait promener sa voix suave et angélique sur des arrangements folk jazz toujours aventureux. D’ailleurs, Zappa finit par le signer sur son label, le bien nommé Straight/Bizarre. I'm Coming Home to Stay...

12-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1503 fois | Public

« Il n'y a peut-être que 1000 personnes qui ont acheté le premier album du Velvet Underground, mais chacune d'entre elles a fondé un groupe ». Brian Eno avait vu juste. Mais les Warlocks n’ont pas fait qu’emprunter leur premier nom au mythique souterrain de velours. Ils vont bien plus loin en incarnant à eux seuls un énorme medley : la formation du Grateful Dead (et aussi leur premier patronyme...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 773 fois | Public

LONDRES, 11 juil 2006 (AFP) - Syd Barrett, membre fondateur du groupe de rock psychédélique Pink Floyd, est décédé à l'âge de 60 ans, a annoncé mardi une porte-parole du groupe.

 

11-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 863 fois | Public

See Emily Play fut d’abord un light show musical avant de débouler sur les ondes anglaises. Reprenons au début. Queen Elizabeth Hall, 12 mai 1967. Game For May-Space Age Relaxation For The Climax Of Spring propose pour la première fois un concert en quadriphonie. Le nouveau répertoire y passe, les thèmes mythiques de l’album Piper. 2 semaines plus tôt, tout le swinging London se pressait au 14...

11-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 858 fois | Public

En 1968, même les gentils Monkees (premier boys band de l’histoire de la pop) eurent leur heure de gloire lysergique. Porpoise Song déroule sa nonchalance éthérée. Impressionnisme musical serti d’orgue carillonnant et de guitare ascétique. Les arrangements discrets ne troublent aucunement cet agencement en délicate apesanteur. Et les chœurs viennent poudrer cette vision solaire, tripante,...

10-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 770 fois | Public



Il y a dans les premiers balbutiements géniaux de Syd Barrett la moelle sucrée d’un cerveau méandreux, pris dans les spirales convulsives de la drogue. Le petit garçon de régurgita, en l’espace d’un album et de Cambridgequelques singles azimutés, une œuvre bizarre, méthodiquement bricolée.

Car le Pink Floyd...
... N’est pas le groupe virtuose qu’il aurait pu être. Aucun...

10-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1674 fois | Public



Album vénéré, album vénérien, album vénéneux. Album grosse pomme, album banané. Album SM, album extrême. Album cuir, à ma botte. Album léché, album produit, album dérivé. Album cramé, camé, émaux. Album latex, album sexe, album fixe, album luxe, en syntaxe, album taxé, désaxé, album misfits. Album souterrain, album sous-titré. Album toxique, anorexique. Album festin, album nu, album blanc,...

08-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1194 fois | Public

En 1967, l’été de l’amour embrase Los Angeles. Les tambourins hippies déroulent leur sarabande pop. Sans vraiment s’imposer, Love (le groupe) tisse dans la liesse hébétée une œuvre légendaire, insurpassable qui fait la synthèse entre folk, pop et rock psychédélique. Cet album c’est Forever Changes. Your Mind and We Belong Together est issu des mêmes sessions d’enregistrement. Toute la puissance...

07-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 759 fois | Public

Le Texas ne fut pas qu’un vivier à connards en stetson. Des cow-boys ahuris écumèrent les régions les plus arides de l’âme humaine pour y semer des graines à fort potentiel hallucinogène. En 1966, les 5 allumés qui empruntèrent l’ascenseur du 13e étage ne purent jamais redescendre. Malgré leurs visages poupins (surtout Roky Erickson), ces musiciens enflammés par l’acide (qu’ils gobaient déjà à...

05-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 779 fois | Public

Avant de s’enliser dans le bourbier spongieux et merdique du rock FM (avec leur fameux appel sous les drapeaux, de sinistre mémoire), les Status Quo firent les beaux jours de l’underground anglais avec ce petit bijou de pop psychédélique et dont le riff en vrille en constitue la trame immédiatement reconnaissable (rappelez-vous la pub McDo). 3 minutes et quelques secondes de wah wah peinte à...

05-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 911 fois | Public

Mettons les points sur les i et les virgules là où il faut ! Sans le Buffalo Springfield et les Byrds, pas de Eagles (hélas !), de Beachwood Sparks et d’America (le groupe pas le pays, quoique…). America rédigea en 71 un paragraphe dans l’histoire du rock et ces quelques lignes musicales ne sont pas négligeables. A Horse With No Name nous parle de chevaux et pas de ceux que l’on trouve sous les...

04-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1769 fois | Public

"Ah ce morceau, oui je le connais… C’est des Eagles, non ?" Stop in the name of rock music ! Before my main envoie quelques baffes judicieusement placées. Buffalo Springfield reste une formation mythique à plus d’un titre. Primo, pour ce tube, véritable hymne sixties, totalement immortel pour nos saintes oreilles. Deusio, le groupe abrita deux très fortes personnalités, véritable héros du rock :...

04-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 929 fois | Public

Psychédélisme kaléidoscopique plein de sitar parfumé, de flûte enjouée et de mellotron raffiné, Hole In My Shoe incarne à la perfection toute la singularité de Traffic, formation emmenée par le très jeune (et très doué) Steve Winwood. Quant à leur premier album à la pochette énigmatique, il montrait à quel point ce Monsieur Fantaisie présidait déjà, en 1968, à la destinée luxuriante d’un groupe...

04-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 785 fois | Public

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