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Une vision plutôt rock de l’aristocratie américaine. Nos merveilleux Ducs (observez leurs parures capillaires et vestimentaires) nous entraînent dans une cavalcade nourrie à l’électricité dégoupillée par le déjà excellent Ted Nugent. Ce voyage au centre de l’esprit n’a pas la profondeur lysergique des œuvres imaginées par les mangeurs d’acide (Les Maze en tête). Pour autant, sa puissance n’est...

30-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 814 fois | Public

Un tube en provenance de la volcanique (et mythique) compilation garage, Nuggets de Lenny Kaye. Les Nazz s’offrent déjà à l’époque une cure de jouvence psychédélique que l’on doit au très jeune Todd Rundgren dont les trouvailles sonores en feront un compositeur/producteur réputé (et respecté). Dans Open My Eyes, les arrangements semblent surgir de nulle part : orgue et guitare se télescopent pour...

30-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 811 fois | Public

LE Deep Purple légendaire qui doit autant au mont Rushmore qu’aux riffs surdoués du versatile Ritchie Blackmore et aux notes baroques du monolithique Jon Lord. N’en oublions pas les 6 cordes vocales du très chevelu Ian Gillan dont les couinements hanteront toujours les oreilles des adorateurs de Child In Time (une crapuleuse mais non moins géniale réinterprétation du moins connu Bombay Calling de...

30-06-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1926 fois | Public

Les portes du pénitencier n’auraient jamais dû s’ouvrir. Exit Johnny, welcome les Animals. Ce classique du R’n’B aux trémolos westerniens n’a pas pris une ride. Eric Burdon dégaine une voix de voyou roublard et volubile tandis qu’Alan Price y superpose ses nappes d’orgue avec la précision d’un desperado. Pour les futurs exégètes du rock, on doit au grand bassiste mou, Chas Chandler, d’avoir...

30-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 939 fois | Public




La France fut longtemps le bastion de la variété qualifiée fort justement de française. Pourtant, à la fin des années 60, on observe un mouvement dissident qui marquera secrètement la production hexagonale. Parmi les légions de forcenés pop (Dashiell Hedayat, Patrick Vian, Ange et même le Martin Circus des débuts), une formation à géométrie variable fera très vite bande à part : mené...

30-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1095 fois | Public

The Crazy World of Arthur Brown porte bien son nom. En 1968, Fire s'impose comme un brûlot rock, morceau en forme de sabbat qui convoque les esprits (de la danse) démoniaques. Voix hallucinée aux confins du hard rock, orgue de messe (noire) et cuivres vaudou portent le sceau incandescent des grands classiques. Et pour les angelots croyant que ce beau diable d’Arthur Brown est l’homme d’un seul...

28-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1067 fois | Public

Rock’n’Roll ! Yeah, les Bees sont rock’n’roll ! Le plus Wizz dans leur aventure ? Nos hippies en herbe sont allés bourdonner leurs mélodies sixties dans les mythiques studios d’Abbey Road. Complètement soul, ce tube délicieusement anachronique ressort de la naphtaline cuivres gras, orgue hammond sirupeux, guitares sinueuses et chœurs chaloupés. Imparable !



28-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 800 fois | Public

Il était une fois un paysan du XVIIIe siècle, nommé Jethro Tull. En l’an de grâce 1968, un barde chevelu barbu, Ian Anderson, décide de faire entrer dans la légende ce nom oublié de tous. Mais au passage, il troque les habits de paysan contre une défroque de clochard céleste, la faux contre la flûte traversière. La nouvelle formation enchaîne alors les titres tout en conservant cet esprit...

28-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 776 fois | Public

Elles sont nombreuses les interprétations qui furent transcendées par d’autres musiciens que leurs créateurs (All Along The Watchtower par Hendrix notamment). Bye bye les gentils Monkees, welcome to Bob Wyatt qui, cloué à son fauteuil roulant (on est 74 et Robert est devenu paraplégique suite à une fête un peu trop arrosée où le bonhomme s’était volontairement défenestré), chante tel un possédé....

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 804 fois | Public

Album de la transition, A Saucerful Of Secrets jette les bases du Space Rock que la nouvelle formation (David Gilmour vient tout juste de remplacer Syd) n’aura de cesse de réinventer pendant une décennie. Le morceau titre, odyssée instrumentale et planante, montre un groupe en grande forme, soudé et capable de déployer toutes ses étranges machineries pour emmener son public vers d’autres espaces...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 877 fois | Public

L’apogée cosmique, dès le premier album. Quel groupe au monde peut en dire autant ? En 1967, Barrett emmène le Pink Floyd qu’il a créé de toutes pièces vers une odyssée psychédélique dont Astronomy Domine constitue le point de départ (et Piper At The Gate Of Dawn le point d’orgue). Ici, la science-fiction et la schizophrénie lysergique sont les deux mamelles nourricières du jeune Syd dont le...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 892 fois | Public

En 1971, le Generator déploie tout le faste de ses propres folies à travers la longue pièce qui clôt son œuvre maîtresse, Pawn Hearts. Plague Of Lighthouse Keepers ou quand les chuchotements deviennent, au fur et à mesure des minutes installées, tempétueux, fulgurants et possédés. Yes et autres Genesis sont encore bien loin de s’imposer. Génial et inégalable.



23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 836 fois | Public

Incarnation barbue (et non barbante) du revival hippie et du néo folk US, Devendra Banhart promène sa chevelure christique et sa voix, tour à tour moelleuse et rocailleuse, sur ce Ribbon dépouillé à l’extrême, dénudé, famélique. Tout comme Andy Cabic de Vetiver, l’acoustique est à l’honneur, entre blues exsangue et folk mélancolique. Une pure merveille enrubannée dans les vapeurs éthérées d’une...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 774 fois | Public

Avec King Crimson, Van Der Graaf Generator fut le groupe le plus hébété, torturé, hanté de la scène progressive anglaise des seventies. Une formule unique à l’époque définit la marque de fabrique du Generator : orgue, flûte, saxophone et la voix théâtrale de Peter Hammill. Aucune guitare électrique à l’horizon, mais une mise en abîme musicale, totalement hallucinée. Beaucoup plus abordable...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 844 fois | Public

Love, une incantation, une incarnation, le premier groupe multi racial à émerger à L.A. Forever Change sera son chant du cygne, une œuvre accomplie où les arrangements complexes sont les enluminures parfaites pour les folk songs d’Arthur Lee et du très regretté Bryan MacLean à qui l’on doit justement le sublime Alone Again Or qui ouvre l’album. Trompette mariachi et guitare hispanisante donnent le...

23-06-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1734 fois | Public

Derrière le visage de la blonde à tête rouge se cache un trio de dandies new-yorkais. Nos 3 héros devaient certainement jouer les seconds rôles dans Histoire de Melody Nelson tant Melody inhale les volutes musicales feutrées de Monsieur Gainsbourg. A l’image de leur clip, la musique s’offre des atours baroques portés par des claviers livides. Quant à Kazu (tout en fragilité japonaise), son timbre...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 797 fois | Public

Broadcast est une usine aux sons analogiques, mais avant tout une usine boudoir où les mélodies pop en diable distillent leurs parfums nébuleux. Come On Lest’s Go, cette nostalgie même pour les sixties de Felini, d’Audrey Hepburn et du Carnaby Street psychédélique que l’on retrouve à chaque gorgée de clavier (s’ébrouant en vitraux coloriels), de guitare en trémolo et de basse gluante. La magie de...

21-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 815 fois | Public

L’influence d’Hendrix sur toute une génération (la sienne !) de kids nourris à l’électricité est flagrante. Pour autant, les Small Faces nous prouvent leur sens inné de la mélodie, de ces airs frondeurs qui défrichèrent les voies du rock. Song Of A Baker hargneux, rageur, teigneux, morveux éclate ici à nos oreilles. Et c’est bon, même très bon. Le morceau le plus saignant de l’album (l’excellent...

16-06-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 2025 fois | Public

Riff plombé, farfisa métallique, rythmique pesante : voici la sainte trinité invoquée par Iron Butterfly. En 1968, ce quator californien de San José jette les base du hard rock psychédélique. In-A-Gadda-Da-Vida (onomatopée droguée de in the garden of Eden) montre à quel point le Papillon de fer pouvait, malgré la froide lourdeur de son rock, s’envoler vers d’autres galaxies.


15-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1044 fois | Public

Version live plus réussie et plus mordante que l’originale, Apple Pie And Genocide résume à merveille le talent contrasté de Greg Ashley, leader timidement tourmenté des très acides Gris Gris. Ici, on retrouve l’humour rock d’un Country Joe McDonald, comme si cette chanson était la deuxième face évidente du mythique I-Feel-Like-I’m-Fixin’-to-Die Rag. Petit chef d'œuvre (un de plus)....

15-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 857 fois | Public

Julie Driscoll enrobe de son charme marmoréen ce standard dylanien tandis que Brian Auger déploie le faste d’un orgue mortuaire et d’un mellotron envapé. Les voix passées au phasing confèrent à cette relecture pop une dimension fantomatique, puissante et dramatique. Une ambiance brumeuse très london fog façon déjeuner psychédélique sur l’herbe, juste au bord de la tamise.




14-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 810 fois | Public

1968, la rébellion est en marche. Les guitares hurlent. À Détroit, tout part en vrille, y compris le MC5 qui lance alors sa guérilla urbaine au son d’un Kick Out The Jams rageur et possédé. Au Ballroom, les kids s’échauffent (à blanc), les White Panters haranguent la foule, le rock se réinvente comme la nouvelle politique du possible. L’électricité en fusion...

13-06-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1839 fois | Public

Boston, 1968. De nombreuses formations tentent de s'opposer à l'hégémonie lysergique qu'incarne alors la côte ouest, L.A et Frisco en tête. Avec leur unique LP, les Freeborne frappent fort. Land Of Diana, c'est 2 minutes et 55 secondes de faste pop. Orgue ample et cloche brumeuse laissent rapidement place à une rythmique élastique, presque jazzy, sertie par un piano tout en cliquetis électriques....

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 980 fois | Public

... Suite en O majeur pour les Smoke. Dans les dédales de leur fog apparemment londonien (ils sont bel et bien américains), nos maîtres de chapelle nous invitent dans ce délicat pays d'octobre où les claviers tintent avant que les cordes nerveuses n'ouvrent le bal. Mélodie syncopée, romantique à souhait, où les voix étherées, presque rondes, racontent des histoires d'amour éphémères. Sublime...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 821 fois | Public

Hérauts de la sunshine pop, les Smoke brodent en cette sainte année 1968 le plus lyrique des albums. Umbrella incarne à merveille cette précisioté aristocratique adoubée par les Sirs Paul, John, George et Ringo. Mais pour dépasser leurs maîtres, Michael Lloyd, Stan Ayeroff et Steve Baim offrent des trésors de voix suaves, de clavier cristallin, d'orchestration concise, de mélodie rêveuse. Une...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 802 fois | Public

Les 10 premières secondes de I Had Too Much To Dream Last Night m'ont hanté pendant longtemps. Une guitare catatonique remontant du fond des âges psychédéliques pour exploser ensuite en un tonnerre de fuzz zébré de tambourins faméliques. On est en 67 et les Prunes Electriques offrent alors au garage punk l'hymne le plus sombre, le plus lysergique. 2 minutes et 53 secondes de bad trip larvé de voix...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 823 fois | Public

David Peel est un chanteur de rue qui fit les beaux jours de la communauté hippie folk new-yorkaise à la fin des années 60. Répéré par les disques Elektra, il signe en 1968 une première galette enregistrée (dans la rue donc) avec son backing band, les Lower East Side. Legalize Marijuana est extrait de son deuxième opus, le très rock The American Revolution. Comme le sexe et la politique (contre la...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 829 fois | Public

Comme leurs frères d'armes, les désormais mythiques 13th Floor Elevators, les Minsuderstood furent les premiers à tremper, dès 1966, leur plume dans le bouillonnant chaudron du psychédélisme. Avec My Mind, ces américains exilés en Grande-Bretagne tissent un raga rock aux guitares ondoyantes qui finissent par s'ébrouer en giclures d'électricité tourbillonnante. Choeurs à la Yardbirds, chanteur...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 790 fois | Public

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