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Merveilleuse chanson d'amour, comme un étrange interlude au milieu d'un brown bomber devenu mythique. Devant une rythmique impeccable, basse rondelette et batterie souple, la voix de Plant, chaude, ronflante, presque soul, déclame cet hymne à la femme qui hante son esprit, alors qu'orgue et guitare accoustique tissent une trame musicale cristalline. Oublié, certes mais un classique...

30-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 972 fois | Public

Lueurs spleenétiques, clavecin glacial, verbe en forme de sueur malsaine trempé dans la vodka frappadingue, voix nasale aux respirations cockées... Thomas Winter déclame sa toux poétique soignée comme une angine de poitrine : aux amphétamines. Bogue, lui, délie sa langue musicale empruntée à Gainsbourg, période Melody Neslon. C’est l’amant d’un jour, le morceau d’un soir… De bacchanale sevrée aux...

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 847 fois | Public

Après Gorge Profonde, voici les Lèvres Volantes. Bien qu'imprononçable, Pompeii Am Götterdämmerung porte aux nues le timbre cristallin d'une odyssée floydienne. Constellé de nappes d'orgue churchy, de mellotron lacté et de fuzz cisaillée, le rock progressif des Flaming Lips embrasse le ciel. Et lorsqu'ils y mettent la langue (et les mots), l'orgasme est total.

14-04-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1874 fois | Public

Le Garçon Mal Dessiné griffonne dans son nouveau moleskine (l'album One Plus One Is One) une chanson où voix de velours fripée par l'existence, piano syncopé, guitare électrique étouffée, banjo métallique, chœurs diaprés concourent à créer une ambiance de spleen incroyablement prenante. Ce crooner malheureux souffle ses vers comme une dernière litanie. Sublime et désabusé.

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 831 fois | Public

Old Sea Miner, symphonie pacifiée, à quelques miles du Pacifique. Ici, guitares (fuzz et slide) et orgue s'écoulent paisiblement, s'emballent et tourbillonnent dans les courants d'une country pop typiquement californienne, entre les Byrds et le Buffalo Springfield. Les Beachwood Sparks (un clin d'œil au Beechwood Park des Zombies) nous enveloppent de leurs envolées fluides, dans un trip baignée de...

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 852 fois | Public

Portée par la voix de porcelaine de dame Isobel Campbell,  cette mélodie de jade se promène pendant 3 minutes sur des tapis de clavecin, de violons et de farfisa. Délicatesse acidulée, quasi nostalgique, c'est le miracle de Belle & Sabastian : la modernité anachronique d'un passé révolu qui continue malgré tout d'exister. En mauve et en sépia.

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 834 fois | Public




Arrêtons les manettes, le temps nous est compté. The Brian Jonestown Massacre, un cri de guerre et de paix, une ondoyante incantation dont l’incarnation même navigue en eaux  troubles. Rêves de gosses musiciens perdus entre deux rives, l’Angleterre des Stones, l’Amérique des freaks. Les années 60 au son touffu échappé des garages. Les seventies aux luxuriances spatiales,...

13-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1126 fois | Public

Il y a la grande et la petite histoire de la pop.
Au rayon bizarreries et autres destins tragi-comiques, je tombe sur un groupe, une sorte d'ovni. D'abord quelques informations délétères. Puis la surface lisse d'un vieux LP gaufré, à la typo délicieusement rétro, zébrée d'entrelacs psychédéliques : The Motion Pictures Presents. Stupéfaction au moment où le diamant investit les lisières...

08-04-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 2269 fois | Public


J’étais devenu la proie des idées fixes...
... De celles qui ne vous quittent plus d’une semelle, arpentant les rues sans issue de votre cerveau londonien, enfin du mien. J’avais rendez-vous dans un square ou dans un parc, je ne sais plus trop. Tout ce dont j’arrive à me rappeler, ce sont les pelouses verdoyantes, cette brise légère, un soleil blafard s’affalant dans le canapé bleuté de la...

07-04-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2046 fois | Public



Attention, ultime réincarnation du mythique souterrain de velours !
Axes of Evol, le dernier opus en date des noirs Pink Mountaintops, ne donne pas vraiment la banane. Son rock anorexique et diamantaire sonne aussi sec qu’un cou de trique dans une ruelle étroite de Soho. Et derrière le cuir tanné d’une grosse pomme sado rétro se cachent 5 canadiens érudits. Bourré de références, mêlant...

05-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1376 fois | Public

En 1968, privé de Syd Barrett, son génial démiurge satellisé par le LSD, Pink Floyd est apparemment un vaisseau à la dérive. Apparemment seulement. Point Me At The Sky pointe surtout la nouvelle direction qu’empruntent alors Waters, Mason, Wright et Gilmour, le petit dernier. Ici les cris de guitare peinturlurés de wah wah, les machineries imposantes de l’orgue, la basse vrombissante, les...

05-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 809 fois | Public

Cold Criminals convoque les fantômes racés (et rincés) du Velvet. Cette suite catatonique de White Light/White Heat déroule ses percussions métronomiques, ses guitares poignards et ses chants désincarnés. Des bips viennent régulièrement (machinalement) perturber cet agencement robotique. Boucles hypnotiques tissant un rock extatique, proche de la transe larvaire et vénéneuse. Avec les Pink...

04-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 818 fois | Public

Bulles de savon mélodiques, bubble-gum synthétique, chanteuse dolce vita. Ce laboratoire stéréo se pose avec Broadcast comme le chantre du néo-vintage, du rétro-futur mais en  version plus enjouée, moins marmoréenne. Plastic Mile ondule comme les cercles nés d’un caillou jeté dans l’eau. Chanson colorielle, en bleu pastel, l’orgue farfisa se noyant dans les cuivres ou le contraire, on ne sait...

04-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 831 fois | Public

Le rock du désert, la voix s’échappant des canyons solitaires, écho d’un trip aussi sinueux que son titre. Les guitares font splach, les tambourins tambourinent, formant des diadèmes acétiques. The Out Crowd a surgi du giron communautaire du Brian Jonestown Massacre. Matt Hollywood y chante des mélopées ondoyantes comme dans Reptile. Ce clone de John Lennon et d’Harry Potter se pose en...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 837 fois | Public

Pochette patchwork genre fourre tout pop art, nom à rallonge : voici les deux premiers ingrédients de ce petit bijou composé par un power trio qui doit beaucoup à Cream. Pour le reste, le meilleur est à l’intérieur. Dans Five Day Week Straw People, la basse sonne groovy, la wah wah moelleuse a le goût du cake trempé dans le thé (acide en argot psychédélique) et les chorus de voix nous chantent des...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 979 fois | Public

Si j’avais voulu monter un groupe, je l’aurais appelé ainsi. Kensington Market n’est pas le troisième album de Vincent Delerm (heureusement !), ni une formation british mais un groupe canadien. Leurs 2 albums de pop éthérée se situent entre deux eaux... Limpides et translucides. Half-Closed Eyes invite à ouvrir les yeux sur un monde onirique et baroque fait de dentelles folk féeriques. La voix...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 966 fois | Public

Ma femme adore et moi aussi. Un son inégalable, une production squelettique avec pour ossature, la batterie sèche martelée par Scott Asheton, la basse dodelinante de Dave Alexander, la fuzz cisaillée par Ron Asheton et LA voix, cette putain de voix hybride, ronronnante, minaudant des textes sexuels. Iggy Stooge n’est pas encore Iggy Pop et incarne déjà en 69, avec sa morgue décharnée et...

03-04-2006 | Envoyer | Commentaires (3) | Lu 5246 fois | Public

Bien avant le coup d’état de Rogers Waters, Pink Floyd fut aux mains de Syd Barrett un Objet (in)Volontairement Non Identifié. Lysergique et délirant, Arnold Layne annonçait déjà Piper At The Gate Of Dawn, chef d’œuvre indépassable (par le Floyd lui-même et par les autres groupes de l'époque). Farfisa vrombissant, guitare au scalpel, voix lunaire et paroles iconoclastes firent de ce single un...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 865 fois | Public

Vertigo abrita en son sein la fine fleur de l’underground anglais. Légèrement en marge des autres formations du label, Tudor Lodge puise ses racines dans un folk nubile et céleste. Mélancolique et désabusée, définitivement seventies, The Lady's Changing Home aurait pu largement figurer dans la BO de Virgin Suicides. C’est le morceau le plus électrique de l’album. Le moins inoffensif aussi. Urgent,...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 879 fois | Public



03-04-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 5496 fois | Public

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