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Chronique de retour du Japon
& tentative d’en dresser un portrait musical


Tokyo est là et nous attend. Vous le croirez ou non mais j’ai toujours rêvé d’écrire cette phrase. Enfin, derrière cette envie d’écrire se cache surtout une curiosité latente pour une ville qui incarne l’idée même de modernité, de futur réel, à notre portée. Forêt hérissée de gratte-ciel, Tokyo...

11-05-2010 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 610 fois | Public

Article écrit sans rose à la main
mais à la seule force de la plume



Tenter de dresser un panthéon flamboyant des plus grandes œuvres du rock américain semblait tout d’un coup relever de l’entreprise à haut risque, pensais-je en écrasant ma plume dans le cendrier de mon inspiration, posé là, sur le bureau imaginaire de mon cerveau blogué sur les 60s. Pari risqué pour qui ne...

24-09-2008 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1205 fois | Public





Changement de disque, changement de registre. Le rock n’est pas seulement né de l’intuition d’un Dylan ébouriffé par l’électricité ou même des mains d’artisans comme Gibson, pas plus qu’il n’a jailli du bourbier moite du bayou. Le rock a braillé ses premiers accords dans les garages des maisons des banlieues d’une Amérique alternative, urbaine et prolo....

30-09-2008 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1266 fois | Public



La même année, un combo orienté orientalisme va gentiment bousculer les habitudes et, à travers un titre et 9 morceaux, tendre un pont entre Est et Ouest, Occident et Orient. Les six lascars qui posent débonnaires sur la couverture forment le Butterfield Blues Band et c’est au jeune guitariste Mike Bloomfield d’incarner les fondamentaux : riffs sinueux au doux rappel d’une Inde fantasmée,...

07-10-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 768 fois | Public



1967, The Times They Are A-Changin'. Les cheveux longs ont supplanté les coupes au bol, les hippies promènent tranquillement leur morgue débonnaire dans le siècle, quelques petites années d’insouciance qui ont tout changé, rapport à la musique, créativité, show scéniques, festivals, rien n’existerait aujourd’hui sans eux. Deux formations vont incarner cette rupture. À L.A., Morrison a...

14-10-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 743 fois | Public



Quelques milliers de miles plus hauts, comme un écho à la chanson des Byrds, San Francisco, capitale des hippies, haut lieu de la défonce et de la vie communautaire. Car si Los Angeles incarne le professionnalisme, Frisco est le port d’attache de tous les freaks de la côte ouest, un temple empli de rumeurs, où l’on cherche à se corrompre sous la douceur du climat marin. La ville qui...

21-10-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 764 fois | Public



Miracle de l’écriture et de l’esprit littéraire joyeusement bordélique, revenons au Los Angeles de l’an de grâce 1967 avec le premier album « magique » de Captain Beefheart et de son non moins Magic Band. Les sortilèges du psychédélisme n’auront pas eu raison du blues rugueux de Captain Beefheart et pourtant, sur la rythmique en apesanteur de John French, Ry Cooder tisse des volutes...

28-10-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 765 fois | Public




Trêve d’emportement et de fièvre journalistique, passons à l’année 68, ah l’année 1968, non parce qu’elle incarna pendant un mois une « révolte » ( ?), « une révolution » ( ?), mais qu’ont donc initié ces légions d’étudiants proprets, bourgeois en éclosion et qui perdurerait encore aujourd’hui ? Rien. Donc, l’année 1968 est mythique à plus d’un titre. En matière de rock’n’roll et de...

03-11-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 737 fois | Public




Blue Cheer et Big Brother & The Holding Company, deux groupes classés à la lettre B. La comparaison pourrait s’arrêter là. Et non. Blue Cheer et Big Brother sont issus de la scène san franciscaine et partagent un goût immodéré pour la saturation, le blues, la vie en communauté et la défonce. Vaste programme. Janis Joplin, qui hurle à la tête de la Holding Company, avoua longtemps...

11-11-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 698 fois | Public




Alors que les hippies s’ébrouent dans les drogues et les fleurs, l’Amérique industrielle fomente une véritable mutinerie dans la rage et la sueur, comme en témoigne le magma visuel qui compose la pochette du premier opus de MC5, Kick out the jams. Il est difficile de mesurer l’importance d’un tel disque, mais il faut bien se dire qu’en 1968 Grateful Dead sort Anthem Of The Sun, le...

17-11-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 771 fois | Public



Il m’a fallu des heures et des heures de réflexion intense pour choisir dans l’œuvre resserrée de Jimi la galette la plus représentative de la révolution que venait de vivre le rock entre 67 et 70, mu par l’exploration infatigable du Cherokee Son. Le pays de la femme électrique fut ainsi retenu pour figurer dans ce panthéon éternel. 1968. Hendrix se sent déjà usé par un star-système en...

25-11-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 2703 fois | Public




"Oui, On The Road Again, c’est, c’est, ah je ne connais qu’eux, ça va me revenir, les, oui, The, enfin vous voyez". Le syndrome du groupe mythique dont le nom ne survit jamais aux standards qu’il écrit. Il s’agit de Canned Heat, formé en 1965 à Los Angeles. Et pourtant… Leur histoire est jalonnée de classiques éternels. 1967, premier opus, Rollin' and Tumblin', nourri au blues malgré...

06-01-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 669 fois | Public

 
1969. Premier cri sonique des Stooges mais avant, revenons à l’année 2009, près de 40 ans après. Non, à l’année 2008. Fin décembre, j’avais projeté de publier un papier sur Canned Heat dans le cadre de mon dossier sur le panthéon du rock américain. Un petit contretemps m’a forcé à publier ma note mardi dernier, 6 janvier 2009, en place de l’article sur le premier opus des Stooges que...

13-01-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 526 fois | Public




Monstre. D’une décennie plongée dans un chaos de fleurs et de sang. Monstre. L’Amérique envoie ses fils mourir à l’autre bout du monde et pourrait ainsi prétendre au titre. Monstre. Qui surgira un an après d’une pochette au doux parfum cartonné. Monstre. Qui a commencé par donner son nom à un groupe. Monstre. À un groupe qui l’est devenu. Monstre. Porté par la voix rugissante d’un fils...

22-01-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 606 fois | Public




Faut-il être connu pour prétendre au statut de légende ? Epineuse question à laquelle il serait présomptueux de vouloir répondre aussi allons-nous nous empresser de le faire en jetant dans la marre un pavé rock appelé The Head Shop. Ces allumés sont responsables d’un unique album paru en catimini sur le prestigieux label Epic, méga connu, lui. Nous étions en 1969 et ce brûlot à peine...

27-01-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 534 fois | Public




Côte ouest, le long des grands pacifiques, ses vagues, ses jeunes filles que le soleil vient lécher du côté de Venice, ses rollers bodybuildés, ses joggeurs informes, sa vie, solaire, douce, voluptueuse, côte ouest, le long des grands pacifiques, plus au-dessus, là, à San Francisco, ses hippies débraillés, hirsutes, ni  blonds ni sculpturaux, ses groupes, son acid rock, son San...

03-02-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 607 fois | Public




U.S. 69 n’est pas le nom de l’une de ces compilations qui fleurissent dans les rayonnages des stations essences, sur les routes de la solitude motorisée, proposant au quidam esseulé la quintessence du best of de ce qui ce fait de mieux à l’échelle universelle du rock américain. Pas plus qu’il ne s’agit d’une marque de sexe toys vendue à bas prix dans les drugstores du rêve américain....

10-02-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 591 fois | Public




L’histoire du rock n’est qu’un agrégat de légendes urbaines qui permirent sans doute, avec le temps, à des formations mineures d’échapper provisoirement aux limbes de l’oubli. Morgen pourrait être ainsi rangé dans cette catégorie. Les oubliés du rock dont on arrive à parler à force de recouper révélations singulières et indices insolites. À la base de cette thèse un nom. Pas celui d'un...

17-02-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 563 fois | Public




Rock et humilité ne firent pas toujours bon ménage. Quand le star-system se saisit d’un groupe, il s’emploie alors à le plier à ses règles, viles et immorales. Et déballe alors tout un attirail de tentations, drogues, limousines, filles, alcools, fans club, tout ce qu’il recèle de nauséeux dans le but inique d’asservir nos honnêtes musiciens. Mais le rock a ses valeurs, ses codes, son...

24-02-2009 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1287 fois | Public




Le rock est par nature l’expérience du réel. Expérience émotionnelle. Juvénile. Et brute. Et parabolique. Et vice-versa. Non je plaisante. Je disais donc, le rock est l’expérience du réel, quelque chose qui se doit d’être vécu intensément. Voilà pourquoi le rock inventa ces grandes messes païennes et sexuelles (le mythe de la groupie) que sont devenus les concerts. Dans les stades de...

03-03-2009 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 942 fois | Public




Jamais il n’a été question de décrire Cosmo’s Factory comme une usine cosmique assemblée par le groupe le plus rock’n’roll que l’Amérique ait jamais enfanté. La pochette nous renseigne aussitôt sur l’évidence du propos : quatre mecs en chemises bûcherons confortablement installés dans le confort douillet d’un studio d’enregistrement. Certains sont allongés mais pas pour autant perdus...

10-03-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 457 fois | Public




Pouvait-on rêver plus belle introduction ? Un discours musical sur les nécessités d’être sous speed en plein studio, discours porté par les subtils entrelacs de Butch Senneville qui viennent se nouer de façon quasi sexuelle à la voix débraillée de Simon Stokes, disciple du Captain Beefheart. Ça s’appelle Big City Blues et débute en 2 minutes et cinquante et une secondes l’unique et...

17-03-2009 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 923 fois | Public




Le rock ne serait que meilleur que lorsqu’il fonctionne à contre-emploi ? Il y a les joueurs de blues et les chanteurs de charme, ça c’est le rock tel qu’il fut décliné en France d’une façon un peu caricaturale. Et les chanteurs de rue ? Prenons le cas de David Peel, sympathique folk man new-yorkais. 1968, les pontes d’Elektra le découvrent au détour d’une rue de Manhattan alors que le...

24-03-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 475 fois | Public




Accabler les rockers de noms d’oiseaux ? Pourquoi pas des noms d’insectes ? Les Beatles (scarabées), Iron Butterfly (papillon de fer), Les Spiders From Mars, la formation qui accompagna Bowie/Ziggie (araignées)… La liste est longue, permettez-moi d’y ajouter un nom certes moins connu mais tout aussi légendaire pour les geeks psychédéliques du monde entier : Dragonfly, la libellule. Un...

31-03-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 441 fois | Public





Bob Seger est au rock US ce que Bruce Springsteen est aux stades : un pilier. Formé en 1967, le Bob Seger System vécut dans le mitant des sixties des préliminaires psychédéliques plutôt orientés « garage ». La voix profonde et granuleuse de Seger contribuant à cette impression. C’est lors de la décennie suivante qu’il saura s’imposer comme une figure emblématique du Classic Rock,...

07-04-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 510 fois | Public




La maison du fun, au fond c’est un peu L.A. Et ce deuxième album des Stooges enregistré entre le 10 et 14 mai 1970 (4 jours mec, 4 jours) incarne la bataille stratégique que se livrèrent Detroit, ville de feu et de fer, bâtie sur les grandes souffrances industrielles, et Los Angeles, cité des anges cinématographiques, illuminée comme un diamant, vibrant tel un immense réverbère. Et...

14-04-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 435 fois | Public




6 décembre 1969. Déchirure cinglante d’Altamont. Dans l’hélicoptère qui les ramène, les Stones sont groggy, hébétés et ont du mal à redescendre sur terre, ils planent dans un ailleurs de sueur et de sang. Comme eux, le Grateful Dead ne réalise pas encore. Mais le rêve hippie est en train de mourir. Il agonise déjà à Haight-Ashbury où les vapeurs fun de la drogue s’estompent...

20-04-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 77 fois | Public




Le rock est une invention permanente. Derrière l’écho démultiplié de 3 accords minimales. Le rock a engendré les albums concepts, les festivals, le rêve communautaire… Et les supers groupes. Des deux côtés de l’Atlantique, les rock stars se reproduisent dans une consanguinité qui pourrait effrayer jusqu’au rock critiques les plus patinés, mais il n’en est rien. Si certaines tentatives...

28-04-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 455 fois | Public




Oui je vous hais, vous les gothiques, vos affreuses mines fardées me plongent dans des abîmes de perplexité et que dire de votre hypocondrie sociale, ô pâles figures effarées de la dépression moderne, que croyez-vous, votre pseudo romantisme d’adolescents boutonneux dont le fond de teint vampirique suffit à peine à masquer l’outrageante bêtise de votre inaptitude patente ne vaut rien,...

05-05-2009 | Envoyer | Commentaires (3) | Lu 890 fois | Public




Un truc de fou. 1968, un an après l’été de l’amour, San Francisco, Babel insondable du nouveau rock, n’en finit pas de s’encanailler dans de chaudes vibrations musicales. Les guitares louvoient vers d’autres Orients, les orgues sonnent comme des oratorios pop à Tanger, quelques sitars se glissent subrepticement dans cette grande partouze sonique.  En 68, Frisco EST psychédélique !...

12-05-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 436 fois | Public




Des portes s’ouvrent, une autre se referma quelque temps après, dans le silence du néant, comme une tombe froide, lessivée. Ouah, la phrase, je m’étonnerai toujours… Jim Morrison, sors de ce corps, argh… Bon reprenons le cours normal de cette chronique après cette interruption d’outre bombe, lyrisme littéraire oblige. Décembre 1970, les Doors entrent en studio pour enregistrer le...

19-05-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 495 fois | Public




Tadada, l’Amérique au panthéon rock vous présente sa scène hawaïenne ! Non, non ami lecteur, ne t’arrête pas subitement dans la lecture de cette chronique en imaginant avec effroi quelques sémillantes vahinés jouant du ukulélé branché sur ampli en exerçant des déhanchés chaloupés. Heureusement, il n’en sera nullement question ici. Mais la citation de cette île mythique n’est pas pour...

26-05-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 511 fois | Public




Putain, par pitié, foutez-nous la paix avec Jeff Buckley, génie perdu gnagnagna, Grace chef-d’œuvre du rock patati patata, oui mais quand même vous comprenez son suicide en a fait le dernier mythe du 20ème siècle alors que nous foulons à peine tels les Armstrong du journalisme rock le nouveau millénaire et blablabla, mais fermez donc vos claques merdes avec vos discours d’exégètes...

02-06-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 452 fois | Public




Non je ne suis pas méchant, ni aigri, encore moins fermé, vissé sur mes moindres certitudes, non je ne suis pas râleur, cogneur, ni acide, ni cynique, encore moins parisien… Non je ne suis rien de tout cela, je suis même un gentil comme on dit mais merde, je hais les rastas, par rastas je n’entends pas les vrais, ces mystiques Jamaïcains qui vivent intensément leur rapport spirituel à...

09-06-2009 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 809 fois | Public




Quand Harry Nilsson offrait au monde ébahi ses deux premiers albums, Pandemonium shadow show en 1967 et Aerial Ballet en 1968, le rock le plus américain épousait alors les canons éthérés de la pop anglaise, démarche ô combien créative qui trouva grâce à l’époque aux yeux de Lennon qui révérait Harry Nilsson. Mariage de la carpe (du bayou) et du lapin (de Lewis Carroll) ? Oh que non !...

16-06-2009 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 885 fois | Public




Quel point commun existe-t-il entre Alice Cooper, cet échassier de haute volée aux noirceurs théâtrales assumées, et Dany le rouge, devenu vert le temps d’un scrutin et autrefois adepte de l’amour libre et licencieux ? A priori aucun me direz-vous, même si notre nouveau député européen se veut l’arbitre rock’n’roll des soirées électorales benoîtement chiantes. Et pourtant, en 1972,...

24-06-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 119 fois | Public




En 1972, après des années d’expérimentation psychédélique, d’errance folk dans les contreforts même de l’utopie communautaire, ils sont quelques uns à rebattre les cartes du rock. A réhabiliter ce son dont on sait qu’il ne prendra jamais une ride. A la tête de ces puristes œuvrant à la renaissance du genre, on trouve le J. Geils Band (les noms en band pullulent, on retiendra aussi les...

30-06-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 490 fois | Public




Faut-il pérorer vainement sur l’authenticité de tel ou tel enregistrement s’agissant du troisième et légendaire album des Stooges, appelés ici Iggy and The Stooges, de battle de mix en considérations érudites ? Le seul constat possible et envisageable frappe par son évidence, tout en brutalité rock : les huit bombes enregistrées entre le 10 septembre et le 6 octobre 1972 dans les...

07-07-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 576 fois | Public




John Cipollina serait l’un des secrets les mieux gardés de l’histoire du rock ? Et que pensez-vous de Copperhead ? Quatrième formation du génial guitariste, Copperhead n’a jamais vraiment connu le succès qu’il aurait amplement dû mériter. Un seul album, mes kids, signé par CBS en 1973 et quel disque. Mais avant, un peu d’histoire. Après avoir pris congé de Quicksilver Messenger Service...

14-07-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 687 fois | Public




Tonight’s The Night de Neil Young, enregistré entre mars 1970 et décembre 1973, sorti deux ans après, le 20 juin 1975, ne serait-il pas au fond symptomatique de son époque ? Et ce, au-delà des questions de drogues qui ont contribué à sa genèse... Après, l’épuisante tournée qui suit Harverst et qui a vu mourir Danny Whitten le guitariste du groupe ainsi que Bruce Berry, roadie et...

21-07-2009 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 603 fois | Public




Dernier chapitre. Rock is Dead ? Mouais… Je ne sais pas Jim Morrison, tu as eu beau le chanter en novembre 1969 au studio Elektra, je me pose encore l’éternelle et fatidique question… Le rock n’est pas fondamentalement mort, il persiste et signe encore en une tendance revivaliste recyclant avec plus ou moins de joie 60s, 70s, 80s et 90s. C’est ça le rock des...

30-07-2009 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 873 fois | Public





(Photographe, Piper Ferguson)

Enfoncé dans mon siège, visage à demi posé sur l’appuie-tête qui équipe toutes les secondes classes de tous les A310 du monde, yeux rivés sur le hublot ruisselant de nuit, l’esprit en quête d’un ailleurs et aussitôt récompensé, je songeais aux événements qui avaient rythmé ma semaine parisienne. D’abord cette convocation, comme un ordre...

30-05-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 802 fois | Public

Première partie



Enfoncé dans mon siège, visage à demi posé sur l’appuie-tête qui équipe toutes les secondes classes de tous les A310 du monde, yeux rivés sur le hublot ruisselant de nuit, l’esprit en quête d’un ailleurs et aussitôt récompensé, je songeais aux événements qui avaient rythmé ma semaine parisienne. D’abord cette convocation, comme un ordre marabouté, qui s’afficha un...

04-03-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1005 fois | Public

Deuxième partie



Los Angeles International Airport, parfum aseptisé, des californiens en chemise hawaïenne partout, il fait jour et le bleu du ciel semble menacer d’exploser à tout moment comme les nichons de Pamela Anderson. Je me faufile dans la foule sentimentale, hippies girls ondoyantes aux chevelures superbes s’affalant sur leurs bustes fleuris, joggeurs sculpturaux et jeunes...

11-03-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1032 fois | Public

Troisième partie



Une ligne de coke plus tard, Johnny Yen s’était aventuré dans un récit richement documenté narrant avec force détails l’histoire de Gordon Plumkin, représentant de commerce en anus artificiel, qui était tombé amoureux de l’anus naturel de sa femme. L’homme visiblement pris de délires obsessionnels était devenu, au fil des années, complètement fou de ce petit trou...

18-03-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 951 fois | Public

Quatrième partie



Aujourd’hui, il se trouvait assis sur un énorme amas de fric agencé en mètres de carrosserie polie, en perpendiculaire de cuir d’importation et de chromes lustrés et appelé Limousine extended version. Nous fîmes une halte pour refourguer sa dose à un cloporte insectoïde puis nous filâmes en direction de West Hollywood, au 8852 Sunset Boulevard, adresse du mythique...

25-03-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 845 fois | Public

Cinquième partie



Les Warlocks déboulèrent avec morgue, le brouhaha baissa nettement d’un volume comme si les dieux commandaient aux hommes sur la vaste console clignotante de l’Olympe rock, le leader nous présenta l’actuelle formation, réduite à l’essentiel, en gros pour produire de la saturation chantée, le show commença alors dans les lumières opiacées et les regards bancals. Le...

02-04-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 745 fois | Public

Sixième partie



Nous étions en cavale mais, étrangement, il n’y avait aucune voiture de flics à nos trousses. L.A. ne dormait pas, L.A. ne dort jamais, les autoroutes qui la ceinturaient déversaient leur inlassable flot de voitures partant vers je ne sais quelle quête, nous étions de ceux-là. Nous devions être sur Olympic Boulevard quand la limousine bifurqua silencieusement, la nuit...

08-04-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 796 fois | Public

Septième partie



L’arcade de pierre enflammée par les premiers rayons indiquait que nous touchions au terme de notre voyage, un autre devait commencer à pied cependant, mais la motivation et les dernières onces de drogue infusant dans mon sang étaient le meilleur laissez-passer. Le toit du monde se dévoilait peu à peu dans des nuances d’or et de rouge précieux, nous avançâmes alors...

15-04-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 836 fois | Public

Huitième partie



Je souhaiterais rassurer le lecteur car à ce moment précis du récit, le dealer semblait avoir quitté sa réserve habituelle qui est la marque des dandies asiatiques affables, grands pourvoyeurs de drogues pour le monde affamé de rêves qui le sortent du néant de son cauchemar consumériste. Le lendemain, à la première heure, je rendais la limousine au chicano en...

22-04-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1573 fois | Public

Neuvième partie



Car malgré l’empâtement, il dégageait une certaine classe que barbe et cheveux longs rendaient incertaine, temporaire, mais malgré tout vivace. La façon qu’il avait de parler, de fumer, de toiser les femmes ou de lâcher une blague sans que l’effet ne soit calculé mais qui aussitôt remporte le succès espéré, oui, Joris Rimmon avait ce qu’on appelle une présence. Une...

29-04-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 874 fois | Public

Dixième partie




Je m’éveillais péniblement d’un long coma, retour à la raison où les mauvais rêves se dissipent peu à peu. J’étais bel et bien vivant ! Je décidai d’effectuer une petite reconnaissance dans la gorge béante, Portail Antique qui menait aux confins du monde pavé de viscères fétides aux vapeurs croupissantes. L’air était irrespirable, j’arrivais malgré tout à...

07-05-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 28000 fois | Public

Onzième et dernière partie



- Voilà, conclut-il avec une forme de sagesse, dans une longue respiration qui trahissait l’espérance du repos éternel. Il fallait nous sortir de là, mon cerveau se mit à échafauder en quelques nano secondes un millier de plans incroyables, comment échapper à cet estomac en décomposition ; je bouillais littéralement. Une seule solution, refaire décoller...

20-05-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 798 fois | Public

Préface



Vous avais-je parlé de mon projet de monter un groupe de rock ? Fascinante perspective, certes un tant soit peu narcissique mais je pense tenir entre mes mains de manager déjà clipé la formation du moment ou devrais-je dire plutôt les formations du moment, car elles sont au nombre de trois. Chacune d’entre elles explore des territoires certes...

18-09-2007 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 3426 fois | Public

Préface
Deuxième partie



Pour en revenir à mes poulains, je vais commencer par vous les présenter. Juste à votre droite, voici les Beaux Diddlaids qui revisitent avec force un garage rock solide et jouissif, un tantinet brouillon et brouillé mais c’est leur désinvolture décadente qui m’a séduit chez eux. Au centre, Twiggy Pop, formation héritière d’une tradition séculaire qui...

24-09-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1880 fois | Public

Chapitre 1 :
Les Stooges aux Sports Palace Area, Paris
Le punk qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
Vieux débris de génie dans les tessons de la nuit électrique



Au risque de passer pour un mono maniaque convulsif pris de transe à la seule évocation de No Fun ou de I Wanna Be Your Dog,...

03-10-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 709 fois | Public

Chapitre 1, deuxième partie



Ron Asheton, lui, impavide déploie tout son talent (restreint) pour envoyer du bois et du bruit tandis que Scott Ashton rivé à ses fûts, frappe de façon métallique. Tous les vieux morceaux y passent à commencer par Loose puis Steve Mackay rejoint le groupe pour une série de morceaux illuminés par son sax livide. Superbe. Vraiment bien pour quatre vieux...

09-10-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 711 fois | Public

Chapitre 1, troisième partie



Je progresse avec la grâce molle du félin, sautant sur la scène, puis je m’éclipse derrière l’immense rideau parme dont les lourdes dorures en bourdons tressés balayent la poussière. Je suis dans les back stages, direction la loge du groupe. Le manager pousse la porte qui masque ce que mon cerveau sobre pas encore embrumé par les vapeurs de l’alcool...

16-10-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 656 fois | Public

Chapitre 2 :
Jour de fête pour la Muzak, surtout la vraie
Reportage baroque en direct de la Flèche d’or
Très jolie, Louise des Plastiscines



J’avais rendez-vous à la Flèche d’or pour prendre le pouls d’une fête de la musique qui d’habitude m’attristait pour son déballage indécent de groupes de...

30-10-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 743 fois | Public

Chapitre 2, deuxième partie



Tambourin rivé sur la tête en guise de couronne, gueule hilare, voilà que déboule l’organiste fou des Agency tel un Arthur Brown satanico-pyrotechnique, il dansait, plié sur les touches de son clavier, tirant des notes stridentes et droguées, moi, j’étais au bord de la scène avec les artistes, les amis, les groupies, et même Louise des Plastiscines qui,...

08-11-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 727 fois | Public

Chapitre 2, troisième partie



Il avait tout d’un génie, remarque d’une froide et apparente folie, constat si improbable que je le psalmodiais intérieurement pendant l’éternité d’une minute.

- Mon nom est Sandoz, susurra-t-il avec un accent vaguement oriental.

Ok, je dois rêver, je suis passablement bourré, extenué, tout cela n’est qu’un mauvais rêve, ma tête n’est...

16-11-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 624 fois | Public

Chapitre 3 :
Lendemain de fêtes et premières expériences inédites
Visite de la National Gallery
Marie ou la Californie à tout prix



Lendemain matin. 22 juin 2007, le soleil cogne à ma tête comme une concierge à ma porte un soir de festivités rock at home. J’émergeais péniblement de ma torpeur...

28-11-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 893 fois | Public

Chapitre 3, deuxième partie



Derrière le rideau, je vis défiler en rangs serrés une armée de petits soldats en bois, un ours en peluche était à leur tête, les bras zébrés de galons dorés. Je ne sais pas pourquoi mais un souvenir me traversa l’esprit, celui du double d’Iggy, et dans un claquement de doigt, je sentis mon corps remuait de l’intérieur, de petites bulles se dessinaient...

28-11-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 816 fois | Public

Chapitre 3, troisième partieLes sept montures se mirent à chanter, les voix portées par une sombre mélopée aux guitares spatiales ouvrant dans l’espace des vortex soniques, le portrait de Kate surnageant au-dessus de l’épais nuage électrique d’un timbre marmoréen, solitaire, inflexible, linéaire, brumeux. These Days, incantation magique qui revenait sans cesse en boucles hypnotiques, ces jours semblaient joyeux, doux mais aussi inquiétants, désespérés, vrillés par la pesante incertitude du temps. Les sons étaient drogués, puissants, anxiolytiques, puis les derniers échos s’évaporèrent dans la tessiture des minutes. J’entends dire depuis des années, « oui, le rock est mort », « L’agonie va bientôt prendre fin » et là à l’écoute de ce morceau, de These Days, incroyable odyssée dark rock, je me dis en moi même que le mot inventé par Alan Freed sur les ondes américaines, quelques 50 ans plus tôt, n’était pas près de se taire, la révolte juvénile est un concept éternel. Demandez donc à Iggy Pop si le rock est enterré ?... Le morceau venait de s’achever (pas le rock !), et dans un hennissement maîtrisé, Bobby prit la parole pour nous présenter les membres de sa formation installée à L.A., California. Le fougueux leader des Xu Xu Fang était un homme, enfin, un cheval jeune et élégant, très courtois, peu avares de ses mots. Nous échangeâmes pendant un moment dont l’élasticité rappelait les épreuves que les drogues musicales font subir au temps, au cerveau, à la conscience de tout percevoir dans une forme de dilatation sidérée, artificielle mais au combien spirituel, l’homme est perpétuellement en quêtes de nourritures abstraites comme les poèmes de Nietzsche, les réflexions de Platon et la défonce made in Los Angeles...

05-12-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 979 fois | Public

Chapitre 3, quatrième partie
Mardi, 9h00. Le radio-réveil me tira de mes turpitudes nocturnes et autres rêveries psychédéliques par un riff imparable, une pluie d’étoiles en guise de petit matin radieux, dessinée par une guitare au son gorgé de réverbération, superbe. Le nom du combo, scandé par le programmateur radio, l’excellente station Perfumed Garden, sonna comme un doux rappel : Cosmic Charlie, comme le titre des Grateful Dead. Ils étaient parisiens, mais semblaient sortir d’un squat hippie au cœur de Haight-Ashbury, les chœurs portaient haut leur référence californienne façon Pride of Men de Quicksilver Messenger Service, cavalier vif-argent qui fendit l’air de Frisco en l’année 1968 comme une flèche étincelante au préalable trempée dans le poison précieux de l’électricité dissonante. Stoned Dreamer, trip opaque et nébuleux, entraînant comme une cavalerie déboulant plus tôt que prévue, pour danser avec les Indiens une sarabande psychédélique. Trois autres singles déboulent claquant comme un lasso de cow-boy sous acide dévalant des plaines multicolores dans une ligne de fuite snifée, dérapage d’étoiles à l’horizon avec des chants de chercheurs d’or, des litanies miraculeuses de quakers en plein trip, les mormons ont dépenaillé leurs âmes bien faites pour l’office alchimique.

05-12-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 919 fois | Public

Chapitre 4 :
Show case au Zèbre
The Agency with Sourya
Robots après vous
Quelques jours plus tard, alors que Sandoz ne donnait plus aucun signe de vie, je reçus un curieux paquet soigneusement ficelé et accompagné d’une carte de correspondance. Sur le papier vélin une élégante écriture sillonnait les moindres rainures apposant ici et là un trait vif dont le bleu intense et presque noir semblait scintiller. La dernière goutte d’encore avait fait exploser cette signature bi syllabique, Marie, une amie de mon compositeur favori, Carl-Baptist Von Rhodes. Je déballais la surface incroyablement tendue, lisse et plate, tenant entre mes mains, au bout d’une interminable seconde figée, quasi statuaire, la superbe édition vinyle du single de Xu Xu Fang, These Days, dont la pochette en carton précieux offrait à mon regard ébahi le magnifique visage iconique d’Uschi Obermaier, célèbre mannequin allemand qui fréquenta longtemps la bohème berlinoise. Marie était notre intermédiaire et ses talents de négociatrices de l’underground nous avaient valu ce présent inestimable, Le Los Angeles Times n’avait-il pas d’ailleurs justement écrit à leur sujet « See Xu Xu Fang now, before we lose them. », à défaut de les voir, nous pouvions aujourd’hui les écouter.

12-12-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 933 fois | Public

Chapitre 4, deuxième partiePuis, une courte pause avant que Sourya ne déboule en force, oui je trouve que l’adjectif leur va comme un gant de cuir surpiqué et piqué au bouquin de Michael Leigh, The Velvet Underground, une enquête aussi hasardeuse que vénéneuse sur les déviations sexuelles des ménagères américaines des banlieues. Le groupe s’installe et j’entends sourdre dans le magma de l’électronique vrombissante une clameur intense, une impatience à peine feinte, Sourya est une jeune formation désirée. Le set démarre enfin et alors que tous se mettaient machinalement en mouvement un constat me vint à l’esprit. Sourya peut être légitimement classé dans la catégorie Hypnotic Sprectral Abrassive Pop Rock Psychodark & Robotic. Putain, ces mecs sont fous, ils synthétisent le temps d’une performance, je dis bien d'une performance, tout ce que la pop musique a pondu en 47 ans de bons et loyaux sévices. La transe commençait à gagner la foule qui secouait ce corps de glaise alors que les sonorités sculptées s’évanouissaient à mes oreilles, comme les filles, elles, qui se pâmaient dans un ondoiement de jupes légères.

12-12-2007 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1767 fois | Public

Chapitre 5 :
Chemins vicinaux
Grenade, Chateaubriand et le rock allemand

Mélange des gens et des genres
L’avion vient de se poser sur le tarmac brûlant, l’Andalousie est à ce prix, une terre incandescente, solarisée. Nous descendons ma petite amie et moi, l’air est moite. Le désert espagnol nous appartient, le voyage commence alors dans la dilatation des heures sous quelques degrés plus bas, d’un point de vue géographique, et beaucoup plus haut d’un point de vue météorologique. Je passerai sur Séville, Cordoue pour en venir au point crucial du voyage, un Eden resplendissant appelé Grenade. Lovée à flanc de montage avec la Sierra Nevada en arrière-plan, rideau de roche poudré s’estompant dans l’horizon invariablement bleu, la citadelle maure s’épanouit dans la fraîcheur cristalline de la Darro qui sépare l’Albaicin et le fier promontoire sur lequel trône l’Alhambra, palais des princes musulmans, surplombant la ville moderne. Ce paysage semble fait de vibrations...

19-12-2007 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 2525 fois | Public

Chapitre 5, suiteLe petit matin s’engouffre à travers les veines fendues des volets en bois, pas besoin de réveil, d’horloge, seul comptent les pigments du jour, rouge et or. Nous décidons de demander asile à ces havres naturels, au cœur même des jardins qui permirent à Grenade de s’époumoner pendant des siècles. La chaleur est lourde à Grenade, aussi les andalous aiment se rafraîchir à l’ombre des sources dessinant leurs motifs à travers la dentelle des feuillages. La lecture pourrait être considérée à juste titre comme une distraction nationale à laquelle on goûte longuement, comme un vin à la fois velouté et capiteux. Je sortis de mon sac le livre qui avait reçu mes grâces et qui accompagnerait cette semaine de repos et de respiration intellectuelle, une œuvre de futilité, accessible, simple : un bouquin sur le rock allemand des années 60-70.

19-12-2007 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 3630 fois | Public

Chapitre 6 : Un festival…
… De slims, de filles, d’orgie boueuse et de rock
Des solaires Hey Hey My My à Björk, the Islande Empire
Il faut le dire haut et fort comme une guitare déchirant la nuit, le festival est devenu un concept un brin galvaudé depuis Monterey, Woodstock, Altamont et Wight, une sorte de grande messe où les affiches pleines de people rockers côtoient les larges banderoles publicitaires et la présence chaotique d’un Philippe Manœuvre bringuebalant ses noirs habits de lumière ne fait que renforcer cette conviction ; ses lunettes noires pour ex-nuits blanches trahissaient en ce premier jour l’absence totale de soleil. Pourtant, il y avait parmi la programmation, sur trois putain de jours, quelques formations à goûter live, des noms, des marques pleines de joyeuses promesses sur les étalages du prêt à allumer les briquets rock...

18-01-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1308 fois | Public

Chapitre 6, deuxième partie



Il est 5 heures, Saint-Cloud s’éveille et les festivaliers sont au rendez-vous, moi je me précipite vers la scène de la Cascade où les Hey Hey My My s’apprêtent à jouer dans la chaleur pastorale. La fosse est clairsemée pourtant le show sans esbroufe me ravit par sa coolitude pop folk assumée, ces mecs sont des geeks, ça se...

21-01-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1143 fois | Public

Chapitre 6, troisème partie



À ce moment précis, alors que je nageais dans le bonheur, une main m’attrapa direction la scène de l’industrie où jouait 2 Many Dj’s. le soi-disant grand mixe, il faut dire que j’éprouve en mon for intérieur un mépris à peine dissimulé pour ceux qui ont usurpé le titre de Dj, je ne veux parler de John Peel, mythique programmateur des Peel’s Sessions de la...

29-01-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1161 fois | Public

Chapitre 6, quatrième partie



La journée commençait à prendre des atours estivaux, mon corps était enveloppé d’un doux manteau de chaleur, nous nous dirigeâmes vers la deuxième grande scène dont l’esplanade me rappela aussitôt les étendues kilométriques de Woodstock, mais nous n’étions pas là pour nous adonner aux plaisirs simples de la culture hippie mais pour assister au set d’Erik...

05-02-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1149 fois | Public

Chapitre 6, cinquième partie



Vous voulez rire, vous voulez dire Jesus and The Mary Chain… La formation neurasthénique d'East Kilbride faisait son grand retour en fils spirituels du Velvet, guitares névrosées, chant du cygne, enfin toute la panoplie du parfait petit rocker junkie. Nous ne vîmes que quelques minutes du show, le son était plutôt bon, quand les filles évoquèrent le...

13-02-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1105 fois | Public

Chapitre 6, sixième partie



Deuxième station : King Of Leon, des fils de pasteur sudiste qui se posent en dignes successeurs de Creedence Clearwater Revival dixit les Inrocks et là, une pensée fulgurante me traversa l’esprit : s’il vous plaît, les mecs, réécoutez Creedence, hein, non ? Quant à King of Leon, le show fut à mon sens passablement mauvais, le fait d’arborer barbe négligée...

19-02-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1076 fois | Public

Chapitre 7 :
Épilogue
Erratum
Et conférence de presse



Hummm, oui, il est temps de revenir sur les précédentes déclarations. Je tiens à démentir toutes les informations qui ont pu circuler sur le net quant aux derniers événements de l’été. Malgré tout et afin de mettre un terme aux plus...

29-02-2008 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 955 fois | Public

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