Derniers commentaires...
 



Et si Maxine’s Parlour avait connu la gloire d’un tube du calibre de Whiter Shade Of Pale des classieux Procol Harum ? Hélas pour nous, pour nos cœurs et pour nos âmes. À la faveur d’une réédition confidentielle, souffrant parfois d’un enregistrement inacceptable, Maxine’s Parlour de Bill Fay porte aux nues sa romance épique et céleste. Avec son intro baroque, clavecin et piano...

26-01-2007 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2150 fois | Public




Avant les chiennes de garde, il y avait les chiennes de chasse que nos Animals arborent fièrement tels des trophées. Bien évidemment, le male critique que je suis goûte avec une joie à peine contenue aux audaces des rockers british alors que la musique impose avec classe son Rythm’n’Blues atonal. Eric du haut de son mètre trois fois rien vocifère avec une nonchalance voluptueuse le...

17-01-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 921 fois | Public




Merde aux petits connards du teenage rock parisien qui croient bâtir, dans la spirale infamante de la hype, des hymnes frondeurs ! En 1966, les Qui font parler d’eux en bousculant les fondements de la scène Mod avec un My Generation épilepto-orgasmique. Juvénile et débrayé, le morceau en impose et reste aujourd’hui un classique aussi inusable qu’une paire de Levis. Pour l’anecdote, on...

17-01-2007 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 836 fois | Public




Héritier tranquille de l’école de Canterbury, Peter Von Poehl rédige avec Going Where The Tea Trees Are la suite aérienne de In The Land Of Grey And Pink de Caravan : mêmes couleurs feutrées étalées dans cette comptine embrumée perpétuant la tradition des chansons chorales qu’affectionnait tant dans son enfance le bassiste Richard Sinclair. Quant à la production, l’estampille seventies...

15-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 792 fois | Public




OK, les Libertines ont peut-être pompé les premières mesures de War Of Hands Of Time des méconnus Masters Apprentices dans Last Post On the Bugle. Rien de bien grave pour des «artistes» de cette pointure. Hum… À part ça ? Revenons à la version originale : intro lysergique façon Electric Prunes, rythmique galopante, voix rageuses. Cet hymne contre la guerre du Vietnam déboula sur les...

15-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1062 fois | Public




Cette formation pop de circonstance fut un peu trop vite oubliée. Pourtant, leur unique album, produit en 1968 par Michael Lloyd (West Coast Pop Art Experimental Band), contient une pépite garage punk, l'inaltérable My Girldfriend Is A Witch. Rythmique endiablée, orgue épileptique, guitares incendiaires crachant leurs sortilèges démoniaques pendant 37 miraculeuses secondes. Les...

14-12-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1157 fois | Public




Cet homme discret aime à se cacher derrière le bois de sa guitare et les tourbes noires de sa barbe sauvage. Ses deux albums, à la fois ciselés et débraillés, ont cette patine folk typiquement anglaise mais avec les claviers aqueux des meilleurs albums de Robert Wyatt (dont le barde barbu se réclame en toute logique). In Your Town possède la force des hymnes simples, frappés par...

13-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 847 fois | Public




L’entomologie semble avoir inspiré le petit monde grouillant de la pop : les Scarabées, les Araignées de Mars, la Cérémonie du Voyage de la Fourmie... Originaires de l'île de Wight (un signe), les Bees virevoltent entre pop et psyché, façon sixties. Sweet Like A Champion tisse une ambiance brumeuse de petit matin d’automne où le monde s’éveille ou s’endort, c’est selon, et vous...

06-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 791 fois | Public




Gros, gros son, riffs rageurs et ravageurs, extase rock’n’rollesque, la Muzak comme se plaisait à écrire un certain génie de la chronique rock dont les circonvolutions métal continuent de prospérer comme ces chercheurs d’or musical qui arpentaient alors les montagnes babyloniennes des Holly Sixties. Bref, tout ça suinte le sexe, la cool attitude, la dope, le swinging baising London,...

06-12-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2097 fois | Public




Chuck Norris déclara un jour, suite à un laconique « Attention où vous mettez les pieds » : « Les pieds, je les mets où je veux et c’est souvent dans la gueule ». Il en fut de même pour le MC5 qui en 68, lors d’un mémorable set capté par Bruce Botnick, l’ingénieur du (mur) du son des disques Elektra, bottait le cul des kids fous furieux, en même temps qu’il bottait en touche le flower...

06-12-2006 | Envoyer | Commentaires (3) | Lu 2876 fois | Public




Rédiger parmi les plus belles pages rock commence d’abord par tomber un nom, celui qui fera tomber les filles, leurs petites culottes et tous les murs du star-system. Un nom doit sonner comme une guitare (accordée ou non d’ailleurs). En la matière, les Tokyo Sex Destruction sont un modèle du genre. Soit dit en passant, nos sympathiques destructeurs de sexe nippon sont espagnols et les...

06-12-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1017 fois | Public




Vander la tient, sa Grandœuvreh (en Kobaïen) ! Pièce monumentale (ici en 3 actes), Mekanïk Destruktïw Kommandöh incarne la synthèse effarante effrayante entre jazz, classique et chants païens, comme si Coltrane et Wagner avaient pactisé avec Cthulhu en personne. Cette folie destruktïw semble avoir été canalisée pour produire de nouveaux schémas musicaux que l’hexagone impie n’avait...

01-12-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1265 fois | Public




Un nom bien anglais pour une formation totalement américaine et surtout… Totalement méconnue. En 1970, Elderberry Jak sort un premier LP, Long Overdue, parsemé de 6 cordes fluides et aériennes. Ce Monsieur Soleil propose une étonnante fusion entre Crosby, Stills, Nash & Young et America : riff chaleureux, chœurs mélancoliques. À chanter à sa poule en contemplant un coucher du...

06-11-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 826 fois | Public




La Californie fut une terre fertile, un astre de rayonnement pop pour de nombreuses formations. À L.A., en marge des groupes établis, certains combos brillent d’inventivité lysergique, façonnant dans la glaise mouvante des architectures cristallines typiquement acides. En 1968, The Glass Family nous offre avec House Of Gass un de ces joyaux, scintillant comme un palais vénitien planté...

06-11-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2452 fois | Public




Figure de proue du folk rock anglais, le Fairport Convention était surtout considéré à juste titre comme le Jefferson Airplane version tasse de thé et tranche de cheddar. Il suffit d’écouter leur premier album en 1968 pour le constater. Le line-up d’origine ne comprend pas encore la merveilleuse chanteuse que fut Sandy Denny mais le style est bien là : romantique, folk et parfois...

30-10-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 794 fois | Public




Comment définir Martin Circus ? La rencontre ubuesque et improbable entre Frank Zappa et Super Dupont. Les deux héros (l’un guitare et l’autre Camembert) partageant le même goût pour la moustache. En 1970, Le cirque de Martin sème sa zizanie pop dans la scène underground parisienne. Dans les caves, les étudiants se précipitent pour admirer leurs shows dadaïstes aux postures jazzy. Avec...

09-10-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 2746 fois | Public




Les Dresden Dolls n’ont pas eu la bonne idée de crécher à Boston (pourtant place forte du rock depuis 30 ans) mais ils ont eu la brillante idée de réhabiliter le cabaret rock. D’où Dresde, les maquillages blafards, la mise en scène, le jeu désarticulé… Les poupées. Imaginez la rencontre en Marlène Dietrich et Brecht, Le portier de nuit version punk et vous vous ferez une idée (une...

23-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 856 fois | Public




Rien à foutre de Yoko Ono et de sa bobine livide. Rien à foutre de Lennon et de ses protest songs à la noix. Vive David Peel (& The Lower East Side), sympathique chanteur de rue qui hurla son rock touffu et braillard dans les rues de New York pendant les holly sixties. OK, il chante et joue comme un naze, il pue le hippie hirsute à 3 mètres. Mais ses productions brutes sont...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 823 fois | Public




Bon, on peut le dire maintenant  : Deep Purple a pompé It's A Beautiful Day pour composer les premières mesures du mythique Child In Time (au demeurant un morceau sublime et enragé). Malgré tout, Bombay  Calling est un formidable morceau teinté d'orientalisme, serti de violon romantique et de guitare west coast. Un merveilleux groupe de San Francisco à redécouvrir sans...

18-09-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2205 fois | Public




Bon, ça sent un peu le pompage en règle, genre clonage frankensteinesque de Black Sabbath (le nom) et Deep Purple (l’orgue omniprésent et le chanteur hurleur). Mais à y bien prêter l’oreille (décidément, que d’oreilles dans ces dernières chroniques), on trouvera chez les teutons de Lucifer’s Friend de nombreux atouts : d’abord, ils sont teutons et l’on sait à quel point la scène...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 848 fois | Public




La famille (!) progressive anglaise compta dans ses rangs moult formations. Laissons les plus connues de côté pour nous pencher sur le cas (très intéressant) de Family, le groupe du chanteur éructeur, Roger Chapman. En quelques albums variés et aboutis, la Famille proposa une alternative au folk rock de Jethro Tull, le violon en plus. The Weather’s Answer fut un joli succès mais aussi...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 799 fois | Public




La formation qui officiait sur Bare Wires de John Mayall en 68 vole ici de ses propres ailes. Mais gare à celui qui laissera traîner ses deux oreilles d'un peu trop près. Car Colosseum porte bien son nom... Et ne réunit que des colosses : le volubile Jon Hiseman à la batterie, le sobre Dave Greenslade à l’orgue, le très hendrixien Dave Clempson à la guitare, l’ambidextre Dick...

18-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 803 fois | Public




Eric fit vibrer avec les Animals. Eric fit planer avec les New Animals. Mais, Eric fit aussi groover avec War, collectif afro qui décida de déclarer la guerre, non pas aux pointes sèches et aux cheveux cassants, mais à la soul à travers une fusion incroyable entre funk, rythm’n’blues et jazz. 2 albums avec le petit Eric, histoire de montrer que Sly & The Family Stone n’était pas la...

18-09-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1824 fois | Public

Oubliez Twiggy, il y eut la blonde et ténébreuse Christa Päffgen, plus connue sous le nom de Nico, égérie grave de Warhol et du Velvet. Mais avant de signer de sa voix spectrale les sucreries pop de Lou Reed, entre deux séances photos et un Fellini, Nico joua les chanteuses de charme en solo. Déjà, son interprétation frappe les esprits. L’ampleur et la suavité de son timbre nous montrent à quel...

14-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 832 fois | Public

L’autre facette de Ray Davies et de ses merveilleux Kinks : après le cynisme pince-sans-rire, place à la grâce douce-amère, à cette forme de légèreté solaire qui réconforte aussitôt, comme un bon thé bien chaud. Ces jours qu'il nous dépeint sont autant de petits instants précieux, miniatures joliment tournées. Quand Ray n’est plus Dickens ou WH Auden, il devient un lord Byron inspiré. Généreux et...

11-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 782 fois | Public

Avec ses cuivres funestes en forme d’oraison et sa mélodie aussi accrocheuse qu’une plume noire accrochée à la bride d'un cheval de cortège funéraire, Dead End Street dresse la chronique d’une société anglaise où la vie est une voie sans issue. On est loin des paroles mièvres des gentils Beach Boys. Ici, on parle du peuple. Il y a dans ces vers quelque chose de Dickens. Une tradition purement...

11-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 766 fois | Public

Avec Alexis Korner et Graham Bond, John Mayall représente la pierre angulaire du blues boom boom anglais, une figure emblématique trop souvent restée dans l’ombre : Peter Green et Eric Clapton accompagnèrent (et éclipsèrent) Mayall au sein des mythiques Bluesbreakers. En 1969, Mayall change de cap. Le temps d’un concert enregistré au Fillmore East, il troque l’électricité contre l’acoustique....

08-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 809 fois | Public

Ça c’était bien avant le virage rock FM du groupe, à la fin des années 70. Avant, le destin de Fleetwood Mac était encore entre les mains de Mike Fleetwood et de John McVie, les deux membres fondateurs. Mais également entre celles de Peter Green, guitariste magique, ancien soliste des Bluesbreakers et qui révérait le blues. En 1969, la formation signe avec Albatross un album et un morceau aériens...

07-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 854 fois | Public

Un monument du rock anglais des seventies dont l’origine prend source avec les Small Faces de Steve Marriott, des petites frappes mods qui enflammèrent rock, pop et psychédélisme dès 67. Ici, les guitares incendiaires de I Don’t Need No Doctor (une reprise, un tube) cèdent place au folk poignant et mystique de For Your Love (encore une reprise, mais des Yarbirds). On retrouve dans ce trio...

07-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 872 fois | Public

New York, 1967. En l’espace d’un premier album (de reprises), Vanilla Fudge dynamite le fameux tube des Supremes, You Keep Me Hangin’ On. La force (de frappe) du groupe ? Une section rythmique impressionnante, menée par Tim Bogert à la basse et Carmine Appice à la batterie. Pour créer ses climats dramatiques, la formation dévoile deux autres atouts, et pas des moindres : Mark Stein couché sur son...

06-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 747 fois | Public

En 1968, le papillon de fer plaque sur les ondes américaines les premiers accords du heavy metal. Une musique qui fusionne surtout avec les laves colorées du psychédélisme qui déferle alors sur la côte ouest des Etats-Unis. Limpidité de l’orgue, guitares canifs et voix ample au timbre vaguement théâtral imposent un style qui n’est pas sans rappeler l’acid rock baroque et tourmenté des mythiques...

06-09-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 763 fois | Public

C'est au discret mais génial Jeff Beck que l'on doit ce riff légendaire ! Heart Full Of Soul est un joyau qui explore déjà les nouvelles sonorités du psychédélisme qui explosera en 1967 sur la côte ouest des Etats-Unis. La guitare bourdonne dans un trémolo lysergique : l’acid rock vient de naître sans le savoir, en Angleterre. La BO idéale pour le Western Spaghetti que je rêve de tourner un...

22-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 888 fois | Public

Trois des meilleurs guitaristes anglais firent partie du line-up des mythiques Yarbirds : Eric Clapton, Jeff Beck et Jimmy Page. Un groupe trop souvent oublié mais qui fit la jonction entre le blues boom boom, le psychédélisme et le hard rock que Page développera au sein des New Yardbirds qui allait vite se transformer en… Led Zeppelin. Avec Happenings Ten Years Ago, on nage en plein bad trip :...

22-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 875 fois | Public

Gentil baladin, troubadour enfantin pas encore barbu intégriste, Cat Stevens rédigea quelques jolies folk songs sur deux albums scintillants : Mona Bone Jakon en 1970 et Tea For The Tillerman en 71. Qui fut l’énigmatique Lady d’Arbanville pour inspirer à notre barde ténébreux une chanson aussi gracile ? Peu importe la réponse, Cat Stevens ronronne cette mélodie parfaite sur le bois de sa guitare...

22-08-2006 | Envoyer | Commentaires (8) | Lu 9199 fois | Public

David Bowie a été de toutes les époques et à chaque fois son empreinte demeure indélébile. En 67, il est mod et grave quelques joyaux pop. En 69 il devient hippie cosmique et œuvre dans un registre folk vaporeux et spatial. En 72, il se réinvente en Ziggy Stardust et lance le glam rock, le temps d’un album fondateur : Ziggy Stardust & The Spiders From Mars. Sublime chanson en strass...

21-08-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1795 fois | Public

La soul en souliers vernis, c’est eux. Quatre chanteurs au top (comme leur nom l’indique) qui inventèrent (avec Marvin Gaye) la pop en noir. Ce mélange précieux entre chant félin et chœurs sucrés, le tout arrangé de la façon la plus délicieusement rutilante qui soit fera un malheur. Pour notre plus grand bonheur !



18-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 771 fois | Public

Les chansons de Syd Barrett ont toujours eu quelque chose d’effrayant. Une froideur crépusculaire, une folie cramée, surtout les titres joués sur ses deux opus solo. Jugband Blues referme le livre intersidéral qu’est A Saucerful Of Secrets, disque de transition. Une fanfare désarticulée s’insinue entre les paroles et les lignes de guitare éraillée. Syd avait « flashé » sur cette idée au détriment...

18-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 766 fois | Public

Une reprise plus inspirée que le modèle original. Telle est l’alchimie de Heartbeats selon José González. Loin des beats béas et synthétiques, ce jeune troubadour suédois décrit dans ses arpèges les mouvements du cœur avec une sobriété qui touche au sublime. Un jeu épuré qui rappelle l’art d’Heitor Villa-Lobos. Veneer, son premier album, est une merveille. Une voix, un souffle, un murmure, une...

18-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 789 fois | Public

Todd Rundgren fut un magicien du son. Il était capable de le tordre et de bousculer ainsi tous les standards (tout en imposant les siens). Ce multi instrumentiste prodigieux et visionnaire (il produisait lui-même ses albums) s’est vite imposé comme l’égal de Macca pour ses orfèvreries complexes et ses albums pharaoniques. Hello It’s Me lui donne l’occasion de prouver à quel point il était aussi un...

17-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 810 fois | Public

Nombreuses sont les groupies qui auraient aimé prendre Jim aux mots, hein ? Car dans cette version technicolor de Touch Me, Morrison minaude, se tord, se déhanche et se pâme comme la rock star pouponne qu’il incarne encore. Ça c’est juste avant d’endosser ses oripeaux de grand chef indien barbu. Malgré la déception de la presse rock, Touch Me est une pop song parfaite, arrangée comme un morceau...

11-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 798 fois | Public

Du rock progressif et médiéval, pour les jouvencelles qui s’évertuent encore à planer sur les hits  rectilignes des Académies pour stars en devenir. De prime abord, ce clip pourrait prêter à sourire (j’entends poindre une certaine ironie bidonnante chez certains). Les Circulus offrent pourtant un intéressant mélange d’harmonies folk et spatiales, façon Ash Ra Temple. Une sorte de collision...

11-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 769 fois | Public

Bon ok, jouons franc-jeu : Their Satanic Majesties Request n’est pas le meilleur album des Stones. Mais en cette année 1967 où l’effervescence musicale règne, cet opus fumé (et fumeux) constitue une sacrée réponse au Sgt Pepper des Beatles. Rien n’est à jeter dans ces 44 minutes de délire mystico lysergique. Un bazar psychédélique plein de clochettes, de sitar, de clavecin, de mellotron et de voix...

11-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 747 fois | Public

Pendant que certains s’évertuent à essayer de chanter le blues (Johnny et Jonasz, avec beaucoup de mal, il faut bien le dire), d’autres le réinventent avec une profondeur que les années de galère, le bourbon, les désillusions, la dope ne purent atténuer. Je parle de Janis Joplin, de cette voix folle, de ce destin qui pourrait ressembler à une œuvre de Gershwin, mélancolique et spirituelle. Comme...

10-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 828 fois | Public

An de grâce musicale 1969. Concert des Rolling Stones à Hyde Park. Une formation encore inconnue assure la première partie et va assurer tout court : King Crimson. Quelques semaines plus tard, l’homme schizophrène qui orne la pochette de leur premier opus débarque dans les bacs. Et c’est le choc. Imaginez le son des Moody Blues pris dans les noirs tourments d’un Moyen Age fantasmé, et vous vous...

10-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 765 fois | Public

Fatiguées par les expériences psychédéliques, les guitares éreintées s’en retournent, dès le début des seventies, à une inspiration plus limpide et surtout plus paisible : le blues, le folk et la country deviennent les options majeures des grandes formations californiennes. Le Canned Heat fait exception à la règle : le blues fut de tout temps son idiome principal. Goin’ Up The Country célèbre ce...

07-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 766 fois | Public

Le 4 mai 1970, la garde nationale ouvre le feu sur des étudiants de l’université de Kent. Bilan, 4 morts et une chanson. Ohio, un hymne électrique et déchirant que Neil Young composa en réponse à la politique de Nixon (qui ne se remettra jamais de ce drame). Une bouleversante preuve que le rock pouvait à l’époque changer non pas les choses, mais le regard sur les événements. Il faudra une...

07-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1612 fois | Public

Tout l’héritage de Kerouac est là : un blues dont le soleil rougeoyant se mêle au bitume sous l’ardente caresse du désert. Un sitar en fil barbelé délimite cette route symbolique où la voix blême et entêtante d’Al Wilson et l’harmonica épicé de Bob Hite (surnommé The Bear) roulent voluptueusement en un train d’enfer. Et précisément vers cet abîme incandescent. Al Wilson fut l’une des victimes des...

07-08-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2558 fois | Public

Une note à part, un billet doux. Quelques mots impressionnistes jetés ça et là pour une amie qui se reconnaîtra. Cette chanson des Doors a sa préférence. Est-ce pour son piano bastringue, aux rêves de cabarets d’avant-guerre ? Est-ce pour sa poésie crève-cœur ou son vague à l’âme shelleyien ? Une alchimie étrange comme cette amitié nourrie par les épreuves qui vous construisent.

PS....

02-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 842 fois | Public

Quoi de plus effrayant que le spectre des reformations. Surtout quand il s’agit des Doors, privés depuis le 3 juillet 1971 de leur charismatique leader, Jim Morrison. Pourtant, la foi, le legs et l’inspiration semblent ne pas les avoir quittés. En témoignent ces deux relectures live de The End (avec le jeune Travis Meeks) et Break On Trough (interprété par Scott Weiland, le clone de Bono)....

01-08-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 775 fois | Public

Gerry Goffin et Carole King prêtèrent leur plume aux plus grands (Wasn’t Born To Follow des Byrds, c’est eux !). En 1970, le couple divorce et Carole se lance alors en solo. En 71, elle signe avec Tapestry un album magique et inspiré dont So For Away sera la plus belle figure de proue. Avec son piano tout en retenue et ses accents soul, cette chanson entre dans la légende et dans les cœurs pour y...

31-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 814 fois | Public

L’acide, le trip psychédélique et ses moindres couleurs, visions kaléidoscopiques générant de multiples images dans votre cerveau... Laissons ces considérations psychotropes pour s’offrir un tube en buvard : de l’encens et du poivre. L’orgue farfisa farfise à cœur joie tandis que les percussions arabisantes entraînent l’auditeur, drogué averti, dans une sarabande exotique. Voix chaude et ...

29-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1691 fois | Public

L’Angleterre des mid-sixties a vu émerger de nombreuses formations biberonnant toutes au blues, au bourbon et recrachant le tout en guitares abrasives. Le succès de Free peut paraître plus modeste (excepté leur hit Alright Now extrait de Fire & Water en 70). Pourtant le groupe fait preuve de qualités non négligeables : un guitariste plus que compétent (Paul Kossoff), une section rythmique...

28-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1720 fois | Public

Et si un sitar sonnait funky ? À cet épineux débat d’irréductibles exégètes du rock, Traffic répond par un Paper Sun métissé, épicé et relevé ou quand le psychédélisme le plus vaporeux (dixit les envolées de chœurs) se mue en soul épileptique capable de faire danser un vétéran du Vietnam unijambiste. Fraîche et juvénile, colorée et limpide : une pop ronde en bouche.



28-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 849 fois | Public

Phrasé blasé d’un homme en blazer, murmurant ses pensées aux oreilles gramophones d’une France endormie. Histoire de Melody Nelson, l’album, le roman rock des poètes lunaires, des âmes en veine, du verbe acerbe et de la langue : chantée ou parlée, on ne sait plus très bien. Un franglais maniaque et concis, taillé comme un bijou, comme une place Vendôme, avec en arrière plan une Rolls dévergondée....

24-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1725 fois | Public

En 71, Histoire de Melody Nelson fait un bide. Pourtant, le premier concept album du dandy clopant fascine encore par sa cohérence mélodique ( !), sa maîtrise formelle et son inspiration poétique. Comment imaginer que la France (pays de merde ?) soit restée blasée face au charme glacé et cintré de Monsieur Gainsbourg pas encore Gainsbarré dans les cieux ? Qu’importe, La Ballade de Melody Nelson...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 866 fois | Public

Romance rococo d’un Rimbaud quarantenaire, décadent (pas décatie), Ah Melody est la suite logique (comme tout le reste de l’album au fond) de la Ballade de Melody Nelson. Une certaine tendresse émane des textes, sous les lustres flamboyants et les vernis qui craquent. Car le poète a bel et bien craqué pour cette figure anglaise, ingénue jusqu’au bout de la langue, qui aime le sucette et la rock....

24-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 929 fois | Public

S’agit-il de l’appartement de Gainsbourg, rue de Verneuil, fourre-tout baroque où les moulures abritèrent pendant longtemps les plus folles parties fines et les plus belles partitions ? Qui peut savoir ? Jane, Melody, Serge, Dieu et ses havanes ? Toujours est-il que le 5e morceau d’Histoire de Melody Nelson propulse en tronche d’affiche tous les fantasmes rock de Serge : les miroirs, la baise, le...

27-07-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1854 fois | Public

Les Moody Blues avaient le mellotron, Hendrix la fender stratocaster. Le wurlitzer fut la signature musicale de Supertramp. Ce groupe au succès international signa en 1974, avec Crime Of The Century, un album de pop progressive ambitieux et raffiné. Dreamer fut d'ailleurs leur tout premier tube. mélodie alerte, choeurs enjoués, 3 minutes de pop parfaite, une chanson de rêve.



23-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2091 fois | Public

Penny Lane, pop à baldaquin, rock en chandelier, vignette baroque, morceau chasse à cours, chanson élizabethaine. Les Beatles, quoi. A part cela, j’adore le look de Lennon, cheveux courts, moustache hendrixienne et lunettes rectangulaires.

 

23-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1776 fois | Public

Intro mémorable (pas très loin du riff zébré de I Had Too Much To Dream) ! En 67, les Smoke soufflent sur les ondes londoniennes des fragrances enfumées, pleine de stridence exaltée. On en oublierait presque l’ami Jack. Un autre tube qui a fait les beaux jours de la compile Nuggets, version British Empire. Pour les puristes et les exégètes, le son des Smoke se rapproche de leurs homologues...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1550 fois | Public

Il y a maintenant plus de 16 ans, j’achetais mon tout premier CD : les sessions enregistrées par le Jimi Hendrix Experience à la BBC, le 13 février et le 28 mars 1967. Et avec lui je commençais mon initiation musicale à travers mes Holly Sixties. Aujourd’hui, je dérogerai à la règle de cette rubrique (une chanson, un billet) pour parler plus librement du mythique gaucher de Seattle (et pas...

24-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 841 fois | Public

Ah Sgt Pepper, l’album qui sortira sans aucun single et que les teenagers des sixties écoutaient dans leur chambre, en grillant quelques bougies et quelques joints. La chanson d’ouverture représente la quintessence de l’art scarabéen : des guitares tranchantes et des cuivres gras. Cette fanfare sous acide sonne british et l’on retrouvera cette alliance magique chez les Kinks (Face to Face), les...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 842 fois | Public

Qu’auraient été les sixties sans les Beatles ? Bon, il peut y avoir débat. Néanmoins, en 67 Sgt Pepper marque l’avènement d’une nouvelle conscience musicale. Avec son clavecin cristallin, l’omniprésence d’un sitar serpentant sous un ciel de marmelade, Lucy In The Sky with Diamonds distille une douce rêverie psychédélique portée par la voix nasillarde et droguée de Lennon. D’ailleurs, n’a-t-on pas...

23-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 759 fois | Public

Avec leurs climats atmosphériques et leurs albums conceptuels, les Moody Blues furent les pères du rock progressif, les premiers à utiliser le mellotron, cet instrument capable de reproduire les tonalités ethérées d'un orchestre symphonique. Extrait du mythique Days Of Future Passed (avec en final le non moins mythique Night In White Satin), Tuesday Afternoon fait preuve d’un lyrisme et d’une...

22-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 798 fois | Public

Encore un exemple typiquement british du psychédélisme anglais nourri aux nursery rhymes, ces comptines blafardes que les nurses racontaient à tous les petits Brett Sinclair du royaume. Les Move viennent de Birmingham et leur pop calibrée doit autant aux Moody Blues (leur groupe frère) qu’aux Beach Boys. Sous ses tapis de mellotron, Blackberry Way déroule un classicisme délicieusement alambiqué...

22-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 938 fois | Public

Cannes, 3e jour… Sur une plage aussi dénudée que le désert d’Arizona, le Capitaine Cœur de Bœuf et son Magic Band interprétant Electricity, le morceau phare de leur tout premier LP sorti en 1967, Safe As Milk. Et ce morceau déjanté porte bien son nom. On pourrait même penser que Don Van Vliet a les 6 cordes vocales branchées sur ampli Marshall. En tout cas, son blues rugueux en forme de toux...

13-07-2006 | Envoyer | Commentaires (4) | Lu 4236 fois | Public

(Pour ma Clémentine !!!)
Marvin Gaye incarna l’image la plus suave et la plus sexy de la très prestigieuse Tamla Motown. En 1971, What’s Going On fit fondre le cœur des fans (et des femmes). Pétri de luxuriance pop, Inner City Blues confine au sublime : voix de jaguar, tintements célestes, percussions élastiques. Le raffinement fait groove, le cool plein de majesté. Marvin Gaye, le Miles...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 964 fois | Public

Nick Drake, une figure romantique du folk anglais. Comme si Gérard de Nerval s’était emparé d’une guitare acoustique pour coucher ses tourments intérieurs. Nick l'a fait et, comme le poète français, en est juste mort. Aujourd’hui, tout les « folkers » se réclament de lui. En vain. En 3 albums et quelques démos oubliées, le jeune homme secret de Tanworth-In-Arden délivra une musique ample, radieuse...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 801 fois | Public

Qui aurait cru qu’une scène underground émergerait un jour en France ? Et pourtant, il y eut de nombreux précédents : Magma, Dashiell Hedayat, Red Noise, Heldon, Mahogany Brain, Crium Delirium… Cyann & Ben propose un intéressant mix entre le Floyd des seventies et les univers languides de Robert Wyatt, le tout enrobé de voix féminine et masculine. L’ambiance pesante, planante s’affranchit...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 790 fois | Public

Oubliez Jeff Buckley et son Hallelujah mièvre et larmoyant et plongez dans l’abîme free que fut l’étonnante carrière de Tim Buckley, son père tout naturellement spirituel. Ce baladin décalé savait promener sa voix suave et angélique sur des arrangements folk jazz toujours aventureux. D’ailleurs, Zappa finit par le signer sur son label, le bien nommé Straight/Bizarre. I'm Coming Home to Stay...

12-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1503 fois | Public

« Il n'y a peut-être que 1000 personnes qui ont acheté le premier album du Velvet Underground, mais chacune d'entre elles a fondé un groupe ». Brian Eno avait vu juste. Mais les Warlocks n’ont pas fait qu’emprunter leur premier nom au mythique souterrain de velours. Ils vont bien plus loin en incarnant à eux seuls un énorme medley : la formation du Grateful Dead (et aussi leur premier patronyme...

12-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 773 fois | Public

See Emily Play fut d’abord un light show musical avant de débouler sur les ondes anglaises. Reprenons au début. Queen Elizabeth Hall, 12 mai 1967. Game For May-Space Age Relaxation For The Climax Of Spring propose pour la première fois un concert en quadriphonie. Le nouveau répertoire y passe, les thèmes mythiques de l’album Piper. 2 semaines plus tôt, tout le swinging London se pressait au 14...

11-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 858 fois | Public

En 1968, même les gentils Monkees (premier boys band de l’histoire de la pop) eurent leur heure de gloire lysergique. Porpoise Song déroule sa nonchalance éthérée. Impressionnisme musical serti d’orgue carillonnant et de guitare ascétique. Les arrangements discrets ne troublent aucunement cet agencement en délicate apesanteur. Et les chœurs viennent poudrer cette vision solaire, tripante,...

10-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 770 fois | Public

En 1967, l’été de l’amour embrase Los Angeles. Les tambourins hippies déroulent leur sarabande pop. Sans vraiment s’imposer, Love (le groupe) tisse dans la liesse hébétée une œuvre légendaire, insurpassable qui fait la synthèse entre folk, pop et rock psychédélique. Cet album c’est Forever Changes. Your Mind and We Belong Together est issu des mêmes sessions d’enregistrement. Toute la puissance...

07-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 759 fois | Public

Le Texas ne fut pas qu’un vivier à connards en stetson. Des cow-boys ahuris écumèrent les régions les plus arides de l’âme humaine pour y semer des graines à fort potentiel hallucinogène. En 1966, les 5 allumés qui empruntèrent l’ascenseur du 13e étage ne purent jamais redescendre. Malgré leurs visages poupins (surtout Roky Erickson), ces musiciens enflammés par l’acide (qu’ils gobaient déjà à...

05-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 779 fois | Public

Avant de s’enliser dans le bourbier spongieux et merdique du rock FM (avec leur fameux appel sous les drapeaux, de sinistre mémoire), les Status Quo firent les beaux jours de l’underground anglais avec ce petit bijou de pop psychédélique et dont le riff en vrille en constitue la trame immédiatement reconnaissable (rappelez-vous la pub McDo). 3 minutes et quelques secondes de wah wah peinte à...

05-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 911 fois | Public

Mettons les points sur les i et les virgules là où il faut ! Sans le Buffalo Springfield et les Byrds, pas de Eagles (hélas !), de Beachwood Sparks et d’America (le groupe pas le pays, quoique…). America rédigea en 71 un paragraphe dans l’histoire du rock et ces quelques lignes musicales ne sont pas négligeables. A Horse With No Name nous parle de chevaux et pas de ceux que l’on trouve sous les...

04-07-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1769 fois | Public

"Ah ce morceau, oui je le connais… C’est des Eagles, non ?" Stop in the name of rock music ! Before my main envoie quelques baffes judicieusement placées. Buffalo Springfield reste une formation mythique à plus d’un titre. Primo, pour ce tube, véritable hymne sixties, totalement immortel pour nos saintes oreilles. Deusio, le groupe abrita deux très fortes personnalités, véritable héros du rock :...

04-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 929 fois | Public

Psychédélisme kaléidoscopique plein de sitar parfumé, de flûte enjouée et de mellotron raffiné, Hole In My Shoe incarne à la perfection toute la singularité de Traffic, formation emmenée par le très jeune (et très doué) Steve Winwood. Quant à leur premier album à la pochette énigmatique, il montrait à quel point ce Monsieur Fantaisie présidait déjà, en 1968, à la destinée luxuriante d’un groupe...

04-07-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 785 fois | Public

Une vision plutôt rock de l’aristocratie américaine. Nos merveilleux Ducs (observez leurs parures capillaires et vestimentaires) nous entraînent dans une cavalcade nourrie à l’électricité dégoupillée par le déjà excellent Ted Nugent. Ce voyage au centre de l’esprit n’a pas la profondeur lysergique des œuvres imaginées par les mangeurs d’acide (Les Maze en tête). Pour autant, sa puissance n’est...

30-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 813 fois | Public

Un tube en provenance de la volcanique (et mythique) compilation garage, Nuggets de Lenny Kaye. Les Nazz s’offrent déjà à l’époque une cure de jouvence psychédélique que l’on doit au très jeune Todd Rundgren dont les trouvailles sonores en feront un compositeur/producteur réputé (et respecté). Dans Open My Eyes, les arrangements semblent surgir de nulle part : orgue et guitare se télescopent pour...

30-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 811 fois | Public

LE Deep Purple légendaire qui doit autant au mont Rushmore qu’aux riffs surdoués du versatile Ritchie Blackmore et aux notes baroques du monolithique Jon Lord. N’en oublions pas les 6 cordes vocales du très chevelu Ian Gillan dont les couinements hanteront toujours les oreilles des adorateurs de Child In Time (une crapuleuse mais non moins géniale réinterprétation du moins connu Bombay Calling de...

30-06-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1918 fois | Public

Les portes du pénitencier n’auraient jamais dû s’ouvrir. Exit Johnny, welcome les Animals. Ce classique du R’n’B aux trémolos westerniens n’a pas pris une ride. Eric Burdon dégaine une voix de voyou roublard et volubile tandis qu’Alan Price y superpose ses nappes d’orgue avec la précision d’un desperado. Pour les futurs exégètes du rock, on doit au grand bassiste mou, Chas Chandler, d’avoir...

30-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 937 fois | Public

The Crazy World of Arthur Brown porte bien son nom. En 1968, Fire s'impose comme un brûlot rock, morceau en forme de sabbat qui convoque les esprits (de la danse) démoniaques. Voix hallucinée aux confins du hard rock, orgue de messe (noire) et cuivres vaudou portent le sceau incandescent des grands classiques. Et pour les angelots croyant que ce beau diable d’Arthur Brown est l’homme d’un seul...

28-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1065 fois | Public

Rock’n’Roll ! Yeah, les Bees sont rock’n’roll ! Le plus Wizz dans leur aventure ? Nos hippies en herbe sont allés bourdonner leurs mélodies sixties dans les mythiques studios d’Abbey Road. Complètement soul, ce tube délicieusement anachronique ressort de la naphtaline cuivres gras, orgue hammond sirupeux, guitares sinueuses et chœurs chaloupés. Imparable !



28-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 800 fois | Public

Il était une fois un paysan du XVIIIe siècle, nommé Jethro Tull. En l’an de grâce 1968, un barde chevelu barbu, Ian Anderson, décide de faire entrer dans la légende ce nom oublié de tous. Mais au passage, il troque les habits de paysan contre une défroque de clochard céleste, la faux contre la flûte traversière. La nouvelle formation enchaîne alors les titres tout en conservant cet esprit...

28-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 775 fois | Public

Elles sont nombreuses les interprétations qui furent transcendées par d’autres musiciens que leurs créateurs (All Along The Watchtower par Hendrix notamment). Bye bye les gentils Monkees, welcome to Bob Wyatt qui, cloué à son fauteuil roulant (on est 74 et Robert est devenu paraplégique suite à une fête un peu trop arrosée où le bonhomme s’était volontairement défenestré), chante tel un possédé....

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 804 fois | Public

Album de la transition, A Saucerful Of Secrets jette les bases du Space Rock que la nouvelle formation (David Gilmour vient tout juste de remplacer Syd) n’aura de cesse de réinventer pendant une décennie. Le morceau titre, odyssée instrumentale et planante, montre un groupe en grande forme, soudé et capable de déployer toutes ses étranges machineries pour emmener son public vers d’autres espaces...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 876 fois | Public

L’apogée cosmique, dès le premier album. Quel groupe au monde peut en dire autant ? En 1967, Barrett emmène le Pink Floyd qu’il a créé de toutes pièces vers une odyssée psychédélique dont Astronomy Domine constitue le point de départ (et Piper At The Gate Of Dawn le point d’orgue). Ici, la science-fiction et la schizophrénie lysergique sont les deux mamelles nourricières du jeune Syd dont le...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 891 fois | Public

Incarnation barbue (et non barbante) du revival hippie et du néo folk US, Devendra Banhart promène sa chevelure christique et sa voix, tour à tour moelleuse et rocailleuse, sur ce Ribbon dépouillé à l’extrême, dénudé, famélique. Tout comme Andy Cabic de Vetiver, l’acoustique est à l’honneur, entre blues exsangue et folk mélancolique. Une pure merveille enrubannée dans les vapeurs éthérées d’une...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 773 fois | Public

Avec King Crimson, Van Der Graaf Generator fut le groupe le plus hébété, torturé, hanté de la scène progressive anglaise des seventies. Une formule unique à l’époque définit la marque de fabrique du Generator : orgue, flûte, saxophone et la voix théâtrale de Peter Hammill. Aucune guitare électrique à l’horizon, mais une mise en abîme musicale, totalement hallucinée. Beaucoup plus abordable...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 842 fois | Public

En 1971, le Generator déploie tout le faste de ses propres folies à travers la longue pièce qui clôt son œuvre maîtresse, Pawn Hearts. Plague Of Lighthouse Keepers ou quand les chuchotements deviennent, au fur et à mesure des minutes installées, tempétueux, fulgurants et possédés. Yes et autres Genesis sont encore bien loin de s’imposer. Génial et inégalable.



23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 835 fois | Public

Love, une incantation, une incarnation, le premier groupe multi racial à émerger à L.A. Forever Change sera son chant du cygne, une œuvre accomplie où les arrangements complexes sont les enluminures parfaites pour les folk songs d’Arthur Lee et du très regretté Bryan MacLean à qui l’on doit justement le sublime Alone Again Or qui ouvre l’album. Trompette mariachi et guitare hispanisante donnent le...

23-06-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1733 fois | Public

Derrière le visage de la blonde à tête rouge se cache un trio de dandies new-yorkais. Nos 3 héros devaient certainement jouer les seconds rôles dans Histoire de Melody Nelson tant Melody inhale les volutes musicales feutrées de Monsieur Gainsbourg. A l’image de leur clip, la musique s’offre des atours baroques portés par des claviers livides. Quant à Kazu (tout en fragilité japonaise), son timbre...

23-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 797 fois | Public

Broadcast est une usine aux sons analogiques, mais avant tout une usine boudoir où les mélodies pop en diable distillent leurs parfums nébuleux. Come On Lest’s Go, cette nostalgie même pour les sixties de Felini, d’Audrey Hepburn et du Carnaby Street psychédélique que l’on retrouve à chaque gorgée de clavier (s’ébrouant en vitraux coloriels), de guitare en trémolo et de basse gluante. La magie de...

21-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 815 fois | Public

L’influence d’Hendrix sur toute une génération (la sienne !) de kids nourris à l’électricité est flagrante. Pour autant, les Small Faces nous prouvent leur sens inné de la mélodie, de ces airs frondeurs qui défrichèrent les voies du rock. Song Of A Baker hargneux, rageur, teigneux, morveux éclate ici à nos oreilles. Et c’est bon, même très bon. Le morceau le plus saignant de l’album (l’excellent...

16-06-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 2024 fois | Public

Riff plombé, farfisa métallique, rythmique pesante : voici la sainte trinité invoquée par Iron Butterfly. En 1968, ce quator californien de San José jette les base du hard rock psychédélique. In-A-Gadda-Da-Vida (onomatopée droguée de in the garden of Eden) montre à quel point le Papillon de fer pouvait, malgré la froide lourdeur de son rock, s’envoler vers d’autres galaxies.


15-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1043 fois | Public

Version live plus réussie et plus mordante que l’originale, Apple Pie And Genocide résume à merveille le talent contrasté de Greg Ashley, leader timidement tourmenté des très acides Gris Gris. Ici, on retrouve l’humour rock d’un Country Joe McDonald, comme si cette chanson était la deuxième face évidente du mythique I-Feel-Like-I’m-Fixin’-to-Die Rag. Petit chef d'œuvre (un de plus)....

15-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 857 fois | Public

Julie Driscoll enrobe de son charme marmoréen ce standard dylanien tandis que Brian Auger déploie le faste d’un orgue mortuaire et d’un mellotron envapé. Les voix passées au phasing confèrent à cette relecture pop une dimension fantomatique, puissante et dramatique. Une ambiance brumeuse très london fog façon déjeuner psychédélique sur l’herbe, juste au bord de la tamise.




14-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 808 fois | Public

1968, la rébellion est en marche. Les guitares hurlent. À Détroit, tout part en vrille, y compris le MC5 qui lance alors sa guérilla urbaine au son d’un Kick Out The Jams rageur et possédé. Au Ballroom, les kids s’échauffent (à blanc), les White Panters haranguent la foule, le rock se réinvente comme la nouvelle politique du possible. L’électricité en fusion...

13-06-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1834 fois | Public

Boston, 1968. De nombreuses formations tentent de s'opposer à l'hégémonie lysergique qu'incarne alors la côte ouest, L.A et Frisco en tête. Avec leur unique LP, les Freeborne frappent fort. Land Of Diana, c'est 2 minutes et 55 secondes de faste pop. Orgue ample et cloche brumeuse laissent rapidement place à une rythmique élastique, presque jazzy, sertie par un piano tout en cliquetis électriques....

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 978 fois | Public

Hérauts de la sunshine pop, les Smoke brodent en cette sainte année 1968 le plus lyrique des albums. Umbrella incarne à merveille cette précisioté aristocratique adoubée par les Sirs Paul, John, George et Ringo. Mais pour dépasser leurs maîtres, Michael Lloyd, Stan Ayeroff et Steve Baim offrent des trésors de voix suaves, de clavier cristallin, d'orchestration concise, de mélodie rêveuse. Une...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 802 fois | Public

... Suite en O majeur pour les Smoke. Dans les dédales de leur fog apparemment londonien (ils sont bel et bien américains), nos maîtres de chapelle nous invitent dans ce délicat pays d'octobre où les claviers tintent avant que les cordes nerveuses n'ouvrent le bal. Mélodie syncopée, romantique à souhait, où les voix étherées, presque rondes, racontent des histoires d'amour éphémères. Sublime...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 820 fois | Public

Les 10 premières secondes de I Had Too Much To Dream Last Night m'ont hanté pendant longtemps. Une guitare catatonique remontant du fond des âges psychédéliques pour exploser ensuite en un tonnerre de fuzz zébré de tambourins faméliques. On est en 67 et les Prunes Electriques offrent alors au garage punk l'hymne le plus sombre, le plus lysergique. 2 minutes et 53 secondes de bad trip larvé de voix...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 822 fois | Public

David Peel est un chanteur de rue qui fit les beaux jours de la communauté hippie folk new-yorkaise à la fin des années 60. Répéré par les disques Elektra, il signe en 1968 une première galette enregistrée (dans la rue donc) avec son backing band, les Lower East Side. Legalize Marijuana est extrait de son deuxième opus, le très rock The American Revolution. Comme le sexe et la politique (contre la...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 829 fois | Public

Comme leurs frères d'armes, les désormais mythiques 13th Floor Elevators, les Minsuderstood furent les premiers à tremper, dès 1966, leur plume dans le bouillonnant chaudron du psychédélisme. Avec My Mind, ces américains exilés en Grande-Bretagne tissent un raga rock aux guitares ondoyantes qui finissent par s'ébrouer en giclures d'électricité tourbillonnante. Choeurs à la Yardbirds, chanteur...

01-06-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 789 fois | Public

Celui qui me parle de Lenny Kravitz, je le flingue à vue ! Oublions la rock star adipeuse pour se concentrer sur les Guess Who, formation canadienne emmenée par le vitupérant Burton Cummings. Dans American Woman, l'affaire est entendue. Que l'on croit ! Cela commence par un blues bien rodé, ronronné par Burton puis LE riff libérateur. Et là le coeur s'emballe. Ce rock sublime et carré, exalté et...

30-05-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2170 fois | Public

Des ricains sonnant british, voilà qui peut nous réconcilier avec l'Amérique de l'oncle sam et de son cousin dégénéré, le petit W. Les Kingsbury Manx déploient tout leur savoir-faire mélodique à travers piano et orgue fastueux, cordes et choeurs au combien nébuleux. Tout cela me rappelle les merveilleux Kinks période Lola, quelque part entre 1970 et maintenant, entre l'Angleterre bucolique et les...

30-05-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 845 fois | Public

Exquise miniature au clavecin enluminé de xylophone, de violons discrets et de voix vaporeuses, Song To The Magic Frog déroule son tapis volant de féérie pop. Une fois de plus, la sainte trinité Boettcher/Usher/Sagittarius déccroche le Saint Graal de la mélodie orchestrale et élégiaque à travers un savoir-faire planant et baroque. Dieux existe et je l'ai rencontré.

29-05-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 866 fois | Public

Nonchalance électrique, choeurs moelleux, les Greenhornes réinventent, 30 ans plus tard, un rock west coast qui doit beaucoup au Jefferson Airplane. Guitare sixties, voix féminine et masculine entremêlées, cette fin annoncée n'en finit pas de baigner dans un ciel ovoïde, non loin de la baie de San Francisco, lorsque votre tête se perd dan l'herbe hébétée du Golden Gate Park. Tout le reste du...

29-05-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2058 fois | Public

Procol Harum n'aura pas été le groupe d'un seul tube. Un an près A Whiter Shade Of Pale, Gary Brooker et son maître de chapelle, Matthew Fisher, récidivent avec Homburg. Cette formation anglaise au classicisme novateur reste injustement méconnue. Dommage, car son romantisme échevelé carillonne à nouveau. Le swing de BJ Wilson (à la batterie) transfigure l'orgue profond de Fisher et le piano...

24-05-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 947 fois | Public

Cette orfèvrerie californienne porte aux nues l'héritage de la Sunshine Pop, genre musical sucré qu'incarnèrent les légendaires Beach Boys. En 1968, Curt Boetcher et Gary Usher inspirent à Sagittarius, formation de circonstance, la plus délicate des architectures. Cordes enchanteresses, choeurs kaleïdoscopiques : My World Felt Down est une pure rêverie de 2 minutes et 54 secondes. L'éternité en...

24-05-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 935 fois | Public

Non, les Dirty Pretty Things n'ont rien inventé. Les Jolies Choses déboulent en 65 dans le swinging London avec des guitares en forme de cran d'arrêt. Et là, tout le monde flippe. Sale, teigneux, Midnight To Six Man vomit ses incantations Bo Diddleyennes. 2 minutes et 25 secondes à faire hurler les filles. Phil May et sa nonchalance murmurée y sont pour quelque chose. Chose, chose il en sera...

24-05-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 2533 fois | Public

Merveilleuse chanson d'amour, comme un étrange interlude au milieu d'un brown bomber devenu mythique. Devant une rythmique impeccable, basse rondelette et batterie souple, la voix de Plant, chaude, ronflante, presque soul, déclame cet hymne à la femme qui hante son esprit, alors qu'orgue et guitare accoustique tissent une trame musicale cristalline. Oublié, certes mais un classique...

30-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 972 fois | Public

Lueurs spleenétiques, clavecin glacial, verbe en forme de sueur malsaine trempé dans la vodka frappadingue, voix nasale aux respirations cockées... Thomas Winter déclame sa toux poétique soignée comme une angine de poitrine : aux amphétamines. Bogue, lui, délie sa langue musicale empruntée à Gainsbourg, période Melody Neslon. C’est l’amant d’un jour, le morceau d’un soir… De bacchanale sevrée aux...

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 847 fois | Public

Après Gorge Profonde, voici les Lèvres Volantes. Bien qu'imprononçable, Pompeii Am Götterdämmerung porte aux nues le timbre cristallin d'une odyssée floydienne. Constellé de nappes d'orgue churchy, de mellotron lacté et de fuzz cisaillée, le rock progressif des Flaming Lips embrasse le ciel. Et lorsqu'ils y mettent la langue (et les mots), l'orgasme est total.

14-04-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 1874 fois | Public

Le Garçon Mal Dessiné griffonne dans son nouveau moleskine (l'album One Plus One Is One) une chanson où voix de velours fripée par l'existence, piano syncopé, guitare électrique étouffée, banjo métallique, chœurs diaprés concourent à créer une ambiance de spleen incroyablement prenante. Ce crooner malheureux souffle ses vers comme une dernière litanie. Sublime et désabusé.

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 831 fois | Public

Old Sea Miner, symphonie pacifiée, à quelques miles du Pacifique. Ici, guitares (fuzz et slide) et orgue s'écoulent paisiblement, s'emballent et tourbillonnent dans les courants d'une country pop typiquement californienne, entre les Byrds et le Buffalo Springfield. Les Beachwood Sparks (un clin d'œil au Beechwood Park des Zombies) nous enveloppent de leurs envolées fluides, dans un trip baignée de...

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 852 fois | Public

Portée par la voix de porcelaine de dame Isobel Campbell,  cette mélodie de jade se promène pendant 3 minutes sur des tapis de clavecin, de violons et de farfisa. Délicatesse acidulée, quasi nostalgique, c'est le miracle de Belle & Sabastian : la modernité anachronique d'un passé révolu qui continue malgré tout d'exister. En mauve et en sépia.

14-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 834 fois | Public

Cold Criminals convoque les fantômes racés (et rincés) du Velvet. Cette suite catatonique de White Light/White Heat déroule ses percussions métronomiques, ses guitares poignards et ses chants désincarnés. Des bips viennent régulièrement (machinalement) perturber cet agencement robotique. Boucles hypnotiques tissant un rock extatique, proche de la transe larvaire et vénéneuse. Avec les Pink...

04-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 818 fois | Public

Bulles de savon mélodiques, bubble-gum synthétique, chanteuse dolce vita. Ce laboratoire stéréo se pose avec Broadcast comme le chantre du néo-vintage, du rétro-futur mais en  version plus enjouée, moins marmoréenne. Plastic Mile ondule comme les cercles nés d’un caillou jeté dans l’eau. Chanson colorielle, en bleu pastel, l’orgue farfisa se noyant dans les cuivres ou le contraire, on ne sait...

04-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 831 fois | Public

Le rock du désert, la voix s’échappant des canyons solitaires, écho d’un trip aussi sinueux que son titre. Les guitares font splach, les tambourins tambourinent, formant des diadèmes acétiques. The Out Crowd a surgi du giron communautaire du Brian Jonestown Massacre. Matt Hollywood y chante des mélopées ondoyantes comme dans Reptile. Ce clone de John Lennon et d’Harry Potter se pose en...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 837 fois | Public

Pochette patchwork genre fourre tout pop art, nom à rallonge : voici les deux premiers ingrédients de ce petit bijou composé par un power trio qui doit beaucoup à Cream. Pour le reste, le meilleur est à l’intérieur. Dans Five Day Week Straw People, la basse sonne groovy, la wah wah moelleuse a le goût du cake trempé dans le thé (acide en argot psychédélique) et les chorus de voix nous chantent des...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 979 fois | Public

Ma femme adore et moi aussi. Un son inégalable, une production squelettique avec pour ossature, la batterie sèche martelée par Scott Asheton, la basse dodelinante de Dave Alexander, la fuzz cisaillée par Ron Asheton et LA voix, cette putain de voix hybride, ronronnante, minaudant des textes sexuels. Iggy Stooge n’est pas encore Iggy Pop et incarne déjà en 69, avec sa morgue décharnée et...

03-04-2006 | Envoyer | Commentaires (3) | Lu 5246 fois | Public

Si j’avais voulu monter un groupe, je l’aurais appelé ainsi. Kensington Market n’est pas le troisième album de Vincent Delerm (heureusement !), ni une formation british mais un groupe canadien. Leurs 2 albums de pop éthérée se situent entre deux eaux... Limpides et translucides. Half-Closed Eyes invite à ouvrir les yeux sur un monde onirique et baroque fait de dentelles folk féeriques. La voix...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 966 fois | Public

Bien avant le coup d’état de Rogers Waters, Pink Floyd fut aux mains de Syd Barrett un Objet (in)Volontairement Non Identifié. Lysergique et délirant, Arnold Layne annonçait déjà Piper At The Gate Of Dawn, chef d’œuvre indépassable (par le Floyd lui-même et par les autres groupes de l'époque). Farfisa vrombissant, guitare au scalpel, voix lunaire et paroles iconoclastes firent de ce single un...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 865 fois | Public

En 1968, privé de Syd Barrett, son génial démiurge satellisé par le LSD, Pink Floyd est apparemment un vaisseau à la dérive. Apparemment seulement. Point Me At The Sky pointe surtout la nouvelle direction qu’empruntent alors Waters, Mason, Wright et Gilmour, le petit dernier. Ici les cris de guitare peinturlurés de wah wah, les machineries imposantes de l’orgue, la basse vrombissante, les...

05-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 809 fois | Public

Vertigo abrita en son sein la fine fleur de l’underground anglais. Légèrement en marge des autres formations du label, Tudor Lodge puise ses racines dans un folk nubile et céleste. Mélancolique et désabusée, définitivement seventies, The Lady's Changing Home aurait pu largement figurer dans la BO de Virgin Suicides. C’est le morceau le plus électrique de l’album. Le moins inoffensif aussi. Urgent,...

03-04-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 879 fois | Public

Ces mollets sautillants signent une pop song parfaite, elle aussi sautillante. Nos 4 Américains savent oublier leurs racines pour vêtir leurs compositions d’atours anglophiles évidents. Dans Saint Simon, un xylophone côtoie un violon qui tutoie une guitare qui se fait voler la vedette par des Lalalalalas omniprésents. Let the Sun Shins !




30-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 843 fois | Public

Non, les Zombies ne signèrent pas la BO du film de Romero. Ce groupe à la formation classique (dans tous les sens du terme) rédigea en 68 l’une des plus belles pages de l’histoire de la pop musique. Avec Odessey & Oracle, ces 4 anglais lettrés composent 12 titres au baroque flamboyant. Beechwood Park déroule ses volutes mélancoliques, dans le plus pur esprit Swinging London, la nonchalance en...

30-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 822 fois | Public

Non Fugu n’est pas un poisson, mais un musicien français, agité du bocal pop. Extrait de son premier album éponyme, The Best of Us résume en 2 minutes et 45 secondes tout ce que la sunshine pop a produit de mieux, avec comme références Beach Boys, Beatles et Love en tête (et j’en oublie). Inspiration canon pour une symphonie canonique pleine de clavecin sautillant, de wurlitzer poivré, de flûte...

30-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 805 fois | Public

Mini symphonie pop aux chœurs mélancoliques et à la production foisonnante (Et George Martin n’est plus aux commandes), Back Seat Of My Car distille sur les coussins moelleux de notre hi-fi déployée une mélodie en forme de conduite intérieur rose. Sublime, aérien, céleste. Du Supertramp avec 6 ans d’avance !

27-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 816 fois | Public

Certes, il faudrait citer tous les morceaux de Sticky Fingers. Pourtant, sous la braguette débraillée qui semble faire surgir un sexe, aussi raide qu’une soirée de beuverie avec Keith Richards, se cachent des morceaux plus pudiques. Wild Horses en un et il nous parle de chevaux sauvages, de plaines éperdues, de liberté et d’amour. Derrière cette relecture fidèle des mythiques Pierres qui Roulent,...

29-03-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1939 fois | Public

On avait déjà oublié le Pink Floyd des années Barrett (et barrées), on oublie trop souvent la trop courte carrière solo de Syd. Bancales et géniales, ses chansons sont autant de pépites folk, hantées au sens littéral du terme. Dominoes est sans conteste la chanson la plus produite, la plus juste de Acid Barrett. Le morceau s’étale de langueur monotone pour s’ouvrir à la lumière… D’une...

29-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 842 fois | Public

« I’ve gone to look for America »… Avec un thème kerouacien par excellence, celui de la route, nos baladins new-yorkais nous offrent une sublime romance pop folk aux arrangements délicats et inspirés. Arpèges de guitare et de cordes, orgue diaphane, percussions caressantes, voix aux timbres ineffables prenant leur envol puis retombant, s’estompant alors dans le son du silence. Un hymne de plus,...

29-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 1152 fois | Public

The Book of Spectral Projection porte bien son nom. Projection spectrale d’un rock mental, byrdsien en diable où les volutes fuzz, en forme de scies sauteuses, tournoient  en un dédale lysergique jusqu’à l’infini. Ce livre grimoire ouvre un disque labyrinthique et abyssal. Les cerises outrancières (j’adore ce nom !) y rédigent un rock garage dissonant, sec et granuleux. On est en 2003 et...

29-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 815 fois | Public

Chanson utérine aux claviers aqueux et enfantins, Sea Song de Robert Wyatt est un pouls, un battement au cœur… D’une âme de poète brisé (Bob devint paraplégique 1 an auparavant). C'est aussi le prélude à l’une des plus belles œuvres musicales de la décennie, si ce n’est la plus belle : Rock Bottom. Troublante, profonde, intérieure et secrète, elle révèle ce que Wyatt a de plus intime. Tout y est...

29-03-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2130 fois | Public

Les tigres jaunes et les chevaux d’argent de Pete Brown (poète et parolier du groupe) ouvrent le mythique 3e album des Cream, Wheels of Fire. Wah wah aussi gluante qu’omniprésente, batterie en apesanteur, fuzz distordue. Eric « Slow hand » Clapton fait des merveilles, Ginger Baker martèle le tout avec grâce pendant que Jack Bruce hulule des paroles droguées et surréalistes. Puissant et efficace....

29-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 837 fois | Public

Sous la bannière d’un rockumentaire flamboyant, DIG !, le Brian Jonestown Massacre dégaine ce morceau qui doit autant à l’intro de Combination Of The Two de Big Brother & The Holding Company qu’aux meilleurs titres du Jefferson Airplane. Mid tempo ravageur, paroles amères, guitares hispanisantes et électricité ondoyante. Un hymne définitif. Comme le furent For What It’s Worth en 1966 et Born...

29-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 997 fois | Public

Impossible d’expliquer pourquoi cette chanson me touche tout particulièrement. Peut-être parce qu’elle est des Kinks. Peut-être parce que son intro est le plus bel exemple de pop jamais écrit et qu’en quelques secondes seulement, elle arrive à bouleverser le plus endurci des cœurs. Peut-être aussi pour ses changements de rythme, son sens aigu de la composition. Mais surtout pour les cuivres, pour...

29-03-2006 | Envoyer | Commentaires (2) | Lu 1880 fois | Public

Un bruit d’avion qui décolle puis guitare, banjo et claviers prennent le relais, nous emportant vers des sphères hautement célestes. Sur une trame de piano persistante, la voix de Ray Davies se fait tendre, fragile, mélancolique alors que l’ensemble se déroule sur une rythmique alerte, enlevée. C’est la magie gracile de This Time Tomorrow et des Kinks.


28-03-2006 | Envoyer | Déposer un commentaire | Lu 905 fois | Public

Morceau à la beauté ineffable, Macca nous montre une fois de plus avec Ram On l'étendue de son incroyable génie mélodique : composition en dentelle où un banjo famélique se dispute les faveurs d’une orchestration ample au wurlitzer granuleux, aux chœurs susurrés, sifflotés. Ramon était aussi le pseudo de Paul lorsque les Silver Beetles n'étaient pas encore les Fab Fours et qu'ils balbutiaient à...

29-03-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2532 fois | Public

Attention, brûlot de 12’18’’ ! Starless pourrait résumer toute la carrière du Crimso. C'est sans conteste son morceau le plus puissant, le plus poignant. C’est aussi (et je pèse mes mots) la plus somptueuse chanson de toutes les Seventies contrariées (Fin de l’ère progressive, début du punk dissonant et de la disco gluante). Cette odyssée planante, mélancolique et déviante (la digression jazz punk...

30-03-2006 | Envoyer | Commentaires (5) | Lu 4569 fois | Public

Plus qu'un morceau, une œuvre à part et ... Non, je déconne !

29-03-2006 | Envoyer | Commentaires (1) | Lu 2195 fois | Public

Recherche
The Musical Box
 
Identification
Pseudo
 
Mot de passe

Mot de passe oublié ?
S'inscrire à ce Zumablog